Apposition / épithète
19 réponses
Bonjour,
le président Chirac
(le nom n'a aucune importance)
dans ce cas comment on fait la différence entre apposition et épithète ?
je n'ai pas trouvé la réponse ni dans ce qu'a écrit Edy, ni le bescherelle, ni wikipédia…
Claire1
Bonjour…
Je ne puis être sûr d'avoir la bonne réponse, mais il semble que si "président" est un nom, alors il y a une apposition. C'est-à-dire que vous juxtaposez deux éléments entre lesquels vous pouvez placer un signe "=".
Si, en revanche, il s'agit d'un adjectif, alors ce ne peut plus être une apposition. En effet, un adjectif ne peut pas être "égal" à un nom.
Je pense que le plus probable ici est qu'il s'agisse d'une apposition. D'ailleurs, n'y a-t-il pas généralement une majuscule à "Président" dans cette formule?
Le TLF dit
Rem. La déf. de l'apposition, particulièrement délicate en raison de la variété de constructions qu'elle recouvre, est loin d'être la même chez tous les grammairiens ou linguistes.
Procédé de construction syntaxique par lequel un terme est transposé de la fonction d'attribut en fonction de déterminant immédiat (ou quasi immédiat) d'un autre mot avec lequel il a en commun de désigner le même référent : Paris, capitale de la France (transposant Paris est la capitale : cas de déterminant immédiat), la ville de Paris (avec interposition de la prép. de : cas de déterminant quasi immédiat).
Non. L'apposition est le fait de mettre à côté deux éléments qui sont équivalents.
Par exemple: "Jacques Chirac, notre ancien président de la république (…)": vous avez deux groupes nominaux (un nom propre et un nom commun, peu importe…) qui désignent la même personne. Un seul suffirait.
chirac est bien apposé à president. nous avons aussi l'exemple de la tour eiffel: eiffel est apposé à tour, de même pour l'ingénieur eiffel.
Tu contestes le TLF, Bâ ?
le président Chirac
dans le corrigé, ils disent que Chirac est épithète de président
alors que pour moi c'était une apposition
d'où ma question…
Claire1
Ce serait davantage président épithète de Chirac, car ce n'est pas "président" qui est qualifié de "Chirac", mais le contraire !
Tu contestes le TLF, Bâ ?
Chère Léah, sauf à ce que j'ai rêvé, à l'heure où j'ai rédigé mon message, vous n'aviez pas inscrit encore la définition du TLF… Cette définition, je ne la conteste nullement.
Oh mes excuses j'ai du me mélanger les yeux !
Pourtant, en effet, votre message apparaît bien au-dessus du mien et il n'est pas fait mention de ce que vous l'auriez édité.
Mais ce n'est pas (ou je dois m'inquiéter) celui que j'ai lu avant d'y répondre! Je ne comprends pas!
Léah,
la question est
le président Chirac
la question porte sur Chirac
leur réponse est
Chirac est épithète
Claire, j'ai bien compris, mais je suis pas d'acc avec cette correction 🙂
Bâ, les mystères de l'informatique sans doute
Bonsoir,
Je crois que c'est une question de terminologie.
Le lien ci-après donne des éléments de réponse.
grammaire.cordial-enligne.fr
Ce qui est amusant dans cette affaire, c'est que tout le monde a raison.
Re-bonsoir…
Merci, Jean-Luc, pour ce lien intéressant…
Claire, tout comme Léah, je n'acceptais pas vraiment cette réponse que vous donnez. Mais j'ai finalement revu ma copie…
Si j'écris "Le roi de France de 1661 à 1715, Louis XIV (…)", alors il y a une stricte égalité dans le signifié des deux groupes qui se trouvent de part et d'autre de la virgule. On peut écrire "=" et choisir d'utiliser ou seulement le nom ou seulement la périphrase.
Si nous sommes en 2005 et que j'écris "le président chirac", le plus logique est de parler d'apposition. En effet, "président" employé seul est une ellipse pour "président de la république (française)" et, à un moment donné, il n'y a qu'un seul président de la république, en l'occurrence, à cette date, Jacques Chirac. Son nom est donc déjà contenu dans "le président", et de le rajouter semble pléonastique.
Mais, si vous parlez du "président Chirac" en ce 30.VIII.07, c'est différent. En effet, "président" n'a plus alors son sens évident du "président actuel de notre pays"; il a juste le sens, par ellipse, de "président de la république (française)". Aussi, il pourrait désigner n'importe-qui des six présidents de la cinquième république, ou même des autres, d'ailleurs. Le nom de Chirac n'est pas forcément contenu dans ce substantif. Alors, lorsqu'on écrit à côté "Chirac", cela n'a rien de redondant, ce n'est pas pléonastique; cela permet de savoir de quel président l'on parle.
En ce sens, je pense qu'il est logique de parler de substantif épithète.
merci beaucoup
Bonjour!
Ayant repenser à ce problème, je vous propose ceci:
"Notre président, Nicolas Sarkozy (…)" => apposition.
"Le président Sarkozy" => substantif épithète.
Dans la première phrase, ce qui est de part et d'autre de la virgule est équivalent. Celle-ci peut être remplacée par "c'est-à-dire".
Dans la seconde, comme je l'ai déjà écrit, le nom sert à savoir de quel président on parle.
Bonjour,
Voilà, j'ai du mal à distinguer les relatives ayant pour fonction apposition et épithète, et les fonctions apposition et épithète tout court, d'ailleurs.
Et sur internet on trouve des choses qui, me semble t-il, se contredisent.
J'ai mis des exemples tirés d'internet en violet.
Complément de l’antécédent : La tempête qui s’était levée le matin même persistait avec la même vigueur
Là je dirais épithète
Epithète : La robe que tu m’as achetée me plaît beaucoup. OK
Epithète détachée : Les enfants, qui n’écoutaient pas, n’ont pas compris. OK
Epithète : J'aime les fruits qui ont du goût. OK
Ailleurs je trouve:
L'apposition peut être:
Un groupe nominal: le vainqueur, un cavalier accompli, n'a pas fait d'erreur.
Là j’aurais dis épithète détaché
Un adjectif qualificatif ou un participe passé: nerveux, le cheval rue.
Là aussi
Une proposition relative: Les spectateurs, qui tous espéraient cette victoire, manifestent leur joie.
Pareil
Un participe présent: le cavalier, relâchant les rênes, fait un tour d'honneur.
Idem
Un pronom: ce cavalier ne tire parti que d'un cheval, le sien.
ok
Une proposition subordonnée complétive: cette perspective, qu'il réussisse, était pourtant improbable.
ok
Un verbe à l'infinitif: un seul désir, gagner, l'animait.
ok
Alors, si vous avez une idée de ce qui est réellement apposition ou épithète dans les cas proposés, je suis preneuse…
Merci
Les auteurs n'ont pas toujours les mêmes définitions.
La distinction est souvent basée sur des natures possibles pour chaque fonction, moins larges en général que celles de votre 2ème série d'exemples :
- épithète : adjectif, participe ou proposition relative.
- apposition : nom, pronom, infinitif, subordonnée conjonctive.
D'autres ne parlent pas d'épithète détachée et appellent tout ce qui est détaché "apposition". Ce qui correspond à cette 2ème série.
Dans la première phrase :
La tempête qui s’était levée le matin même persistait avec la même vigueur, on aurait du mal à remplacer la relative par un adjectif alors qu'on peut la remplacer par un complément de nom :
la tempête de ce matin…. Mais quelle est la différence entre
la maison de mon père et
la maison paternelle ?
Ce sujet peut vous intéresser :
https://etudes-litteraires.com/forum/discussion/12488/apposition-epithete-detachee