Maupassant, Une vie - Le soir venait avec de longs frissons gelés…

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, je m'appelle Marine, je suis en 2nd.
Je dois rédiger un commentaire littéraire sur un extrait du chapitre 9 de une vie de Maupassant.
Ne sachant pas mon plan, il est pour moi difficile de rédiger. Pouvez-vous m'aider à trouver mon plan?

Voici l'extrait:
Le soir venait avec de longs frissons gelés, des souffles du nord qui passaient dans les joncs flétris. Le soleil avait plongé derrière les sapins ; et le ciel rouge, criblé de petits nuages écarlates et bizarres, donnait froid rien qu’à le regarder.

On rentra dans le vaste salon où flambait un feu gigantesque. Une sensation de chaleur et de plaisir rendait joyeux dès la porte. Alors le comte, mis en gaieté, saisit sa femme dans ses bras d’athlète, et, l’élevant comme un enfant jusqu’à sa bouche, il lui colla sur les joues deux gros baisers de brave homme satisfait.

Et Jeanne, souriante, regardait ce bon géant qu’on disait un ogre au seul aspect de ses moustaches ; et elle pensait : « Comme on se trompe, chaque jour, sur tout le monde. » Ayant alors, presque involontairement, reporté les yeux sur Julien, elle le vit debout dans l’embrasure de la porte, horriblement pâle, et l’œil fixé sur le comte. Inquiète, elle s’approcha de son mari, et, à voix basse : « Es-tu malade ? Qu’as-tu donc ? » Il répondit d’un ton courroucé : « Rien, laisse-moi tranquille. J’ai eu froid. »

Quand on passa dans la salle à manger, le comte demanda la permission de laisser entrer ses chiens ; et ils vinrent aussitôt se planter sur leur derrière, à droite et à gauche de leur maître. Il leur donnait à tout moment quelque morceau et caressait leurs longues oreilles soyeuses. Les bêtes tendaient la tête, remuaient la queue, frémissaient de contentement.

Après le dîner, comme Jeanne et Julien se disposaient à partir, M. de Fourville les retint encore pour leur montrer une pêche au flambeau.

Il les posta, ainsi que la comtesse, sur le perron qui descendait à l’étang ; et il monta dans sa barque avec un valet portant un épervier et une torche allumée. La nuit était claire et piquante sous un ciel semé d’or.

La torche faisait ramper sur l’eau des traînées de feu étranges et mouvantes, jetait des lueurs dansantes sur les roseaux, illuminait le rideau de sapins. Et soudain, la barque ayant tourné, une ombre colossale, fantastique, une ombre d’homme se dressa sur cette lisière éclairée du bois. La tête dépassait les arbres, se perdait dans le ciel, et les pieds plongeaient dans l’étang. Puis l’être démesuré éleva les bras comme pour prendre les étoiles. Ils se dressèrent brusquement, ces bras immenses, puis retombèrent ; et on entendit aussitôt un petit bruit d’eau fouettée.

La barque alors ayant encore viré doucement, le prodigieux fantôme sembla courir le long du bois, qu’éclairait, en tournant, la lumière ; puis il s’enfonça dans l’invisible horizon, puis soudain il reparut, moins grand mais plus net, avec ses mouvements singuliers, sur la façade du château.

Et la grosse voix du comte cria : « Gilberte, j’en ai huit ! »
Je dois donc décrouvrir au travers d'une nature sinistre, un être chaleureux, un cœur simple.

Je peux tout d'abord démontrer la scène de présentation, je constate que le narrateur décrit beaucoup la scène. Le narrateur utilise le pronom personnel "on" qui montre qu'il se met à la place d'un personnage, il utilise le point de vue interne.
Merci d'avance
Bonjour,

Commence par chercher le projet de Maupassant.

Plusieurs angles d'attaque :
- Une nature hivernale,
- un portrait de la noblesse campagnarde,
- des personnages à apprécier,
- et surtout le portrait du comte qui focalise l'attention.

As-tu lu le roman ?
Si oui, tu peux relever des indices qui vont préparer la suite.