Une prof d’arts plastiques qui doute de son métier…
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Bonjour,
Je ne sais pas si sur ce forum il y a des professeurs ou s'il n'y a que des étudiants.
Je me présente, je suis professeur en arts plastiques depuis deux ans, après une reconversion car avant je travaillais en entreprise dans le secteur de la culture.
En ce moment, j'ai vraiment de gros doutes sur mon choix de "carrière", si on peut appeler ça une carrière. La plupart du temps, j'aime beaucoup être en classe et plaisanter avec mes élèves. Mais ce mois-ci, les jours fériés aidant et les vacances d'été approchant, je sens les élèves de plus en plus agités et intenables. J'ai l'impression que je dois sans cesse crier, ce que je déteste faire. Toutes les matières sont éprouvantes, mais j'ai l'impression qu'en arts plastiques c'est encore pire !
Les élèves sont constamment en train de gaspiller les matériaux, d'en mettre partout (sur les lavabos, sur les tables, par terre, sur leurs camarades), ils rechignent à faire un peu de ménage (à part les sixièmes qui sont d'un enthousiasme débordant), c'est constamment le bras de fer quand je leur demande de ramasser un papier, de passer un coup d'éponge ou de débarrasser leur table. Le travail est rarement fait dans le calme et c'est souvent l'agitation (les élèves vont d'eux-mêmes chercher leurs matériaux et travaillent en îlots, ce qui génère forcément du bruit).
De plus, j'ai l'impression que je ne leur apprends rien. Le principe des arts plastiques, c'est de "pratiquer". Il y a très peu de temps dévolu à l'histoire de l'art (qui pourtant est ma passion). Et d'ailleurs, quand je m'avise de leur faire un peu d'histoire de l'art, ils n'écoutent rien ou m'interrompent pour me dire "C'est quand qu'on pratique ?"
En fait, je trouve ma matière déconsidérée, pas très épanouissante (toujours les mains dans la peinture ou à faire le ménage derrière les élèves) et j'ai l'impression de ne rien leur transmettre d'utile (ou de profitable du moins). Je crois de moins en moins en ma matière, moi qui pourtant suis passionnée par les arts. J'ai l'impression que faire travailler les élèves sur une BD, une maquette ou sur une sculpture par exemple, c'est totalement vide de sens et qu'ils n'en retiennent rien. Comme si c'était de la garderie ou de l'animation…
Du coup, je me demande vraiment si je ne ferais pas mieux de changer de matière. J'envie beaucoup les professeurs qui ne se salissent pas, qui n'ont pas à passer un coup de chiffon ou de balai le soir avant de partir de l'école, et surtout qui ont davantage de "contenu" à transmettre à leurs élèves. Parce que niveau contenu, je trouve les arts pla très "légers".
Avant de me diriger vers les arts, j'avais fait une maîtrise LLCE italien et une licence de lettres (j'avais également commencé une maîtrise de lettres dont j'avais validé les séminaires, mais que j'ai laissé finalement tomber car j'ai toujours eu du mal à pondre un mémoire).
Le souci qui se pose à moi, c'est que j'aimerais beaucoup obtenir l'agrégation un jour (pour le salaire et le nombre d'heures en moins). Donc, je me demande vraiment dans quelle matière la passer : arts plastiques, lettres modernes ou italien ?
En italien, je pense que le niveau est tellement haut que c'est peine perdue (le taux d'admission est tellement serré…)
En arts plastiques, je ne sais pas du tout ce que je vaux étant donné que je suis vraiment plus douée pour la théorie que pour la pratique.
Et en lettres modernes, je serais vraiment tentée de me lancer, quitte à me refarcir de l'ancien français…
Le truc, c'est que j'ai vraiment envie de "m'extirper" du collège. Je ne pense pas que je vais pouvoir tenir à faire cours à des collégiens pendant 30 ans qui braillent toute la journée. Et si je reste en arts plastiques, il y a très peu de chances que je quitte le collège.
Mais d'un autre côté, j'avoue que j'ai trouvé un certain confort de vie dans les arts plastiques : aucun parent ne me demande de rendre des comptes (alors que c'est pas du tout le cas de mes collègues de français), mes préparations de cours sont très rapides, ce qui me laisse du temps pour mes loisirs.
Quoi faire ?
Bonjour Sybille,
Il y a effectivement des professeurs sur ce forum. Et j'en suis.
Tu me sembles être très lucide sur la situation.
L'enseignement n'est pas toujours un chemin pavé de roses, et cela quelle que soit la discipline.
Tu as l'impression de ne rien apprendre à tes élèves, de faire de la garderie, mais je crois qu'il s'agit d'une fausse impression, que nous avons tous, à un moment ou à un autre. Certains apprennent plus que d'autres, mais il est rare qu'aucun ne retire rien de ce que tu essaies de leur apporter. S'il te semble que c'est vraiment le cas, tu peux essayer d'infléchir ta façon de faire dans le sens qui te plaît, même si tu sors un peu du "programme", sans pour autant leur faire des cours magistraux d'histoire de l'art trop difficiles pour eux.
Tu envies les professeurs qui ne se salissent pas, et n'ont pas à passer un coup de chiffon ou de balai le soir avant de partir, mais tu es également consciente qu'ils rencontrent d'autres difficultés.
Si tu souhaites passer l'agrégation, celle de Lettres modernes sera plus facile, car le nombre de postes offerts au concours est plus important. L'italien est devenu une langue rare, et le nombre de postes mis au concours, il y a déjà de nombreuses années, était déjà dérisoire. Quant à celle d'arts plastiques, elle ne changera évidemment pas ton métier.
D'un autre côté si tu sens que le métier d'enseignant ne te convient vraiment pas, il faudra peut-être réfléchir à une nouvelle reconversion. (Tu dis que tu n'as pas toujours enseigné…)
Le truc, c'est qu'en arts plastiques, je ne suis pas une "grande praticienne", d'ailleurs les notes que j'ai obtenues au capes parlent d'elles-mêmes (des notes très hautes en HDA et en option cinéma / des notes très basses en pratique plastique. Mais j'ai quand même été classée dans les 100 premiers sur 1000, ce que je me dis pour tenter de me rassurer quand je me rends compte que je dessine comme une branquignolle et que les élèves vont s'en rendre compte).
A l'origine, j'ai choisi de passer le capes en arts pla car je voyais la grande liberté d'enseignement que cette matière permettait et l'indépendance que cela induisait aussi (par rapport aux autres matières). Mais finalement, j'ai l'impression de ne rien transmettre vraiment (moi qui suis très attachée au savoir "livresque", c'est quelque chose qui me manque énormément).
Effectivement, je songe également à quitter l'enseignement tout court. Mais avec un parcours comme le mien, je ne suis pas sûre de trouver du travail. Et à vrai dire, je me suis habituée à faire moins d'heures de présence qu'un salarié lambda et j'aurais du mal à y renoncer…
Bonjour,
Je suis élève en terminale ES et je pratique l'art plastique en option.
Mon commentaire ne sera certainement pas le plus utile mais les arts plastiques sont si important à mes yeux que je me devais de commenter.
Pour commencer l'art plastique marque les esprit des élèves je vous assure. J'en suis une preuve vivante, mais il m'arrive de discuter avec des amis, de terminal, qui ne pratique plus depuis 3 ans, et bien nombreux sont ceux à qui la matière manque ( bien que nous ayons tous plus ou moins sensible à l'art, je le reconnais).
Ne douter pas de ce que l'art p nous apporte : BEAUCOUP !
Dans un second temps, peut être qu'une évolution de carrière, dans un lycée, comme professeur d'option facultative et/ou de spécialité est possible ?
A titre d'exemple mon lycée compte 1000 élèves et deux professeurs.
Enfin, cela vaudra ce que cela vaudra, mais, l'art plastique est une matière qui est hors normes, et je crois que lorsque l'on est passionné ( par l'histoire comme par la manipulation ) ce que vous semblez être, alors, cette passion ce transmet, et vos élèves vous doivent un gout pour les arts. A mes yeux, cette heure hebdomadaire, et certainement l'une des plus importante au sens, ou tout ce passe par la sensibilité du professeur.
Avec tout mon courage pour cette fin d'année !
Voilà un témoignage bien réconfortant !
Pour ma part, j'adorais également ces matières d'une heure (arts plastiques, musique) et j'ai présenté l'option au bac.
Oui, en lycée, les élèves qui suivent l'AP sont forcément plus motivés.
Sybille, si vous n'envisagez l'enseignement qu'en termes de contenu, je crois qu'il faut y réfléchir à deux fois.
Je voulais vous dire aussi qu'une agrégation de langue n'est pas seulement linguistique : elle est aussi et surtout littéraire (programme d'auteurs important).
"vous refarcir de l'ancien français" : je pri vos que ne diiez mais tele oisose !
Mon professeur d'art plastique de collège ainsi que mon professeur d'art plastique du lycée (option histoire des arts) ont été pour moi, les enseignants qui étaient les plus dynamiques et a l'écoute des élèves 🙂. Je vous encourage a continuer votre carrière 🙂
J'ai souvent travaillé avec une collègue d'Arts plastiques que je trouvais terriblement inventive et douée et j'aimais les projets que nous avons montés ensemble. Il lui suffisait du thème et elle faisait des lavis à la manière de Hugo. Pour une exposition, elle aidait aux vitrines avec des tissus damassés. On envisageait une expo sur Verlaine, elle fabriquait une silhouette grandeur nature, en pied pour l'expo. On étudiait Maupassant, elle dessinait la carte de naissance pour la nouvelle "L' Enfant". Ainsi, les élèves faisaient des travaux exposés ou intégrés à un projet.
Courage ! Trouvez les bons partenaires de travail …
On envisageait une expo sur Verlaine, elle fabriquait une silhouette grandeur nature, en pied pour l'expo.
Ça ne devait pas être très beau !!! 😂
(post à supprimer finalement)
Moi comme je dis plus haut l'histoire de l'art je sais même pas ce que ça fout au collège
Le collège doit-il être le temple de l'ignorance ? Et y -a-t-il un âge minimum pour être initié aux beaux arts ?
Vous avez raison ce que j'ai dis est stupide.
Stupide, je n'irais pas jusque là. Avec un peu trop d'impulsivité, je crois. 🙂
Re bonjour à tout le monde,
Je n'ai pas eu le temps de répondre à tout le monde en cette fin d'année, mais j'ai lu tous vos messages et je vous remercie pour votre soutien ou vos encouragements. Ça fait plaisir de voir que pour certains ma matière n'est pas toujours la dernière roue du carosse ! 😀
Effectivement, un de mes rêves, ça serait d'enseigner deux options au lycée : cinéma-audiovisuel et Histoire des arts. Mais les options du lycée sont très demandées par les professeurs et je me demande si un jour j'arriverai à décrocher un de ces jobs ! Dans mon académie, il n'y avait aucune de ces options en jeu cette année. Et d'après ce qu'on m'a dit, ce sont les professeurs détenteurs de doctorats ou qui ont cumulé un très gros nombre de points qui obtiennent ces options. Je suis donc loin du compte.
J'ai travaillé dans l'audiovisuel avant de me reconvertir, mais je doute que ma vie avant l'éducation nationale intéresse grand monde au rectorat.
Pour répondre à l'un de vous, je sais que les concours en lettres ou en langue nécessitent un gros bagage littéraire. Ça ne me fait pas peur. J'ai été en fac de lettres et de langue avant de dériver vers les arts. Ce qui me fait peur, c'est d'avoir les parents d'élèves sur le dos, d'être harcelée par des gens revendicateurs. En arts pla, sur ce plan-là, on me laisse relativement tranquille. Encore que, hier soir, j'ai reçu un mail d'une mère d'élève me demandant à quoi correspondait la note de sa fille… Mais en français, j'ai très peur d'être fliquée, d'avoir constamment des empêcheurs de tourner en rond sur le dos, et d'avoir une charge de travail colossale.
Sinon, pour finir, hier j'ai passé du temps au restaurant avec des gens qui travaillent dans un théâtre. Et j'ai réalisé que ce qui me tourmente dans le métier de prof, c'est son côté "planplan". Le fait qu'à 16h30 tout le monde soit déjà parti du travail et qu'il n'y ait personne avec qui aller boire une bière au bar. Les discussions sur les enfants et les couche-culottes ne m'intéressent pas. Je ne suis pas une mère de famille et donc j'aimerais côtoyer des femmes qui ont une vie davantage comme la mienne (sortie au théâtre, voyages, soirée dans des petits bars, etc). J'envie beaucoup mon frère qui, même à 46 ans, va s'amuser après le boulot avec ses collègues (il est graphiste).
En plus, ce qui n'arrange rien, c'est que je mute de zone rurale en zone rurale. Moi qui ai grandi à Paris, même si j'aime bien la campagne, je désespère de trouver des gens dynamiques avec qui me faire des potes.
Désolée pour le pavé. J'ai juste besoin de parler. J'ai actuellement ma mère malade et une absence totale d'entourage (à part mon mec). Je commence vraiment à douter de mon choix de carrière. Mais je ne sais pas faire grand chose d'autre…
Bonjour Sybille,
Je m'appelle également mais écrit différemment Sibylle et au niveau d'un possible projet d'étude…nous nous ressemblons tellement que s'en est effrayant.
Je suis en terminale avec option de spécialité et facultative d'art. En lycée les options sont vraiment prises par ceux qui adorent ça (nombre de places, travail très conséquent à fournir, coefficient 6 au bac + généralement un lycée par département ou région qui propose les arts plastiques.) Et clairement au collège …Ce n'est pas très émulateur. Mais en suite c'est vraiment intéressant et ma prof "préférée" qui me manque terriblement car j'ai changé de lycée, c'est celle d'arts plastiques…
Aux vues de ce que nous faisons en AP, la pratique demeure une manière d'expression, mais aussi la formation d'une réflexion pratique de l'art. Néanmoins ce que je pense déterminant dans la section c'est bien l'histoire des arts. Il faut tout autant argumenter notre pratique avec des artistes, des mouvements qui sont aussi des inspirations. Sur 5h généralement les profs vont séparer cela en 2 parties car nous avons une épreuve d'analyse + culture à l'écrit (vous le savez certainement 😀 ), 3h pour la pratique où l'on dialogue énormément avec notre prof pour peser le pour et le contre, éviter le hors sujet et les fausses routes et 2h on l'on travaille en profondeur plusieurs artistes pour le bac + des références contemporaines. En 1ère, c'est vraiment la base d'HDA qui est constitué, j'ai un énorme classeur retraçant de l'antiquité au pop art. (qui se révèle très importante et je ne peux que remercier ma prof, cela m'aide à 100% dans mon nouveau lycée). Tout ça pour dire que oui, je pense réellement vous qui adorez la HDA, que le lycée est fait pour vous.
Donc oui, au collège les élèves voient cela comme une matière poubelle mais il y aura toujours des gens pour apprécier la matière et la poursuivre. Mais peut être pourriez vous en profiter pour vous concentrer aussi sur de possibles projets. Renoncer pourrait amener un regret. D'une certaine manière, être médiatrice culturelle renvoie à ce partage de savoirs ? (ce qui vous amènerait à travailler en ville…)
Sachez qu'il y a peut être de futurs mordus d'HDA dans les rangs de vos élèves.
Merci pour ta réponse Ygrid !
Effectivement, j'ai pu faire un petit stage dans un lycée en arts plastiques lorsque je préparais le capes et c'est vrai que j'en ai été émerveillée ! Les élèves étaient réellement intéressés et avaient emmagasiné pas mal de connaissances. Ça a été un régal de pouvoir faire un stage là-bas. Mais voilà, ce genre d'options il y en a dans 5 lycées maximum par région. Ce qui fait que tous les profs d'arts pla sont au taquet quand un poste se libère. Et clairement je ne pense pas que ce soit moi qui sera dans le haut de la liste d'attente… Il faut se faire connaître de l'inspecteur, avoir de l'expérience (ça fait que deux ans que je suis prof) et parfois détenir un doctorat.
C'est vrai aussi que certains élèves de collège sont des "mordus" d'arts plastiques. Mais le problème, c'est que lorsque tu dois gérer 25 loupiots agités du bocal qui te mettent parfois le souk, tu n'as pas le temps d'approfondir avec les élèves "intéressants" (désolée pour le mot pas très bien choisi).
En fait, je vivrais un peu mieux le fait d'être prof si je pouvais vraiment m'occuper de mes passions à côté de mon travail. J'ai des tas de projets perso que je ne peux pas réaliser car je suis mutée loin de chez moi. Cette année, j'étais à 800 km de ma maison et de mon mec, et en septembre, comme j'ai essayé de me rapprocher, je me retrouve à 180 km, ce qui fait encore beaucoup, même s'il y a de l'amélioration.
Et du coup, tout ça me freine dans les "à-côtés" sympas qui pourraient me distraire…
Bonjour Sybille,
Votre message date un peu mais j'avais envie de vous répondre.
Je ne sais pas si vous êtes toujours prof d'arts plastiques aujourd'hui, mais j'ai l'impression à vous lire que ce n'est pas le métier en lui-même le problème. Ne serait-ce pas plutôt tous les à-côtés que vous n'aimez pas ? Une vie loin de l'effervescence de la ville, loin de votre copain etc… Parfois on cherche le problème au mauvais endroit.
Ce métier dans ces conditions mais à Paris entourée des gens que vous aimez, vous semblerait-il plus acceptable ?
Bonjour,
Je donne des nouvelles de moi un peu tardivement. A l'époque où j'avais lancé ce fil de discussion, j'avais été parachutée à 800 km de mon conjoint dans un village isolé au milieu des montagnes et j'avais ma mère qui avait dû subir des interventions chirurgicales assez lourdes. J'avais donc beaucoup de temps pour cogiter car j'étais constamment seule, ne connaissant personne dans la région où j'étais. J'ai passé une année très isolée, ne voyant que très peu mon conjoint qui passait me voir que lorsqu'il avait des congés (et moi-même ne le voyant qu'à mes vacances). Merci de m'avoir témoigné votre soutien et votre intérêt. Parfois c'est bien utile de discuter un peu sur internet.
Aujourd'hui, je travaille plus près de chez moi (je ne suis plus qu'à 70 km de mon domicile). Je perds un temps fou dans les transports, mais ma situation géographique s'améliore chaque année.
Au niveau du boulot, je ne déteste toujours pas ce métier, sans le trouver pour autant passionnant. Je crois que j'aurais voulu "faire mieux" dans ma vie (désolée d'avance car cette expression peut paraître insultante). Du coup, j'ai repris des activités de loisir (danse, club photo) et je me suis inscrite à la fac en non présentiel pour obtenir une licence d'histoire de l'art. Je m'investis dans des choses à côté pour avoir l'impression d'être autre chose qu'une prof en collège et me donner d'autres perspectives pour plus tard…
Bonjour,
Ravie pour toi que tu ne sois restée qu'un an éloignée de ta famille.
Tu sembles avoir des envies et des projets, je t'en félicite.
pour avoir l'impression d'être autre chose qu'une prof en collège
Mais ce n'est pas qu'une impression. Tu
es autre chose.
Ton travail te permet de vivre, mais il te laisse aussi suffisamment de loisir pour faire autre chose.
Notre vie ne doit pas se résumer à notre seul travail, même lorsqu'il est prenant. Sinon, cela devient triste, sauf si ce travail coïncide avec notre plus grande passion, bien évidemment.
Il convient de le faire avec sérieux et conscience, et crois-moi, tu y es plus utile que ce que tu sembles croire.
Mais avoir des loisirs à côté, c'est très bien.
Bravo et bonne continuation !