Bonjour à tous,
Tout d'abord j'ai fait plusieurs recherches sur le forum en ce qui concerne mes questions mais n'ayant pas trouvé quelque chose de concret je creer ce sujet donc s'il n'est pas à la bonne place ou si quelqu'un en parle déjà je suis désolé d'avance.
Voici mon problème: je rentre en terminal L et pendant les vacances on m'a demandé de me travailler mon français. Etant donné que nous avons eu des listes de textes j'ai choisi de travailler sur Rainer Maria Rilke: Lettres à un jeune poète. J'ai lu le livre, je me suis fait des fiches seulement j'ai un petit problème, je ne trouve pas de sujet de type bac, de problématiques à étudier.
C'est pourquoi je fais appel à vous. Si vous avez des sujets, des problématiques, des exercices concernant ce livre n'hesitez pas à me les proposer.
Merci d'avance.
Une vaste :
Singularité et société dans l'esthétique de Rilke.
Oula c'est chaud ca quand même. C'est moi ou personne n'a jamais rien fait sur ce livre? c'est dommage il est super bien mais pour trouver des sujets dessus c'est le néant.
La solitude est énormément présente dans ce livre, Rilke en parle beaucoup. Tout comme de l'enfance, de ce qui entoure le poète et des sentiments qui l'aident à créer ses textes.
Je pense que je vais partir là dessus puisque je trouve rien d'autre…on verra bien 😂
En tout cas Merci Rodolphe 🙂
Bonsoir Oliv,
Quelques notes qui pourraient t'aider à avancer :
Lettres à un jeune poète
Ce sont dix lettres écrites par le poète allemand Rainer-- Maria Rilke (1875 -- 1926), entre 1906 et 1908, à Franz-- Xaver Kappus, élève du Prytanée militaire de Sankt-Polten que le poète avait lui-même jadis fréquenté. Elles furent publiées pour la première fois en 1920 chez Insel à Leipzig. En même temps qu'il soumettait à Rilke quelques-unes de ses poésies, Kappus, alors âgé de 20 ans, lui adressa une longue lettre dans laquelle il se confiait entièrement à lui. Rilke lui répondit : telle est l'origine de ces messages, qui furent détachés de l'ensemble de la correspondance de Rilke et publiés séparément.
Les Lettres à un jeune poète qui peuvent être comptées parmi les plus belles oeuvres de Rilke, forment une sorte de « guide spirituel » d'une valeur inestimable. Répondant à son jeune correspondant, Rilke ne traitera dans ses lettres que de questions essentielles, celles-là même que connaît inévitablement tout poète et, plus généralement, tout être dont la vocation est de créer. Une affirmation centrale, sur laquelle Rilke ne cesse de revenir, confère à ces lettres une étrange gravité : à savoir que nous devons-nous abandonner sans réserve à cette nécessaire solitude que nous découvrons en nous-mêmes car c'est d'elle que jaillit toute clarté. En effet, il n'est d'autre certitude que cette réalité première, et rien de ce que nous entreprenons ne sera promu à un avenir durable, si nous ne l'avons tout d'abord éprouvé en ce lieu retiré de nous-mêmes que n'atteignent point les bruits du monde. Êtes-vous poète ? Interrogez-vous sur les mobiles qui vous poussent à écrire ; déterminez, avant tout autre chose, s'ils sont d'une importance absolument vitale pour vous : « Être artiste…, c'est croître comme l'arbre qui ne presse pas sa sève, qui résiste, confiant aux grands vents du printemps, sans craindre que l'été puisse ne pas venir. L'été vient. Mais il ne vient que pour ceux qui savent attendre ». On mesurera l'importance de ces phrases si l'on se souvient qu'elles sont le fait du poète des Élégies de Duino, ces élégies dont il désespère de venir à bout et qu'«une étrange puissance» lui dicta soudain, en moins de quelques jours. Mais comment ne pas affirmer, parallèlement à cet ordre profond de la solitude, cette autre loi qui nous gouverne : celle de l'amour. Et c'est tout naturellement que Rilke passe du problème de l'art à celui de la sexualité. Comme Platon l'avait déjà fait dans le Banquet, Rilke reconnaît une égale valeur à la fécondité de la chair et à celle de l'esprit ; leur origine est la même : la volupté de la chair de nous offre-t-elle pas une connaissance illimitée, totale, une prise de possession de l'univers tout entier. « En une seule pensée créatrice, revivent mille nuits d'amours oubliées qui en font la grandeur et le sublime ». L'amour est connaissance et si, pour l'homme, engendrer est une manière d'enfanter, n'est-ce pas enfanter que de «créer de sa plus intime plénitude» ? Estimant que les sexes sont plus parents l'un de l'autre qu'on ne le pense généralement, Rilke développe ici cette idée, qui sera appelée à tenir tant de place, par la suite, dans son oeuvre, et qui consiste à penser que le renouvellement du monde sera le fait d'une attitude nouvelle de l'homme en face de la femme : pour lui, l'un et l'autre, oubliant leurs erreurs, ne se rechercheront plus pour s'opposer, mais uniront leurs solitudes, conservant ce respect mutuel, cette distance nécessaire à un développement parallèle de tout leur être. Dans les dernières lettres, Rilke revient avec une assistance accrue, sur cette notion de solitude que le poète, plus que tout autre, se doit de préserver intacte (lettre VIII en particulier). Certes, la solitude n'est pas sans faire lever en nous un cortège de tristesses, mais pourquoi s'effrayer ? Nos regards porteraient-ils au-delà des limites de la connaissance, peut-être alors percevrions-nous que ses tristesses sont comme des « aubes nouvelles » «où l'inconnu nous visite». Et le poète, parvenu au seuil de ce monde mystérieux, d'abandonner son correspondant à lui-même. Il apparaît donc que se dessinent tout au long de ses lettres, comme en filigrane, la plupart des thèmes qui formeront les Élégies de Duino ou les Sonnets à Orphée : à ce titre, les Lettres à un jeune poète sont peut-être la meilleure introduction à l'oeuvre poétique de Rilke.
Merci beaucoup Jean-Luc 😀
Bonjour , je suis nouvelle , et je trouve déjà ce site assez sympa et très intéressant .
Je suis en 1er L , et je souhaiterai savoir ce que vous déduisez , interprétez de la lecture de Rilke : Lettres à un jeune poète ?
Merci d'avance , Alexia
(Message déplacé.)
Je n'avais pas tout à fait compris le fonctionnement du site , donc je tient à m'excuser , je n'avais pas vu les sujets portant sur ce thème .
Pas de problème, tu pourras reprendre ton sujet une fois que tu auras lu les autres, tu auras + de connaissances et ce sera + simple pour toi de comprendre… 😉