Un romancier doit-il faire mourir son personnage pour en faire un héros ?

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Comme je m'entraîne pour le bac de français, j'ai fait une dissertation de mon Annabac. Seulement, je ne comprends pas vraiment la correction… Voici le sujet :

Un romancier doit-il faire mourir son personnage pour en faire un héros?

Dans mon introduction, j'ai distingué les deux sens du mot héros et voici ma problématique (qui n'est pas formulée ainsi mais qui globalement veut dire cela) : Est-il nécessaire que le "principal personnage masculin ou féminin d'une œuvre artistique" meurt pour devenir un "homme ou femme qui incarne dans un certain système de valeurs un idéal de force d'âme et d'élévation morale".

Maintenant voici en gros mon plan (même s'il n'est pas très poussé parce que je l'ai fait un peu vite) :

I - Le personnage principal en mourant peur devenir un héros au sens fort

● La mort peut être l'occasion de faire le bilan de la vie du personnage. On peut se rendre compte qu'il a incarné des valeurs positives ect et qu'il était déjà peut-être un héros → J'ai pris un exemple du corpus, à savoir Dea dans L'Homme qui rit de Victor Hugo. Dans l'extrait, elle dit que jamais elle ne s'est plainte d'être aveugle, qu'elle n'a fait de mal à personne. Ainsi la faire mourir, c'est pathétique voire tragique, le fait qu'elle meurt si jeune marque le lecteur et elle devient une héroïne au sens fort. → On pourrait aussi dire en reformulant un peu l'argument que lorsque Virginie meurt dans Paul et Virginie, on se rend compte qu'elle et Paul ont incarné une véritable force d'âme. Je n'ai pas lu le livre mais le paratexte nous dit que Virginie a renoncé à tout pour Paul. Si Virginie n'était pas morte, leur histoire ne serait peut être pas resté gravée éternellement.

● La mort peut être l'occasion de s'illustrer par une action héroïque alors qu'on a pas forcément été un héros auparavant. → Là je n'ai pas spécialement d'exemple en tête mais il doit y en avoir beaucoup!

II - La mort n'érige pas toujours le personnage au rang de héros, héros qu'il est peut-être déjà

● Un personnage peut ne pas devenir un héros au sens fort même en mourant → Là j'ai pris Nana dans Nana de Émile Zola. Selon moi Nana n'incarne pas vraiment la définition de l'héroïne au sens fort. Je ne trouve pas qu'elle incarne vraiment une "élévation morale" ou autre… Elle meurt dans une chambre d'hôtel tout en étant la même qu'avant (enfin selon moi). Ou on peut aussi parler de la mort de Valmont dans Les Liaisons dangereuses mais vu que je n'ai pas encore fini le livre…

● Le personnage peut déjà être un héros, alors la mort ne fait que souligner/renforcer son état → Mme de Clèves ou Silvère et Miette.

III - On peut être un héros sans mourir

● Incarner un force d'âme et avoir un fin heureuse → Zola Jackson dans le roman du même nom de Gilles Leroy dans lequel Zola, qui a eu une vie difficile et qui est seule après la mort de son fils, échappe à la mort après un ouragan.

● Accomplir des actions héroïques et devenir un héros vivant → Bon mon exemple est peut-être un peu tiré par les cheveux mais j'ai choisi Ulysse Mérou dans la planète des singes car il parvient à s'enfuir de Soror pour aller prévenir l'Humanité. Ou peut-être Zira qui brave les siens pour aider Ulysse à s'échapper.


Maintenant voici la problématique de mon Annabac : Une issue fatale est-elle indispensable pour assurer l'efficacité et la qualité d'un roman?Déjà je ne comprends pas trop parce que la dissertation demande si "le romancier doit faire mourir son personnage pour en faire un héros" et non pas si la mort permet d'assurer la qualité et l'efficacité du roman?? 😐 😐 😐 En plus, ce n'est parce que le personnage est érigé au rang de héros que le roman est de qualité, si?


Voici le plan que je ne comprends pas non plus 😞 :

I - Pourquoi faire mourir le personnage principal d'un roman?


1. La mort a une fonction narrative
2. La mort a une fonction dramatique
3. La mort a une fonction argumentative
4. La mort a une fonction philosophique

II - Ne pas faire mourir son personnage : pourquoi?

1. Promettre de nouvelles aventures
2. Servir un projet littéraire
3. Traduire une vision singulière du monde

III - Mourir ou ne pas mourir : une réelle alternative

1. Certains meurent, d'autres pas
2. Logique du récit (= roman d'apprentissage par exemple)
3. Mort annoncée, déguisée ou sublimée

Et dans la conclusion ils disent en gros que le romancier choisit la fin la plus logique pour ses personnages en fonction de l'attente du lecteur, de son projet ou du contexte d'écriture avec un point d'interrogation à la fin…

Personnellement, je ne vois pas en quoi leur problématique, leur plan et leur conclusion permet de répondre au sujet (voir plus haut)…

Je suis vraiment désolée pour ce long message mais si quelqu'un pouvait m'expliquer ce qui ne va pas avec mon plan et surtout m'expliquer le plan de mon Annabac, en quoi il répond au sujet etc… Parce que je pensais que la dissertation c'était à peu près acquis mais là être passé à côté de la correction à ce point ça m'inquiète un peu 🙂

Merci beaucoup!!
Ne vous inquiétez pas des corrigés des annabac. Ils ne sont pas dus aux auteurs des sujets, ce ne sont pas non plus les corrigés officiels. Il n'est pas rare d'y trouver des erreurs… comme celle que vous pointez !
Le sujet sur lequel vous vous entrainez est au demeurant parfaitement idiot, mais, hélas, il est sorti il est bon de se préparer au pire.
Il devait être assorti d'un corpus, sur lequel il faut s'appuyer.
Avez-vous fait la liste des personnages qui meurent ? le suicide de Lucien de Rubempré, l'exécution de Julien Sorel n'en font pas des héros pour autant.
Là j'ai pris Nana dans Nana de Émile Zola. Selon moi Nana n'incarne pas vraiment la définition de l'héroïne au sens fort.
On peut le dire ! c'est un agent de corruption (elle casse tout ce qu'elle touche) :
Elle partit, elle ferma la porte. Nana restait seule, la face en l’air, dans la clarté de la bougie. C’était un charnier, un tas d’humeur et de sang, une pelletée de chair corrompue, jetée là, sur un coussin. Les pustules avaient envahi la figure entière, un bouton touchant l’autre ; et, flétries, affaissées, d’un aspect grisâtre de boue, elles semblaient déjà une moisissure de la terre, sur cette bouillie informe, où l’on ne retrouvait plus les traits. Un œil, celui de gauche, avait complètement sombré dans le bouillonnement de la purulence ; l’autre, à demi ouvert, s’enfonçait, comme un trou noir et gâté. Le nez suppurait encore. Toute une croûte rougeâtre partait d’une joue, envahissait la bouche, qu’elle tirait dans un rire abominable. Et, sur ce masque horrible et grotesque du néant, les cheveux, les beaux cheveux, gardant leur flambée de soleil, coulaient en un ruissellement d’or. Vénus se décomposait. Il semblait que le virus pris par elle dans les ruisseaux, sur les charognes tolérées, ce ferment dont elle avait empoisonné un peuple, venait de lui remonter au visage et l’avait pourri.
Cette mort qui coïncide avec la déclaration de guerre fait de Nana le symbole de la corruption du Second Empire.
surtout m'expliquer le plan de mon Annabac, en quoi il répond au sujet etc…
Il n'y répond pas. Hors sujet, n'aura pas la moyenne.
D'accord je comprends mieux maintenant, merci beaucoup!