Bourse d’agrégation
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de même…Ceci dit ils disent souvent une chose et son contraire au service crous de Paris IV, ce n'est peut être qu'une méprise
C'est quand même curieux qu'ils n'aient pas fait un communiqué, une circulaire ou je ne sais quoi pour informer les intéressés! Le site -gouv.fr ne parle que d'une réforme pour les bourses au mérite.
C'est pourtant bien la vérité ici:
https://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F16040.xhtml Déjà que la réalité du métier de prof ne fait en général pas rêver, en plus si on rend les conditions de préparation encore plus difficiles pour les courageux étudiants qui veulent bien se dévouer en leur supprimant la bourse (qui n'est d'ailleurs pas suffisante dès que l'on se trouve dans une grande ville, Paris en particulier), mais où va-t-on?! :/
oui, c'est ce que je me disais!! Tout ceci est quelque peu déprimant!! et aucune autre solution ne s'offre à nous, si?
Déjà que la réalité du métier de prof ne fait en général pas rêver, en plus si on rend les conditions de préparation encore plus difficiles pour les courageux étudiants qui veulent bien se dévouer
oui, c'est ce que je me disais!! Tout ceci est quelque peu déprimant!! et aucune autre solution ne s'offre à nous, si?
Vous pouvez toujours postuler pour un emploi de caissière dans un supermarché.
Le fait de devoir renoncer à passer l'agrégation et chercher un emploi n'a rien d'amusant
Qui a parlé de renoncement au concours ?
Je n'ai vu pour ma part que des gens que la perspective de devenir professeur ne fait pas rêver.
Alors, pourquoi passer l'agrégation ?
Faites autre chose !
Je suis tout à fait d'accord, Tatiana! L'agreg, c'était un peu mon rêve à moi (ouioui!) Je voulais absolument la tenter avant de m'aventurer vers le doctorat…
Si tu veux, contacte-moi par MP, nous pourrions discuter plus longuement…
@ Anne : la suppression de la bourse est une raison suffisante pour moi. Mes parents ont une petite retraite et je n'ai pu aller jusqu'au master que grâce à la bourse. Plus de bourse, plus d'études.
Laoshi a écrit :Je n'ai vu pour ma part que des gens que la perspective de devenir professeur ne fait pas rêver.
Alors, pourquoi passer l'agrégation ?
Faites autre chose !
Je n'irai pas jusqu'à dire qu'être professeur me fait "rêver" mais c'est ce que je veux (certifiée ou agrégée peu importe, quoique la deuxième perspective me tente plus 🙂 ) et cela ne m'intéresse pas de faire "autre chose".
@ Marie : où comptais-tu la préparer?
Je devais quitter ma province bretonne pour la préparer à Paris IV. Et toi?
Vous pouvez toujours tenter d'obtenir une aide annuelle du FNAU.
Et bien sûr trouver un job comme le suggère Gabiana.
Je vais tenter, merci du conseil.
Quand au job je crains de ne pas avoir le temps..
@ Marie : mon mp 😉
Titania91 a écrit :
Quand au job je crains de ne pas avoir le temps..
Dommage, en plus de l'aspect alimentaire, c'est une expérience de la vie réelle qui devrait même être obligatoire pour ceux qui n'auront jamais connu autre chose que les établissements scolaires !
J'ai bossé durant ma khâgne et ma L3 et je sais que si je veux me donner à fond dans cette préparation je n'aurais pas le temps d'avoir un job à côté. En plus j'ai une petite famille.. Bref tout ça pour dire que la suppression de la bourse pour les agrégatifs ne facilite pas les choses.
Attention, je n'ai pas dit le métier de prof en soi, mais les conditions que nous impose l'EN! Et je fais aussi partie de cette catégorie où plus de bourse=plus d'agrég et malheureusement coincée dans une filière où l'enseignement semble être le seul débouché encore potable, et encore, les places sont encore plus chères qu'ailleurs. La réorientation coûte aussi un certain prix que je ne peux me permettre. Travailler à demi-temps pour compléter une bourse, c'est encore faisable quand on prépare l'agrégation, mais à temps plein, ce n'est pas la peine d'y penser. La solution, ça reste encore de tenter de s'inscrire dans un master recherche fictif pour avoir la bourse.
Franchement avoir un job l'année d'agreg est difficile. Cette année j'avais un petit boulot à mi-temps pendant la semaine, pourtant pas très prenant - de la surveillance toute simple, je pouvais même souvent bosser le programme pendant mes heures de travail - pourtant j'ai ressenti un décalage par rapport à mes camarades qui pouvaient se consacrer à plein temps au concours. J'ai dû louper beaucoup de cours à cause de cela, et je sentais que je n'étais pas toujours dans la même dynamique que les autres. La majorité des agrégatifs se consacrent à la préparation du concours à plein temps, avoir un petit boulot à côté c'est déjà partir avec un désavantage. En master c'est largement faisable, en agreg c'est un pari vraiment risqué.
Mais ceci dit je regrette comme Anne que beaucoup de littéraires n'aient pas une autre expérience professionnelle avant d'entrer dans l'enseignement et passent souvent sans transition des bancs de l'université aux classes du secondaire. Personnellement après mon master j'aurais beaucoup aimé travailler deux ou trois ans dans un environnement totalement différent, quitte à occuper des emplois un peu précaires, et revenir à l'enseignement ensuite, mais le système français rend cela difficile ; outre qu'il ne doit pas être évident de se remettre dans le bain des concours après une expérience de ce type, un concours comme l'agrégation exige une disponibilité à plein temps et surtout d'être complètement soutenu financièrement, ce qui est loin d'être évident à 26, 27 ans.
On ne peut pas avoir en France un parcours comme d'autres pays : faire ses études, travailler, bourlinguer, aller voir le monde, revenir à ses études, repartir, se consacrer à une vie académique… L'agrégation est le sésame de l'éducation nationale ET de la recherche, il exige que l'on enseigne au collège / lycée en France sans quoi on risque de la perdre et de repartir à zéro.
C'est violent, parce que ça suppose de tenir une ligne toute tracée, décidée plus ou moins à nos 18 ans. Du moins, je trouve.
Je suis bien d'accord et c'est exactement ce que je voulais dire, si je n'ai pas été assez clair 🙂
C'est bien dommage d'ailleurs car je pense qu'un futur enseignant en particulier gagnerait beaucoup à connaître autre chose que les bancs de l'université ainsi que sa grammaire sur le bout des doigts (même si cela est aussi très important, bien sûr).
Alors c'est bien avéré..je suis à peine concernée car j'étais boursière échelon 0 mais je trouve cela scandaleux pour les étudiants dont les parents ne peuvent soutenir financièrement cette année de préparation. Pour ce qui est du recours ce serait curieux qu'ils acceptent, car l'accorder à l'un revient à l'accorder à tous. Le seul espoir est que la commission de septembre décide de conserver la bourse aux agrégatifs.
En tout cas je propose que l'on se tienne au courant sur ce forum de l'avancée de la situation et des différentes solutions qui s'offrent à nous, étant donné qu'il ne semble pas y avoir eu d'annonce "officielle", peut-être y a-t-il encore un peu d'espoir.