Question d’accord : deux adjectifs + un nom

Langue française

18 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Je ne sais pas si j'ai correctement accordé le nom dans la phrase suivante:

Ces adjectifs suivent la première et la deuxième déclinaisons (- > ils suivent la première déclinaison et la deuxième déclinaison).


Merci d'avance.
Peut-être trouverez vous ici votre bonheur. Voir le renvoi au Bdl ajouté sur la première réponse de ce lien.
En fait, tous les deux devraient être corrects, non?
Si l'on s'en tient à la deuxième et troisième réponse, je dirais que seul le singulier convient. Mais comme avec le français plus rien ne m'étonne, je laisse à un pro le soin de vous répondre.
Les première et deuxième déclinaisons ──► pas de déterminant au second adjectif : pluriel

La première et la deuxième déclinaison ──► le second adjectif est précédé d’un déterminant : singulier.
Oui mais si on nous propose La première et la deuxième déclinaison
Pourquoi rayer le second "la" ?
Il figure bien dans le message initial du demandeur…
Le deuxième article est-il faux?

Voici une réponse que j'ai trouvée sur le lien en haut:

– Conjuguez ce verbe à la première et à la deuxième personne du pluriel. (ou : à la première et à la deuxième personnes du pluriel)
Jehan a écrit :Pourquoi rayer le second "la" ?
J'ai oublié le si que j'ai rajouté à mon message.
Le deuxième article est-il faux?
non
Non, le deuxième article n'est évidemment pas faux.
Donc "déclinaison" au singulier.
Le Bdl n'est pas aussi affirmatif.
En particulier, on se demande quel sens pourrait avoir la phrase qui justifierait de mettre personne au pluriel dans l'exemple donné. Cela manque pour le moins d'explication.
Plusieurs adj. num. ordinaux coordonnés + nom. Nombre du nom

On peut écrire :
- la première et la deuxième déclinaison ;
- les première et deuxième déclinaisons ;
- la première et la deuxième déclinaisons. Cf. le dictionnaire des difficultés de l'éminent grammairien Joseph Hanse (3e éd., p. 101). Voir aussi, entre autres, la BDL, art. Nom qualifié par plus d'un adjectif :
Lorsque le déterminant est au singulier, lorsqu'il n'y a pas de déterminant ou dans le cas d’adjectifs numéraux ordinaux, on peut écrire le nom au singulier ou au pluriel, selon le sens. S’il y a ellipse ou si le nom est répété après chaque adjectif, on conseille généralement de l'écrire au singulier.
Exemples :
- Conjuguez ce verbe à la première et à la deuxième personne du pluriel. (ou : à la première et à la deuxième personnes du pluriel)
https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca//bdl/gabarit_bdl.asp?id=3627

N.B. : Si le pluriel est distinct du singulier pour l'oreille, on met le nom au
singulier : le premier et le deuxième cheval (et non chevaux). [Et, bien évidemment, les premier et deuxième chevaux.]

@ Aurora et paulang : écrit sans voir les derniers messages ; ils ne changent toutefois pas ma position.
Je trouve ces deux points assez étranges (pour ne pas dire contradictoires) :
- la première et la deuxième déclinaisons.

N.B. : Si le pluriel est distinct du singulier pour l'oreille, on met le nom au
singulier : le premier et le deuxième cheval (et non chevaux)
Si ça fonctionnait sémantiquement, ça devrait passer euphoniquement.
D'ailleurs, il me semble que le substantif (déclinaison, personne, cheval, etc.) ne renvoie pas aux deux référents, mais seulement à celui qualifiant deuxième (celui qualifiant premier étant implicite), il ne peut donc être qu’au singulier.
Jospeh Hanse (réf. dans mon message précédent) :
[…] on ne trouve aucun exemple de deux articles et adjectifs au singulier suivis d'un pluriel distinct, pour l'oreille, du singulier. Dirait-on Le premier et le deuxième chevaux ?
Ce n’est pas le rejet du pluriel chevaux qui me gêne (au contraire, je le trouve pertinent, aussi bien euphoniquement que sémantiquement), c’est l’acceptation du pluriel pour personnes, déclinaisons (ou autres pluriels réguliers).
Vous ne trouvez pas cela étrange ? Même si la BDL et Hanse indiquent que cet accord est possible.

Bonjour

Il semble bien, vu les passages des grammaires que rapporte ci-dessus Roméo 31, que les citations suivantes ne présentent aucun problème d’accord:

Outre les Épîtres de saint Grégoire qui ont été mises en ordre par Dupin […], nous avons trois Vies de ce pape.. Les deux premières ont été écrites au huitième et au neuvième siècles. (Gibbon, Histoire du déclin et de la chute de l’empire romain, chap. 45, Tombeaux et reliques des Apôtres, note)

Eutychius […] et Grégoire Bar-Hebraeus ou Abulpharage […] nous donnent une idée de la crédulité du dixième et du treizième siècles. (chap. 47, Exil de Nestorius ; note)

Dans les désordres du dixième et du onzième siècles, chaque paysan était soldat, et chaque village était fortifié. (chap. 53, Les Francs ou les Latins)

Qu’en pensez-vous? Il me reste à chercher d’autres exemples.

Bien respectueusement

Il est intéressant de suivre l’évolution du point de vue de Hanse sur la question en comparant les deux premières éditions de son nouveau dictionnaire des difficultés du français moderne, que voici :[upl-image-preview url=https://imgbb.com//pRSk7Z7/img20230104-16190993a.jpg][upl-image-preview url=https://imgbb.com//jwx9T83/img20230104-16211075a.jpg]Hanse dit d’abord que le seul tour normal logique est "au mième et au nième siècle" et "aux mième et au nième siècles", mais il admet "au mième et au nième siècles" sous les coups de boutoir de l’usage. Il faut reconnaître que cet usage existe largement. Parfois avec des confusions ou des erreurs à la clé. Un livre intitulé "Histoire de lʹUniversité de Paris au XVIIe et au XVIIIe siècle" est recensé dans la sérieuse revue Persée comme "Histoire de lʹUniversité de Paris au XVIIe et au XVIIIe siècles" ! Qui croire ?Hanse dit que l’Académie elle-même écrit "au XVIIe et au XVIIIe siècles" sans dire où. Dans la dernière édition, l’Académie ne donne que des exemples… exemplaires :Le xiiie et le xive siècle, les xiiie et xive siècles.Dans des titres d’ouvrages, pour préciser la période étudiée.« Les Institutions monastiques : xie-xve siècle »,du onzième au quinzième siècle.« La Poésie médiévale : xie-xiie siècles »,aux onzième et douzième siècles.Voilà. À vous de faire votre choix en connaissance de cause !

Bonjour LamaneurJe vous remercie pour votre message.En fait, j’étais déjà convaincu que les tournures normales étaient celles proposées par Sandrine Campese sur le site du Projet Voltaire et par Jehan ici même. J’en étais convaincu par la manière qu’avait Augustin Thierry, dans ses « Considérations sur l’histoire de France », de tourner des expressions comme « aux cinquième et sixième siècles » ou « au cinquième et au sixième siècle ».Je fus provisoirement induit en erreur par la version en ligne de L’Histoire du déclin et de la chute de l’Empire romain (par Gibbon), dont j’avais cependant pu constater qu’elle n’était pas conforme au texte imprimé en ce qui concernait les 38 premiers chapitres.À titre anecdotique, mon intérêt pour le sujet est parti de la lecture de l’article « cab » (une mesure des volumes) sur le site la langue française.com. J’avais repéré dans cet article une faute d’orthographe, que j’ai depuis signalée mais qui n’a toujours pas été corrigée.Bien respectueusement.