Bonjour à tous
Voilà mon professeur nous a demandé de mettre en scène un extrait de l'acte I scène 3, celui de la prédiction de Macbeth et Banquo mais je vous avoue que pour le moment c'est un peu feuille blanche.
Je dois imaginer un dialogue entre deux personnages qui vont débattre d'un choix de mise scène
J'ai pensé à ; moderniser les sorcières
mettre un orchestre pour l'arrivée de Macbeth et de Banquo (pour les tambours)
mais après c'est panne sèche
Auriez-vous la possibilité de m'aider s'il vous plait ?
En attente d'une réponse de votre part je vous souhaite une bonne après-midi
Tu peux regarder des vidéos d'extraits de mise en scène. Ariane Mnouchkine encourage les élèves qui le peuvent à imaginer justement leur mise en scène.
https://www.google.com/#q=macbeth+mises+en+sc%C3%A8ne&tbm=vid&*
L'un des metteurs en scène peut opter pour les costumes d'époque et un autre peut choisir un ancrage plus contemporain : Les "sorcières" seraient des femmes sans domicile fixe que la rue a abimées et qui sont ici inquiétantes et installées sur un quai.
Les bruitages peuvent être intéressants. ( Bruit de la mer, de la tempête, tambour …) et même un fond musical inquiétant.
Les lumières sombres se partageront entre le sombre et les flammes d'un feu.
Scène III
[Une bruyère. Tonnerre.] (6)
Les trois Sorcières entrent.
PREMIÈRE SORCIÈRE
— Où as-tu été, sœur ?
DEUXIÈME SORCIÈRE
— Tuer le cochon.
TROISIÈME SORCIÈRE
— Et toi, sœur ?
PREMIÈRE SORCIÈRE
— La femme d’un matelot avait dans son tablier des châtaignes — qu’elle mâchait, mâchait, mâchait… Donne-m’en, lui dis-je. — Décampe, sorcière ! crie la carogne nourrie de rebut. — Son mari est parti pour Alep, comme patron du Tigre, — mais je vais m’embarquer à sa poursuite dans un crible, — et, sous la forme d’un rat sans queue, — j’agirai, j’agirai, j’agirai.
DEUXIÈME SORCIÈRE
— Je te donnerai un vent.
PREMIÈRE SORCIÈRE
— Tu es bien bonne.
TROISIÈME SORCIÈRE
— Et, moi un autre.
PREMIÈRE SORCIÈRE
— Et moi-même j’ai tous les autres ; — je sais les ports mêmes où ils soufflent, — et tous les points marqués — sur la carte des marins. — Je le rendrai sec comme du foin : — le sommeil, ni jour ni nuit, — ne se pendra à l’auvent de sa paupière. — Il vivra comme un excommunié. — Neuf fois neuf accablantes semaines — le rendront malingre, hâve, languissant : — et, si sa barque ne peut se perdre, — elle sera du moins battue des tempêtes. — Regardez ce que j’ai là.
DEUXIÈME SORCIÈRE
Montre-moi, montre-moi.
PREMIÈRE SORCIÈRE
— C’est le pouce d’un pilote — qui a fait naufrage en revenant dans son pays.
Bruit de tambours sur le théâtre.
PREMIÈRE SORCIÈRE
— Le tambour ! le tambour ! — Macbeth arrive !
TOUTES TROIS, dansant
— Les sœurs fatidiques, la main dans la main, — messagères de terre et de mer, — ainsi vont en rond, en rond. — Trois tours pour toi, et trois pour moi, — et trois de plus, pour faire neuf. — Paix !… Le charme est dans le cercle.
Entrent Macbeth et Banquo.
MACBETH
— Je n’ai jamais vu un jour si sombre et si beau.
BANQUO
— À quelle distance sommes-nous de Fores ? Quelles sont ces créatures — si flétries et si farouches dans leur accoutrement, — qui ne ressemblent pas aux habitants de la terre, — et pourtant sont sur la terre ? Vivez-vous ? Êtes-vous quelque chose — qu’un homme puisse questionner ? On dirait que vous me comprenez, — à voir chacune de vous placer son doigt noueux — sur ses lèvres de parchemin… Vous devez être femmes, — et pourtant vos barbes m’empêchent de croire — que vous l’êtes.
MACBETH
Parlez, si vous pouvez… Qui êtes-vous ?
PREMIÈRE SORCIÈRE
— Salut, Macbeth ! salut à toi, thane de Glamis (7) !
DEUXIÈME SORCIÈRE
— Salut, Macbeth ! salut à toi, thane de Cawdor (8) !
TROISIÈME SORCIÈRE
— Salut, Macbeth qui plus tard seras roi !
BANQUO
— Mon bon seigneur, pourquoi tressaillez-vous, et semblez-vous craindre — des choses qui sonnent si bien ?
Aux sorcières.
Au nom de la vérité, — êtes-vous fantastiques, ou êtes-vous vraiment — ce qu’extérieurement vous paraissez ? Vous saluez — mon noble compagnon de ses titres présents et de la haute prédiction — d’une noble fortune et d’un avenir royal, — si bien qu’il en semble ravi. À moi vous ne parlez pas. — Si vous pouvez voir dans les germes du temps, — et dire quelle graine grandira et quelle ne grandira pas, — parlez-moi donc, à moi qui ne mendie et ne redoute — ni vos faveurs ni votre haine.
PREMIÈRE SORCIÈRE
Salut !
DEUXIÈME SORCIÈRE
SalutTROISIÈME SORCIÈRE
Salut !
PREMIÈRE SORCIÈRE
— Moindre que Macbeth, et plus grand !
DEUXIÈME SORCIÈRE
— Pas si heureux, pourtant bien plus heureux !
TROISIÈME SORCIÈRE
— Tu engendreras des rois, — sans être roi toi-même ; — donc, salut, Macbeth et Banquo !
PREMIÈRE SORCIÈRE
— Banquo et Macbeth, salut !
MACBETH
— Demeurez, oracles imparfaits, dites-m’en davantage. — Par la mort de Sinel, je le sais, je suis thane de Glamis, — mais comment de Cawdor ? Le thane de Cawdor vit, — gentilhomme prospère ; et, quant à être roi, — cela n’est pas plus dans la perspective de ma croyance — que d’être thane de Cawdor. Dites de qui — vous tenez cette étrange renseignement, ou pourquoi — sur cette bruyère désolée vous barrez notre chemin — de ces prophétiques saluts. Parlez, je vous l’ordonne.
Les sorcières s’évanouissent.
BANQUO
— La terre a, comme l’eau, des bulles d’air, — et celles-ci en sont : où se sont-elles évanouies ?
MACBETH
— Dans l’air : et ce qui semblait avoir un corps s’est fondu — comme un souffle dans le vent… Que ne sont-elles restées !
BANQUO
— Les êtres dont nous parlons étaient-ils ici vraiment, — ou avons-nous mangé de cette racine insensée — qui fait la raison prisonnière ?
MACBETH
— Vos enfants seront rois !
BANQUO
Vous serez roi !
MACBETH
— Et thane de Cawdor aussi ! Ne l’ont-elles pas dit ?
BANQUO
— En propres termes, avec le même accent… Qui va là ?
Entrent Rosse et Angus.
ROSSE
— Le roi a reçu avec bonheur, Macbeth, — la nouvelle de ton succès : et, à la lecture — de tes aventures personnelles dans le combat contre les révoltés, — son admiration et son enthousiasme hésitent — à s’exprimer autant qu’à se taire. Interdit par tes exploits, — dans le cours de la même journée, — il te trouve au plus épais des rangs norwégiens, — impassible devant tous ces spectres étranges — que tu fais toi-même. Avec la rapidité de la parole, — les courriers succédaient aux courriers, et chacun d’eux — rapportait tes prouesses dans cette grandiose défense de son royaume, — et les versait à ses pieds.
ANGUS
Nous sommes envoyés — pour te transmettre les remercîments de notre royal maître : — chargés seulement de t’introduire en sa présence, et non de te récompenser.
ROSSE
— Et, comme arrhes d’un plus grand honneur, — il m’a dit de t’appeler, de sa part, thane de Cawdor. — Salut donc, digne thane, sous ce titre nouveau, — car il est à toi !
BANQUO
Quoi donc ! le diable peut-il dire vrai ?
MACBETH
— Le thane de Cawdor vit. Pourquoi me revêtez-vous — de manteaux empruntés ?
ANGUS
Celui qui était thane de Cawdor vit encore ; — mais un lourd jugement pèse sur sa vie, — qu’il a mérité de perdre. Était-il ouvertement ligué — avec ceux de Norwége, ou a-t-il appuyé le rebelle — par des secours et des subsides cachés, ou bien a-t-il travaillé — par une double complicité au naufrage de son pays ? je ne sais pas : — mais le crime de haute trahison prouvé et avoué — a causé sa chute.
MACBETH, à part
Glamis, et thane de Cawdor ! — Le plus grand est encore à venir !
Haut, à Angus.
Merci pour votre peine.
Bas, à Banquo.
— N’espérez-vous pas que vos enfants seront rois, — puisque celles qui m’ont donné le titre de Cawdor — ne leur ont pas promis moins qu’un trône ?
BANQUO
Une conviction aussi absolue — pourrait bien élever votre ardeur jusqu’à la couronne, — au-dessus du titre de Cawdor. Mais c’est étrange. — Souvent, pour nous attirer à notre perte, — les instruments des ténèbres nous disent des vérités ; — ils nous séduisent par d’innocentes bagatelles, pour nous pousser en traître — aux conséquences les plus profondes.
À Rosse et à Angus.
— Cousins, un mot, je vous prie.
MACBETH, à part
Deux vérités ont été dites, — heureux prologues à ce drame gros — d’un dénoûment impérial.
À Rosse et à Angus.
Merci, messieurs.
À part.
— Cette sollicitation surnaturelle — ne peut être mauvaise, ne peut être bonne… Si elle est mauvaise, — pourquoi m’a-t-elle donné un gage de succès, — en commençant par une vérité ? Je suis thane de Cawdor. — Si elle est bonne, pourquoi cédé-je à une suggestion — dont l’épouvantable image fait que mes cheveux se dressent — et que mon cœur si ferme se heurte à mes côtes, — malgré les lois de la nature ? L’inquiétude présente — est moindre que l’horreur imaginaire. — Ma pensée, où le meurtre n’est encore que fantastique, — ébranle à ce point ma faible nature d’homme, que ses fonctions — sont paralysées par une conjecture : et rien n’est pour moi — que ce qui n’est pas.
BANQUO
Voyez comme notre compagnon est absorbé.
MACBETH
— Si la chance veut me faire roi, en bien, la chance peut me couronner — sans que je m’en mêle.
BANQUO
Les honneurs nouveaux se posent sur lui — comme des vêtements encore étrangers : il n’adhéreront à leur moule — que par l’usage.
MACBETH
Advienne que pourra. — Le temps et l’occasion passent à travers la plus orageuse journée.
BANQUO
— Digne Macbeth, nous attendons votre bon plaisir.
MACBETH, à Rosse et à Angus
— Excusez-moi : mon sombre cerveau était travaillé — par des choses oubliées. — Bons seigneurs, vos services — sont consignés sur un registre dont je tourne chaque jour — la feuille pour les lire. Allons vers le roi.
À Banquo.
— Pensez à ce qui est arrivé ; et, dans quelque temps, — après un intérim de réflexions, nous nous parlerons — l’un à l’autre à cœur ouvert.
BANQUO
Très-volontiers.
MACBETH
— Jusque-là, assez !… Allons, amis !
Ils sortent.
d'accord je vais regarder ça merci floreale pour l'aide
bonne soirée