Bonjour, d'abord désolé parce que je ne sais pas répondre à la question avant moi mais que je pose quand même la mienne 🙄
J'ai une petite question à propos de l'élégie… Voici la définition de mon manuel : " genre inventé dans l'Antiquité, composé de couplets de deux vers d'inégales longueurs, qu'on appelle distiques élégiaques".
Mon soucis est qu'il est aussi écrit que "Le Lac" de Lamartine et "Demain dès l'Aube" de Victor Hugo sont des élégies. Pourtant je n'arrive pas à voir où sont dans ces poèmes les deux couplets de deux vers d'inégales longueur.
Demain dès l'aube :
Extrait du Lac :
Merci!!
J'ai une petite question à propos de l'élégie… Voici la définition de mon manuel : " genre inventé dans l'Antiquité, composé de couplets de deux vers d'inégales longueurs, qu'on appelle distiques élégiaques".
Mon soucis est qu'il est aussi écrit que "Le Lac" de Lamartine et "Demain dès l'Aube" de Victor Hugo sont des élégies. Pourtant je n'arrive pas à voir où sont dans ces poèmes les deux couplets de deux vers d'inégales longueur.
Demain dès l'aube :
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,Ici les vers sont de même longueur et il y en a 4 et pas 2!!
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
Extrait du Lac :
Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,Bon, là il y a encore 4 vers et pas 2!
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?
Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !
Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.
Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.
Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :
" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !
Merci!!



