Bonjour à tous,
En cours, nous avons travaillé sur la notion de convaincre et persuader mais je ne sais pas si la prosopopée fait partie de l'un ou de l'autre !
Pouvez vous m'aider svp ?
Merci d'avance.
Vous avez sans doute raison mais, sauf erreur, je ne trouve pas
ici ce mot grossier "prosopopée". Cela dit, je le verrais bien appliqué à
persuader mais difficilement à
convaincre.
Merci pour vos réponses,
J'ai regardé le lien paulang et je n'y ai pas trouvé non plus la prosopopée.
Dans mon texte les Essais de Montaigne, l'auteur fait référence à Lucrèce et avec les mots de celui ci il donne la parole à la nature. Comme Lucrèce est mentionné j'aurai mis la prosopopée dans convaincre.
Pouvez vous me dire en quoi la prosopopée suscite des sentiments svp ?
Si Lucrèce est cité, c'est un argument d'autorité destiné à convaincre. La nature qui parle fait sans doute appel aux émotions.
La prosopopée est un discours fictivement attribué à un personnage célèbre du passé ou même à un objet.
Si le but de l'écrivain est de persuader, la prosopopée persuade, si le but de l'écrivain est de convaincre, la prosopopée convainc. Au fait, votre ordi, il convainc ou il persuade ?
Non, Paulang, prosopopée n'est pas un mot grossier…Voici un exemple de prosopopée, signé Charles Baudelaire :
LA PIPE
Je suis la pipe d’un auteur ;
On voit, à contempler ma mine
D’Abyssinienne ou de Cafrine,
Que mon maître est un grand fumeur.
Quand il est comblé de douleur,
Je fume comme la chaumine
Où se prépare la cuisine
Pour le retour du laboureur.
J’enlace et je berce son âme
Dans le réseau mobile et bleu
Qui monte de ma bouche en feu,
Et je roule un puissant dictame
Qui charme son cœur et guérit
De ses fatigues son esprit.
Pour revenir à Justine, sa question porte-t-elle sur LA prosopopée en général ou sur UNE prosopopée en particulier ? Il nous faut le savoir, car les réponses ne sont pas les mêmes dans l'un et l'autre cas.
Merci à tous pour vos réponses,
Oui il s'agit bien d'une prosopopée en particulier : c'est celle dans les Essais de Montaigne le chapitre 20 du premier livre.
Je cite "nature nous y force :
"sortez, dit-elle, de ce monde comme vous y êtes entrés. Le même passage que vous fîtes de la mort à la vie, sans passion et sans frayeur, refaites-le de la vie à la mort. Votre mort est une des pièces de l'ordre de l'univers; c'est une pièce de la vie du monde"…
Dans ce texte, nous avons vu que l'auteur cherche à la fois à convaincre et à persuader c'est pour cela que c'est plutôt délicat !