Bonjour à tous. Je suis actuellement étudiant en deuxième année de Lettres Modernes, et j'ai un sujet de dissertation à rendre sur la poésie du XIXe siècle. Je viens de découvrir ce site alors je tente ma chance, peut-être cela m'apportera-t-il une ouverture littéraire et réflexive importante.
Voici le sujet :
Ici apparaît une conception moderne de la poésie (contrairement à la conception antique), plus sentimentale qu'active et plus incantatoire que sentimentale. Celle-ci rend assez étranger le problème des puissances de la poésie sur le lecteur ou l'auditeur. Aussi, ce sujet pose-t-il un problème d'esthétique.
Or, dans la lyrique ancienne (qui a été reprise au XVIe siècle), le poète était avant tout l'être privilégié qui tient des dieux le mystérieux pouvoir d'agir sur les autres hommes et de modifier leurs sentiments (que Du Bellay appelle "affections") à son gré ("à son plaisir" pour Du Bellay). On peut ici faire référence aux figures d'Orphée ou de Tyrtée, et même à Platon qui considérait ce pouvoir de la poésie comme dangereux et qui voulait ainsi mettre les poètes en marge de la Cité.
Alors ici Du Bellay veut dire que le poète tient "véritable[ment]" à sa disposition les mouvements profonds de notre âme comme l'amour, la haine, l'admiration, l'effroi, l'exaltation, la souffrance ou la colère.
Quant à Baudelaire et Verlaine, ce sont deux poètes qui peuvent être rattachés aux mouvements du second Romantisme, du Parnasse et plus souvent du Symbolisme (je n'arrive pas à classer ces deux poètes dans une catégorie spécifique, mais je ne pense pas que ce soit une nécessité).
En centrant le sujet autour de leurs œuvres, il s'agit alors d'interroger les pouvoirs de leur(s) poésie(s) - qu'elle aille du second romantisme au symbolisme en passant par une empreinte parnassienne - sur le lecteur, et donc de dégager les caractéristiques principales de leur(s) esthétique(s). Telle est mon ébauche de projet d'étude/problématique (appelez cela comme bon vous semble 🙂 ).
Aussi, mon plan consisterait-il d'abord à voir quelles sont les différentes conceptions de la poésie des deux poètes (afin de voir si elles se rapprochent de celle formulée ici par Du Bellay), puis de dégager les caractéristiques principales de leurs différentes esthétiques (du second romantisme au symbolisme), avant de me demander par quels moyens Baudelaire et Verlaine allient poésie efficace (touche le lecteur) et poésie artistique (conception plus parnassienne, qui dépasse le programme de Du Bellay).
Au plaisir de vous lire, je vous remercie d'avance !
Voici le sujet :
"Celui sera véritablement le poète que je cherche en notre langue, qui me fera indigner, apaiser, éjouir, douloir, aimer, haïr, admirer, étonner, bref, qui tiendra la bride de mes affections, me tournant ça et là à son plaisir." Dans quelle mesure Baudelaire et Verlaine vous semblent-ils mettre en oeuvre ce programme formulé par Du Bellay ?J'ai déjà quelques pistes de réflexion qui me conduisent à une ébauche de problématique et à un plan qui, malheureusement, ne me convainc pas, d'où cette discussion.
Ici apparaît une conception moderne de la poésie (contrairement à la conception antique), plus sentimentale qu'active et plus incantatoire que sentimentale. Celle-ci rend assez étranger le problème des puissances de la poésie sur le lecteur ou l'auditeur. Aussi, ce sujet pose-t-il un problème d'esthétique.
Or, dans la lyrique ancienne (qui a été reprise au XVIe siècle), le poète était avant tout l'être privilégié qui tient des dieux le mystérieux pouvoir d'agir sur les autres hommes et de modifier leurs sentiments (que Du Bellay appelle "affections") à son gré ("à son plaisir" pour Du Bellay). On peut ici faire référence aux figures d'Orphée ou de Tyrtée, et même à Platon qui considérait ce pouvoir de la poésie comme dangereux et qui voulait ainsi mettre les poètes en marge de la Cité.
Alors ici Du Bellay veut dire que le poète tient "véritable[ment]" à sa disposition les mouvements profonds de notre âme comme l'amour, la haine, l'admiration, l'effroi, l'exaltation, la souffrance ou la colère.
Quant à Baudelaire et Verlaine, ce sont deux poètes qui peuvent être rattachés aux mouvements du second Romantisme, du Parnasse et plus souvent du Symbolisme (je n'arrive pas à classer ces deux poètes dans une catégorie spécifique, mais je ne pense pas que ce soit une nécessité).
En centrant le sujet autour de leurs œuvres, il s'agit alors d'interroger les pouvoirs de leur(s) poésie(s) - qu'elle aille du second romantisme au symbolisme en passant par une empreinte parnassienne - sur le lecteur, et donc de dégager les caractéristiques principales de leur(s) esthétique(s). Telle est mon ébauche de projet d'étude/problématique (appelez cela comme bon vous semble 🙂 ).
Aussi, mon plan consisterait-il d'abord à voir quelles sont les différentes conceptions de la poésie des deux poètes (afin de voir si elles se rapprochent de celle formulée ici par Du Bellay), puis de dégager les caractéristiques principales de leurs différentes esthétiques (du second romantisme au symbolisme), avant de me demander par quels moyens Baudelaire et Verlaine allient poésie efficace (touche le lecteur) et poésie artistique (conception plus parnassienne, qui dépasse le programme de Du Bellay).
Au plaisir de vous lire, je vous remercie d'avance !



