Bonjour,
Je suis en première S et je dois rédiger une question sur corpus qui est "quelles différences dans la relation de metteur en scène au texte théâtral apparaissent dans ces textes ?" Mais je bloque et je ne trouve que très peu d'éléments.
Je voulais faire un plan de ce type:
I) première différence
II) deuxième différence
III) troisième différence…
Mais comme je l'ai dit précédemment je ne trouve pas assez d'éléments et c'est pour cela que je sollicite votre aide. Les différences que j'ai trouvé sont: les acteurs (leur age, taille, costume…), ce que veut montrer l'auteur et ce que veut montrer le metteur en scène (il ne respecte pas scrupuleusement les didascalies).
Voici les textes que je dois étudier:
Je suis en première S et je dois rédiger une question sur corpus qui est "quelles différences dans la relation de metteur en scène au texte théâtral apparaissent dans ces textes ?" Mais je bloque et je ne trouve que très peu d'éléments.
Je voulais faire un plan de ce type:
I) première différence
II) deuxième différence
III) troisième différence…
Mais comme je l'ai dit précédemment je ne trouve pas assez d'éléments et c'est pour cela que je sollicite votre aide. Les différences que j'ai trouvé sont: les acteurs (leur age, taille, costume…), ce que veut montrer l'auteur et ce que veut montrer le metteur en scène (il ne respecte pas scrupuleusement les didascalies).
Voici les textes que je dois étudier:
« L'une des caractéristiques les plus étonnantes du texte théâtral, la moins visible mais peut-être la plus importante, c'est son caractère incomplet. Les autres textes de fiction doivent, dans une certaine mesure, combler l'imagination du lecteur : la mansarde de Lucien de Rubempré, le jardin enchanté de La Faute de l'abbé Mouret, le champ de bataille de Guerre et paix sont des lieux sur lesquels le lecteur reçoit assez de renseignements pour se les figurer à loisir, même si ces figurations sont individuellement assez différentes. De même, les personnages sont décrits assez fidèlement pour que le lecteur puisse vivre imaginairement avec eux. Ce travail de détermination irait contre les possibilités de la scène : il faut que la représentation puisse avoir lieu n'importe où et que n'importe qui puisse jouer le personnage. Un exemple frappant, le début du Misanthrope, qui ne souffle mot des rapports entre les personnages, ni entre les personnages et les lieux. Comment ces personnages arrivent-ils ? En courant, au pas ? Lequel va devant ? Ou sont-ils déjà là, debout, assis ? Le texte n'en dit rien. Rien non plus sur l'âge des personnages. Est-ce le même ? Y en a-t-il un qui paraisse l'aîné ? Lequel ? Autant d'éléments sur lesquels le texte reste résolument muet. Ce sera le travail du metteur en scène de donner les réponses. Réponses absolument nécessaires : il faut bien que les personnages se présentent de telle ou telle façon. En outre, ni l'aspect ni la présentation ne sont neutres : le rapport Alceste-Philinte et, par là, le sens même du personnage d'Alceste et de toute la pièce seront fixés dans le premier instant. Quelles que soient les modifications ultérieures apportées à ces premières images, elles devront s'inscrire en différence par rapport à elles. Ainsi dans la mise en scène de Jean-Pierre Vincent (Théâtre national de Strasbourg, 1977), Alceste est assis dans une sorte de certitude boudeuse, côté cour, et Philinte, debout auprès de lui, a l'air de s'excuser comme un jeune garçon pris en faute. Tout le développement ultérieur est déterminé par ce départ ; or il est une pure création du metteur en scène : l'incomplétude du texte oblige le metteur en scène à prendre un parti. […] » Anne Ubersfeld "Le texte dramatique".
"J'ai souvent été en conflit avec mes metteurs en scène: ou bien ils n'osent pas assez et diminuent la portée des textes en n'allant pas jusqu'au bout des impératifs scéniques, ou bien ils « enrichissent » le texte en l'alourdissant de bijoux faux, de pacotilles sans valeur parce que inutiles. Je ne fais pas de littérature. Je fais une chose tout à fait différente; je fais du théâtre. Je veux dire que mon texte n'est pas seulement un dialogue mais il est aussi « indications scéniques ». Ces indications scéniques sont à respecter aussi bien que le texte, elles sont nécessaires, elles sont aussi suffisantes.". Ionesco "Arts", Notes et contre-notes.
Le metteur en scène Alain Milianti livre ses réflexions sur les didascalies des pièces de Beckett.Je vous remercie d'avance.
-Comment s'accommoder des nombreuses didascalies de Beckett ?
- C'est une question incontournable s'agissant de Beckett. Cet auteur à encadré ses dialogues de considérations strictes concernant leur traitement scénique. Le minimum est de les prendre en considération, d'essayer de comprendre ce que Beckett avait en tête quand il écrivait. Ce sont des indications précieuses. À partir de là, il y a deux attitudes possibles. L'une, religieuse, sacralise les didascalies et en fait article de Loi et de Foi. Un peu comme la Vérité des dialogues ou leur mode d'emploi. J'ai une conception plus souple et plus ouverte. Ce que l'on doit à l'auteur c'est l'exactitude du texte dit, le respect scrupuleux de la forme littéraire qu'il a choisie pour faire s'exprimer ses personnages. Quand Beckett conçoit les didascalies, il devient metteur en scène. Il recherche la manière la plus juste d'incarner les dialogues. Or ce moment de l'incarnation est, au théâtre, le plus fragile, le plus vivant aussi, car il dépend de tellement de paramètres humains ou matériels ! Toute une chaîne de sensibilités pour faire entendre ce texte. A commencer par l'acteur. Son tempérament. Son univers. […]. Extrait d'un entretien avec Alain Milianti.



