Bonsoir tout le monde,
J'ai un commentaire à faire sur l'explicit de Corniche Kennedy mais je n'y arrive pas trop car ce n'est pas trop mon truc, je n'arrive pas à trouver les idées et tout alors si vous pouviez m'aider ce serait très aimable de votre part. Voici mon support de travail :
Si vous pouviez m'aider à trouver un plan et une problématique ce serait vraiment super cool. Merci beaucoup
Cordialement
J'ai un commentaire à faire sur l'explicit de Corniche Kennedy mais je n'y arrive pas trop car ce n'est pas trop mon truc, je n'arrive pas à trouver les idées et tout alors si vous pouviez m'aider ce serait très aimable de votre part. Voici mon support de travail :
"Il existe, au bout de la corniche Kennedy, une zone de calanques sauvages et déshydratées que l'on pénètre par la mer, sinon par un sombre goulet qui dévale la pente des gorges, soubresaute à travers les éboulis et les ronciers. C'est un vieux secteur de contrebande traversé de chemins de terre qui sinuent au gré du relief. Des graffitis centenaires sont gravés sur les rochers, des douilles de carabine se ramassent encore par terre ; longtemps des masures à flanc de gorge y ont abrités des baudets de confiance tandis que la broussaille recelait des cabanes misérables où survivaient, assoiffés et bientôt dingues, meurtriers, déserteurs, clandestins de toutes sortes.Pour l'instant j'ai dégagé le thème des différents paragraphes et j'ai trouvé quelques procédés mais après je ne sais pas quoi faire.
La quatre voies que l'on connaît y conduit tout droit, s'étrécitant au fur et à mesure des kilomètres. Un entonnoir en vérité, un défilé au bout de quoi l'espace s'évase : une crique, un môle de béton, puis la mer entière pour continuer sur une ligne infinie. C'est là, sur un replat caillouteux à l'aplomb de la dernière calanque qu'ils descendent du scooter, ôtent leur casque et secouent aussitôt la tête comme des motards dans les stations-services.
Une brise tiède montée du canyon souffle sur leur visage et dégage leur front. Les bouts rouges sont secs, le soleil force, il est presque midi. Ils ont faut la route d'une traite - blanche corniche cossue, boulevard maritime desservant les plages, avenue rectiligne cadastrant les cités, rue de banlieue pavillonnaire, vieille départementale agreste hérissée d'affiches publicitaires, chemin communal frangé de mûriers platanes, sentier vicinal cahoteux fumant le plâtre au passage des deux-roues et goulet, donc -, ont roulé sans se parler mais gueulant parfois dans les virages, se sont frayés un passage dans le flot des véhicules qui leur faisait escorte et, le trafic s'amenuisant, ont accru leur vitesse cae c'était leur plaisir, impatients qu'ils sont de s'avancer toujours plus vite et plus avant sur le front de la vie ; ils ont les yeux brûlés par le soleil qui monte devant eux, les joues râpées par le vent, et sur la langue la poussière de l'asphalte : ils ont la peau des aventuriers.
Leurs ombres s'effilent peu à peu, lames noires au pourtour acéré, elles ne se touchent pas mais les tiennent côte à côte, prêts à tout, transpirants et loqueteux, tee-shirts puants, baskets avariées, bottes en caoutchouc, le ventre qui gargouille, la salive épaissie sur les papilles et l'haleine des bestiaux, autant dire qu'ils sont nus, sans effets, un dénuement propice aux virées les plus dingues, puisque pauvres et neufs c'est toujours ainsi que tout commence. En silence, ils s'avancent et tendent le cou vers le fond de la gorge pour toucher de l'oeil la mer infiltrée là, piscine turquoise aux reflets ondoyant sur les parois du canyon. La gorge qui est comme un cristallisoir où tout prend corps.
Tu connaissais ici ? Eddy demande, ouvrant le coffre du scooter. Non, Suzanne secoue la tête puis précise, c'est la première fois que je vais dans les calanques. Ah' t'es d'où au fait ? il reprend, sortant du coffre une petite bouteille d'eau dont il arrache le bouchon avec les dents. Suzanne boit la première, une longue gorgée, deviné - elle sourit, contente de son coup. Toi, t'es du Nord, il pointe sur elle un index assuré, les filles du Nord sont blondes. Ah ouais, bah non, je suis pas du Nord. Il se baisse, ramasse un caillou au sol et le balance dans la calanque. T'es d'où alors ? Il s'agace, pas trop envie de jouer aux devinettes. L'année dernière, j'habitais Paris, elle savoure cette annonce et, à son tour, jette un caillou au loin. Ah, Eddy sourit, je vois, ça vaut rien, il était temps que j'arrive. Il blague, elle est éblouie, plisse les paupières, ajoute et toi, t'es bien d'ici hein ? Yes, c'est pile mon coin, depuis que je suis petit, il hausse les épaules et ajoute, rieur, en même temps on s'en fiche un peu d'où on vient, on en a rien à foutre. Suzanne hésite, puis acquiesce, étonnée, heureuse d'être étonnée."
Si vous pouviez m'aider à trouver un plan et une problématique ce serait vraiment super cool. Merci beaucoup
Cordialement



