Attribut du COD

Langue française

45 réponses · Page 2 / 3

MN a écrit :Bonsoir,

Moi, j'ai des doutes.

Pourquoi vous avez changé un==>le
Il boit un thé glacé → il le boit (épithète) ;
Pourquoi non EN?

Merci d'avance
Parce que le pronom adverbial « en » ne peut pronominaliser que des groupes prépositionnels introduits par « de ». (Dans certains cas, il peut représenter un syntagme nominal déterminé par l'article partitif).

Dans l'énoncé « Il boit un thé glacé », « un thé glacé » est COD du verbe « boit » donc il doit être repris par le pronom personnel masculin P3 de forme complément direct, à savoir « le » : « Il le boit. »
Merci beaucoup🙂
Bonsoir je vais malheureusement avoir un control de francais en grammaire sur L'attribut Du Cod et chui pommé, , esce obliger qu'il y a un des verbes que vous avez citer dans la phrase pour que l'attribut soit un attribut du Cod? Merci à Celui qui me repond.. =D
Compare ces deux exemples proposés par Denis & Sancier-Chateau (p.72) :

(1) Les députés jugent ces mesures insuffisantes.
(2) Les députés dénoncent ces mesures insuffisantes.

Dans (1), l'adjectif qualificatif « insuffisantes » est attribut du COD « ces mesures ».
Dans (2), l'adjectif qualificatif « insuffisantes » est épithète du SN « ces mesures ».

Pour faire simple : l'épithète peut être supprimée alors que l'attribut, constituant essentiel, ne peut pas l'être.
Bonsoir.

Si je puis me permettre une petite taquinerie… Tu sembles également un peu "paumé" en orthographe.
Car ce sont les choux qui peuvent être "pommés", c'est-à-dire ronds comme des pommes… =)
Bonsoir, je vais malheureusement avoir un contrôle de francais en grammaire sur l'attribut du Cod et je suis "paumé", est-ce obligé qu'il y ait un des verbes que vous avez cités dans la phrase pour que l'attribut soit un attribut du Cod? Merci à celui qui me répond…
L'adjectif attribut du COD peut se trouver après des verbes exprimant un jugement, une façon de voir, une opinion, une connaissance : croire, juger, trouver, estimer, imaginer, voir, etc.

Quand on remplace le nom qualifié par un pronom (le, la, les, l'),
l'adjectif qualificatif suit alors directement le verbe.
Je crois ce garçoncapable, je le crois capable.
Je juge cet enfantintelligent, je le juge intelligent.
Je trouve la soupesalée, je la trouve salée.
Je ne vois pas cette équipegagnante, je ne la vois pas gagnante.

J'imagine le contrôle très difficile, je l' imagine très difficile.

On le trouve aussi dans certains cas après le verbe avoir :
Elle a les yeuxbleus, elle les a bleus.

Pour reprendre l'exemple de mxmlnccls :

(1) Les députés jugent ces mesuresinsuffisantes.
Les députés les jugent insuffisantes.
C'est bien un adjectif attribut du COD.

(2) Les députés dénoncent ces mesures insuffisantes.
Impossible d'écrire en laissant l'adjectif après le verbe :
Les députés les dénoncent insuffisantes.
Ce n'est donc pas un adjectif attribut, mais un adjectif épithète.
On doit écrire :
Les députés les dénoncent.
Bonjour !

Voici ma question : "L'infinitif comme attribut du C.O.D du verbe vouloir, est-il possible ?"

J'ai raisonné de cette manière :
- Je veux qu'il soit heureux. = Je le veux (être) heureux.
- Je veux qu'il finisse son travail. = Je le veux finir son travail.

Une fois encore, l'infinitif comme attribut du C.O.D du verbe vouloir, est-il possible ?
La phrase "Je le veux finir son travail." est-elle admissible ?
Si non, pourquoi ?

J'attends impatiemment vos réponses.
Et… merci, d'avance.
Les deux exemples que tu proposes sont entièrement faux, d'un point de vue syntaxique.
Je veux quoi ? Qu'il soit heureux.
Je veux quoi ? Qu'il finisse son travail.
Nous pouvons substituer les deux phrases par "Je le veux.", et c'est tout !
Dans les deux cas, "le" est un C.O.D. sans aucune expansion !
Ceci dit, "Je le veux heureux." est en rapport avec une toute autre phrase, à savoir "Je veux heureux cet homme.", et il s'agit bel et bien ici d'un attribut du C.O.D. du verbe vouloir. Un simple test s'impose pour distinguer l'attribut de l'épithète. Pouvons-nous antéposer l'adjectif au nom et dire "Je veux cet heureux homme." ? Non. Alors, il s'agit d'un attribut du C.O.D. !

Bien évidemment, il s'agit ici d'un adjectif, et non d'un infinitif.
Les seuls cas d'attribut du C.O.D. sont :
- Un groupe nominal : Les élèves ont élu Hugo délégué de la classe.
- Un adjectif : Le bruit les a rendus agressifs.
- Un participe passé : J'imagine Pierre une fois rentré à la maison.
… et une proposition relative : elle a les cheveux qui poussent vite.
Hwang(moijesuisneant) a écrit :La phrase "Je le veux finir son travail." est-elle admissible ?
Non.
Si non, pourquoi ?
Parce que la grammaire française diffère sur ce point de la grammaire latine ou de la grammaire anglaise qui permettent très librement toutes deux ces constructions de propositions infinitives.
La proposition infinitive est limitée à quelques cas figés en français :
Après les verbes de perception (entendre, voir, etc.) : « Georges écoutait le vent gémir dans les arbres ».
Après des semi-auxiliaires, les verbes laisser, envoyer et les présentatifs voici - voilà peuvent avoir une proposition infinitive comme complément d'objet : « Voici venir les beaux jours ».
En français classique après les verbes de connaissance (savoir, croire, etc.).
Malheureusement, "vouloir" ne fait pas partie des heureux élus !
Donc tu ne peux pas dire : "Je le veux finir son travail."
mais ça marche avec "voir" : "Je le vois finir son travail."
Tu peux donc dire : "Je veux le voir finir son travail." 😉
Merci, Mithridate, Anne345 et lamaneur.

Grâce à vous tous, je comprends maintenant que ma question sur 'L'infinitif comme attribut du C.O.D' était tout à fait absurde.

Maintenant, j'ai compris que l'infinitif ne peut pas devenir l'attribut du C.O.D parce qu'il ne peut pas donner au C.O.D aucune caractéristique.
Donc, dans la phrase "Je la(Marie) vois partir", 'partir' n'est pas un attribut du C.O.D, mais une partie d'une proposition infinitive : Marie partir.

Ai-je bien compris ?
Parfaitement. Il s'agit plus précisément d'une proposition infinitive subordonnée complément d'objet.
Ici, le fameux dilemme du sujet propre s'offre à toi. Tu ne sauras bientôt plus où donner de la tête.
Une proposition infinitive se compose d'un infinitif ayant un sujet propre, qui peut être un nom (différent du sujet de la principale) ou un pronom (« je le vois rire »).
Ainsi, dans "Je la vois partir", dans la proposition principale, le sujet (qui voit) est "Je" et, dans la proposition subordonnée, le sujet (qui est-ce qui part) est la Marie dont il est question.
Oui.
Salut, à tous !

Soit une phrase :
Ses parents aiment son fils obéissant à eux.
Qu'est-ce que vous voyez dans obéissant ; attribut du COD ou épithète postposée du COD ?
Et pourquoi ?

J'attendrais vos réponses amicales.
Merci.
Cette phrase n'est pas très bien construite (son fils/à eux)… Elle est à revoir. Bref !
Les deux interprétations sont possibles.
Ses parents l'aiment comment ? Obéissant (attribut du COD). Aimer est ici interprété comme un verbe appréciatif, tout comme vouloir, juger, estimer… On pourra donc dire : ses parents le veulent obéissant/ses parents l'aiment obéissant/ses parents le jugent obéissant, etc.
Ses parents aiment qui ? Son (leur ?) fils (COD du verbe aimer) obéissant (épithète postposée).
Ses parents aiment son fils obéissant à eux.
Mieux vaut dire : Ses parents aiment que leur fils leur obéisse.
Merci, Mithridate et Jehan.
Mon doute sur l'attribut et l'épithète s'est éclairci.
En passant, si ce n'est pas trop indiscret, concernant….
Mithridate a écrit :Cette phrase n'est pas très bien construite (son fils/à eux)…
Jehan a écrit :Mieux vaut dire : Ses parents aiment que leur fils leur obéisse.
je voudrais savoir pourquoi.

Bien qu'il est rare que je pratique la langue française, je veux quand même en savoir le bon usage.

Merci, encore !
Ses parents aiment son fils obéissant à eux.

Comme il y a plusieurs possesseurs (les parents)
le possessif "son" (un seul possesseur) ne convient pas. > leur.
Le COI du participe présent sera un pronom placé avant. "à eux" > leur.

La phrase deviendrait donc :
Ses parents aiment leur fils leur obéissant.

Mais "obéissant", qui a un COI, est ici un véritable participe présent, et il est peu élégant, sinon incorrect, que ce participe présent soit attribut du COD comme un véritable adjectif.

Mieux vaut donc tourner la phrase comme je l'ai fait :
Ses parents aiment que leur fils leur obéisse.
Je pense que le sens est respecté.
Grand merci, Jehan.
J'ai tout compris. 🙂
Bonjour

J'ai lu tous les messages de ce sujet sur l'attribut du COD mais j'ai tout de même un problème avec l'analyse de ces deux phrases:
"Je l'aurais préféré en costume d'époque." "en costume d'époque", attribut du COD "l'"
"Je les ai vus en rêve." Quelle est la fonctiopn de en rêve?

J'ai trouvé ces deux phrases dans un exercice de type QCM mais je ne comprends pas l'analyse. Je dirais que en costume d'époque est attribut du COD car il suit le verbe de jugement préférer mais je ne comprends pas pourquoi en rêve n'est pas attribut du COD. A moins que ce soit parce qu' ici "voir" est pris dans sons sens premier.
J'ai donc une autre question peut on trouver un Complément circonstanciel (en l'occurrence de manière) après un verbe d'état.
"Je l'aurais préféré comment? en costume d'époque" CC de manière, ce serait donc le verbe préférer qui commanderait l'attribut du COD
"Je les ai vus où? en rêve" CC de lieu

Si quelqu'un pouvait éclairer ma lanterne pour dissiper mes doutes, je l'en remercie.
Je ne comprends pas grand chose en matière d'analyse, mais il me semble que dans la phrase
Je les ai vus en rêve., en rêve ne peut pas être attribut du COD les puisque c'est je qui a fait le rêve. Je verrais bien en rêve
- soit complément de manière.
- soit (pour être hardi) complément de lieu (je les ai vus où ? Dans mon rêve).

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