Bonjour!!
J'ai une question qui me trotte en tête et j'aimerais savoir si vous pouvez m'éclairer sur la question, la voici: ^^
Les expressions courantes sont "En premier lieu… En second lieu"
Mais est-il possible de continuer cela? Du style "En premier lieu… En second lieu… En tiers lieu…. En quart lieu…" ???
Personnellement je ne suis pas sûr du tout de la validité de cela mais j'ose quand même la question.
Merci de vos réponses! 🙂
Depxode
En troisième, en quatrième, et non en tiers ou en quart.
Depxode,
Dans la langue moderne, on ne dira pas, bien évidemment (sauf recherche d'un effet particulier),
en tiers lieu et
en quart lieu.
Par ailleurs, en dernier lieu, on peut dire
en dernier lieu.
Enfin, on peut utiliser
primo (= premièrement, en premier lieu), secundo, tertio, quarto, comme le fait Maurice Druon, Sécretaire perpétuel de l'Académie française, dans cette intervention :
https://www.academie-francaise.fr/sites/academie-francaise.fr/files/rectifications_1990.pdfPrimo :
Il a été entendu que les propositions des experts
devraient être à la fois fermes et souples : fermes, afin
que les rectifications constituent une nouvelle norme et
que les enseignants puissent être informés précisément de
ce qu’ils auront à enseigner aux nouvelles générations
d’élèves ; souples, car il ne peut être évidemment
demandé aux générations antérieures de désapprendre ce
qu’elles ont appris, et donc l’orthographe actuelle doit
rester admise.
La situation est en fait la même qu’en 1835, quand la
graphie oi fut remplacée par la graphie ai conforme à la
prononciation d’usage dans les mots j’avais, j’aimais,
français. Chateaubriand approuva cet ajustement, tout en
continuant d’écrire comme il en avait l’habitude.
Secundo :
Il a été entendu que les améliorations seraient
fondées sur le souci d’utilité et que les travaux
porteraient en premier lieu sur les points qui aujourd’hui
posent le plus de problèmes, non seulement aux enfants
mais aussi aux adultes, écrivains compris. Ce qui est
proposé a pour objectif de mettre fin à des hésitations, à
des incohérences impossibles à enseigner de façon
méthodique, à des « scories » de la graphie, qui ne
servent ni la pensée, ni l’imagination, ni la langue, ni les
utilisateurs.
Ces rectifications ne prétendent pas à rendre
l’orthographe simple et rationnelle : d’aucuns s’en
affligeront, d’autres s’en réjouiront. On rappellera
seulement que, si la logique doit régir la syntaxe, c’est
beaucoup plus l’usage et les circonstances historiques ou
sociales qui commandent au vocabulaire et à sa graphie.
Tertio :
Il a été entendu que les propositions s’appuieraient
sur ce qu’on est convenu d’appeler « le génie de la
langue », les usages qui s’établissent, les tendances à la
cohérence déjà repérables, les évolutions déjà amorcées.
Quarto :
Il a été entendu que les modifications seraient
mesurées, qu’elles n’entraîneraient pas de
bouleversements, et qu’on s’en assurerait par des moyens
informatiques. On a pu ainsi constater que la mots
affectés par les modifications, dans une page de roman,
fût-elle de Proust, se comptaient sur les doigts d’une
seule main.
Salut 😉
Je vous remercie tous pour vos réponses de qualité sur mon interrogation. Je l'utiliserai surement un jour quand je prendrai une plume et des feuilles afin de batifoler.
Merci grandement à vous 😉