Bonjour à tous,
Je suis en train de faire un commentaire sur un fragment des Feuillets d'Hypnos.
Il s'agit du fragment 220:
Si je pense avoir compris le "sens" général du fragment, qui semble anticiper sur le désenchantement de l'après-guerre à travers tout un réseau lexical de la maladie et du refoulement… Il y a une image qui reste pour moi complètement obscure, même après de nombreuses relectures. Il s'agit de celle de la phrase finale:
Je remercie les personnes qui pourront m'éclairer 😉 .
Je suis en train de faire un commentaire sur un fragment des Feuillets d'Hypnos.
Il s'agit du fragment 220:
"Je redoute l'échauffement tout autant que la chlorose des années qui suivront la guerre. Je pressens que l'unanimité confortable, la boulimie de justice n'auront qu'une durée éphémère, aussitôt retiré le lien qui nouait notre combat. Ici, on se prépare à revendiquer l'abstrait, là on refoule en aveugle tout ce qui est susceptible d'atténuer la cruauté de la condition humaine de ce siècle et lui permettre d'accéder à l'avenir, d'un pas confiant. Le mal partout déjà est en lutte avec son remède. Les fantômes multiplient les conseils, les visites, des fantômes dont l'âme empirique est un amas de glaires et de névroses. Cette pluie qui pénètre l'homme jusqu'à l'os c'est l'espérance d'agression, l'écoute du mépris. On se précipitera dans l'oubli. On renoncera à mettre au rebut, à retrancher et à guérir. On supposera que les morts inhumés ont des noix dans leurs poches et que l'arbre un jour fortuitement surgira.
Ô vie, donne, s'il est temps encore, aux vivants un peu de ton bon sens subtil sans la vanité qui abuse, et par-dessous tout, peut-être, donne-leur la certitude que tu n'es pas aussi accidentelle et privée de remords qu'on le dit. Ce n'est pas la flèche qui est hideuse, c'est le croc."
Si je pense avoir compris le "sens" général du fragment, qui semble anticiper sur le désenchantement de l'après-guerre à travers tout un réseau lexical de la maladie et du refoulement… Il y a une image qui reste pour moi complètement obscure, même après de nombreuses relectures. Il s'agit de celle de la phrase finale:
Ce n'est pas la flèche qui est hideuse, c'est le croc.Comment comprendre ce passage ? Je n'ai aucune hypothèse d'interprétation, à quoi peuvent bien faire référence ce "croc" et cette "flèche" ?
Je remercie les personnes qui pourront m'éclairer 😉 .



