Bonjour,
je suis un peu perdu quant aux prépositions possibles (ou leur absence) avec le verbe grimper.
grimper à un mur, à un arbre
grimper un rocher
grimper à une clôture ?
quelle est la logique?
Ce n'est pas en effet toujours évident. Vous pouvez consulter des dictionnaires
en ligne. 😉
Grimper intransitif = monter.
L’objet introduit par la préposition va selon les cas désigner le but de l’action, le support qui aide à effectuer l’action (notamment dans le sens de grimper = monter en s’agrippant, en s’aidant des mains ou des pieds).
Grimper transitif = monter quelque chose.
L’objet est le support de l’action.
Merci pour votre aide.
P.ex. en consultant
https://www.cnrtl.fr/definition/grimper
je vois mal la différence entre
I. − Emploi intrans.
A. − [Le suj. désigne l'agent]
1. Monter en s'agrippant des pieds et éventuellement des mains.
a) [Le suj. est une pers.]
SYNT. Grimper à une muraille
et
II. − Emploi trans.
A. − [Le suj. désigne l'agent, l'obj. désigne le support de l'action] Les coureurs grimpent la côte. Les coureurs gravissent, escaladent la côte. Grimper le coteau, les étages, le mur, le talus; grimper une rampe.
Qu'on considère une rampe, un coteau ou un talus comme support pour l'action de monter, soit, mais un mur ?
J'ai l'impression que, généralement, quand on utilise "grimper le mur", c'est souvent dans le but de le franchir, le mur étant considéré comme un obstacle qu'on doit passer. "Grimper au mur" décrit plus l'action même de se hisser à la force des pieds et des mains sur un mur.
Le mur en parpaing de ma cour fait deux mètres de haut et les chats du quartier grimpent le mur non pas pour le plaisir de le gravir mais uniquement pour accéder à la cour et peut-être même uniquement pour m'em… 🙂
Cela étant, il n'est sans doute pas interdit d'écrire les chats grimpent sur le/au mur pour accéder à ma cour.
iétudeslittéraires a écrit :Qu'on considère une rampe, un coteau ou un talus comme support pour l'action de monter, soit, mais un mur ?
Pourquoi, c’est le côté « trop » vertical du mur (par rapport aux autres supports cités) qui te gêne ? Du coup, tu veux dire qu’on est forcé de s’aider des pieds et des mains pour le grimper ?
Quand le verbe est intransitif, ce qui est important (mis en exergue), c’est l’action, le support est accessoire.
Quand le verbe est transitif, l’action et le support sont dans une relation de dépendance totale, l’action ne se réalise que grâce au support.
Sans garantie, parce que je n’ai pas fait suffisamment de tests pour vérifier mon hypothèse, mais je dirais que pour le transitif, le sujet doit être un animé (ça fonctionne d'autant mieux avec un humain ; avec les animés non humains, peut-être fait-on un peu d'anthropomorphisme), la transitivité semble impliquer un minimum d’intention de la part du sujet. Ça rejoint, l'idée de but évoquée par lamaneur. S'il y a but, il y a intention.
Ainsi, on pourra dira aussi bien que
le chat grimpe le mur ou qu'
il grimpe au mur ; en revanche, il me semble qu’on pourra difficilement dire que
???le lierre grimpe le mur (sauf à vouloir le personnaliser). Alors que
le lierre grimpe au mur est OK.
Je ne sais pas si ça peut t’aider à percevoir la nuance entre les deux emplois, mais avec le verbe
intransitif, on va poser une
question en où :
Où a-t-il grimpé ? Au mur, sur l’arbre, à l’étage, etc.
Avec le verbe
transitif, on va poser une question en
que:
Qu’a-t-il grimpé ? Le mur, l’arbre, l’étage.