"Seuls les pires sentiments engendrent des chefs-d’œuvre"

Entraide scolaire

23 réponses · Page 1 / 2

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour/Bonsoir tout le monde

J'ai un sujet de dissertation et je cherchais des exemples . Pouvez vous m'aider s'il vous plaît ? Merci

" Seuls les pires sentiments engendrent des chefs d’œuvre " Qu'en pensez vous ?

I- les pires sentiments engendre des chef d’œuvre
1- Tristesse , douleur , mélancolie
Exemples : J'ai pensé au poème " Le lac " extrait de Méditations poétiques de Lamartine : Lamartine qui est triste et souffre de la mort de sa bien aimée écrit " Le lac "

" Demain dès l'aube " extrait de les contemplations de Victor Hugo : Victor Hugo exprime son chagrin , sa tristesse après la mort de sa fille Léopoldine

Pour le premier axe je n'ai plus d'arguments

II - Les bons sentiments engendrent des chef d’œuvre
1- Amour ?
2- Nostalgie ?

Je n'ai aucun exemple pour cet axe II

Peut être aussi que je n'ai pas bien compris ce que signifiait : " pires sentiments "

Si vous avez des exemples n'hésitez pas, je vous en prie



Merci d'avance pour votre aide
Il faudrait s'entendre sur "pires sentiments" et sur "chef-d'œuvre".
Je pensais à la haine, à la vengeance, à la passion destructrice …

On ne fait pas, certes, de la bonne littérature avec de bons sentiments mais un sentiment parmi les pires ne saurait non plus suffire. Il faudra un talent, un style, une vision singulière.
Merci pour votre réponse

Ok pour haine, vengeance, passion destructrice

Je cherche mais je ne trouve pas d'exemples . Pouvez vous me donner les exemples à quoi vous pensez ? Merci
un sentiment parmi les pires ne saurait non plus suffire.
Pourquoi ?



Merci d'avance
Pourquoi un sentiment parmi les pires ne saurait-il suffire ?
Floreale te l'a dit.
Il faudra aussi, de la part de l'écrivain,
un talent, un style, une vision singulière.
OK

Comment je fais alors pour cette dissertation ? ^^ . Je suis confus

Merci de m'aider
Qu'il faut creuser davantage le sujet avant de se lancer dans un plan 🙂
Reprenez les éléments qui vont ont été donnés, il y a de quoi proposer une thèse et une antithèse.
Et il ne faut pas parler des mauvais sentiments mais carrément des pires ! Je n'y crois pas trop.
Thèse : Les pires sentiments sont à l'origine des chefs d’œuvre

Antithèse : Le talent est à l'origine des chefs d’œuvre

Maintenant le problème qui se pose , c'est que je n'ai aucun exemple pour soutenir mes arguments
AMHA, la proposition "Seuls les pires sentiments engendrent des chefs-d'œuvre" est une périphrase du fameux : On ne fait pas de bonne littérature avec les bons sentiments de Gide.
De fait, la peinture des monstres est plus intéressante que celle des gens animés de bons sentiments…
Je ne comprends pas le sujet ainsi : il ne faut pas se placer du point de vue de l'état d'esprit de l'auteur, encore moins celui de ses personnages, mais du point de vue de la morale.
Et attention, Delia, ce n'est pas "bons sentiments" que Gide a dit, mais "beaux sentiments". Par cette expression, Gide vise un idéal moral propre à recevoir l'admiration des bien-pensants - oserai-je dire un idéal bourgeois ?
Le problème me semble donc être ici celui des mauvaises intentions, immorales ou subversives de l'auteur. Les "monstres" ne sont qu'un moyen par lequel arriver à cette subversion. Je songe à Baudelaire (mais bof !) à Lautréamont, à Rimbaud…
Mais attendre d'autres avis.
Jean-Luc ?
la proposition "Seuls les pires sentiments engendrent des chefs-d'œuvre" est une périphrase du fameux : On ne fait pas de bonne littérature avec les beaux sentiments de Gide.
Pour ma part, bien qu'on ne me demande pas mon avis, je crois que Delia est dans le vrai. Et je ne suis pas loin de comprendre le sujet ainsi également.
Ce pourrait bien aussi être une variante du
Les plus désespérés sont les chants les plus beaux,
Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots.
de Musset.
Tout en fait dépend de ce que l'on entend par pire sentiment, et si on l'envisage du point de vue de la morale ou non.
On peut, mais on n'est pas obligé.
A mon sens le désespoir peut être considéré un "pire" sentiment. Le mal de vivre, la tristesse, la douleur, tous les sentiments négatifs, tout ce qui engendre le malheur. On dit encore Les peuples heureux n'ont pas d'histoire.
Le mal d'amour que prête Racine à Phèdre n'est-il pas source de tirades éblouissantes ?
Je songe aussi à la ballade des pendus de Villon, à Gavroche au milieu des barricades, et à tant d'autres choses…
Je serais de l'avis de Jacques.
Ici il me semble que le sujet promeut les "terres interdites", le succès de scandale, ce qui est révolte.
Je pense à Sade, Laclos, au roman gothique (qui n'a pas produit que des chefs d'oeuvre), à Poe, au Mauriac du Noeud de vipères, au Bernanos de L'Imposture
Les Chants de Maldoror déjà évoqués…
La question paradoxale est bien d'examiner comment le mal peut être conciliable avec le beau. C'est tout le mythe de la fascination luciférienne.
Je me disais bien ! 😉 😉
Tu te disais bien quoi ?
Que j'étais idiote ?
Procès d'intention… Personnalisation abusive, on a l'habitude. 😉

Mais il est tout de même anormal qu'on se pose des questions pour interpréter un sujet de dissert !!! Ces sujets n'ont pas à être des énigmes. Pour nous, ce n'est pas évident, alors pour l'élève…
N'oublions pas malgré tout que ce sujet n'est pas "tombé du ciel" : d'une part, il intervient en relation avec un corpus, d'autre part, le professeur a forcément donné des directives…
Procès d'intention… Personnalisation abusive, on a l'habitude.
D'accord ! Mea culpa. Oublie mon message précédent et mets-le sur le compte d'un tempérament soupe au lait.
Néanmoins, il me semble que si l'on réduit les chefs d'œuvre aux romans (par exemple…) dits sulfureux ou "terres interdites", un élève de première risque de se trouver assez vite à court de références, sauf évidemment si le sujet fait suite, comme tu le suggères, à l'étude de textes et à des directives précises.
Et attention, Delia, ce n'est pas "bons sentiments" que Gide a dit, mais "beaux sentiments". Par cette expression, Gide vise un idéal moral propre à recevoir l'admiration des bien-pensants - oserai-je dire un idéal bourgeois ?
Donc, de bons sentiments… au sens bourgeois du terme !
Cette formule fait partie de ce qu'André Gide appelait ses «proverbes de l'enfer ». Elle figure en plusieurs endroits de son Journal (Gallimard/Pléiade) et particulièrement à la date du 2 septembre 1940: « J'ai écrit, et je suis prêt à réécrire encore ceci qui me paraît d'une évidente vérité : c'est avec les beaux sentiments qu'on fait de la mauvaise littérature. Je n'ai jamais dit, ni pensé, qu'on ne faisait de la bonne littérature qu'avec les mauvais sentiments. J'aurais aussi bien pu écrire que les meilleures intentions font souvent les pires oeuvres d'art et que l'artiste risque de dégrader son art à le vouloir édifiant. Je n'ai garde d'ajouter : toujours ; l'exemple de Péguy m'en empêche ; mais outre que je trouve fort médiocres (pour parler avec modération) ses vers d'En, si souvent cités, je tiens que ceux qui les admirent quittent le domaine de l'art et se placent à un point de vue tout différent ; celui du prêtre ou du général de division ne saurait être celui du poète que très accidentellement. »
mais outre que je trouve fort médiocres (pour parler avec modération) ses vers d'En …
Qui peut m'éclairer ?
Résultat probable d'une mauvaise reconnaissance de caractères : lire Eve, paru en 1913.
J'y avais pensé.