La poésie n’est pas ailleurs, ni là-bas, elle est ici. Partout où vivent, travaillent, jouent, aimen

Entraide scolaire

11 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Salut à tous ! Je suis en Terminale L Au fait, on m'a donné le sujet suivant: «La poésie n'est pas là-bas. Elle est ici. Partout où vivent, travaillent, jouent, souffrent et meurent les hommes». Discutez cette affirmation.

Concernant le plan, je me suis dit que dans la thèse, je dois mettre en exergue deux aspects à savoir la poésie comme prise en compte des réalités sociales (engagement) et la poésie comme expression d'un Moi qui se délivre (lyrisme personnel).
Pour l'antithèse, j'ai opté pour la poésie évasive, le poète disciple des Oneiroi, monde en vase clos et cétéra…
Mais j'ai aussi pensé à l'équilibre des parties en plus des doutes que j'ai eus concernant la pertinence de mon plan.
Qu'en pensez-vous ?
Bonjour,

Ce qui est opposé ici, c'est la poésie charnelle (plus qu'engagée), concrète, à la fuite vers un ailleurs plus satisfaisant, un idéal compensateur.
N'utilise pas le terme d'évasif (imprécis, qui élude).
Tu peux noter déjà que certains poètes comme Baudelaire ont traité les deux aspects simultanément pour en tirer des effets puissants.
Enfin, la poésie ne se définit pas par son objet mais par sa manière, par l'utilisation de la fonction poétique du langage.
Concernant le plan, je me suis dit que dans la thèse, je dois mettre en exergue deux aspects à savoir la poésie comme prise en compte des réalités sociales (engagement) et la poésie comme expression d'un Moi qui se délivre (lyrisme personnel).
Pour l'antithèse, j'ai opté pour la poésie évasive, le poète disciple des Oneiroi, monde en vase clos et cétéra…
Cela m'a l'air très intéressant. Comme le suggère Jean-Luc certains poètes (Baudelaire, mais aussi Hugo, Edouard Glissant ou Mahmoud Darwich) ont su concilier les deux aspects que vous développez. Vous pourriez donc, dans une troisième partie (synthèse) montrer qu'ils ne s'opposent pas nécessairement.
Comme vous l'avez dit, je dois éviter de parler de poésie "évasive" parce que ce n'est pas le terme approprié. Et je dois aussi faire une synthèse pour montrer que tous ces aspects peuvent aller de pair en prenant l'exemple d'Hugo, de Baudelaire…
J'ai une autre question: j'ai la manie de faire transparaître dans mes devoirs des références mythologiques; la mythologie étant mon «violon d'Ingres». Pensez-vous qu'une référence aux Oneiroi dans la seconde partie (la poésie comme source d'évasion) serait pertinente ?
Pensez-vous qu'une référence aux Oneiroi dans la seconde partie (la poésie comme source d'évasion) serait pertinente ?
Cela semble une excellente idée à condition que vous ayez les moyens de lui donner du contenu (Ovide, Euripide, …). Mais puisque c'est votre violon d'Ingres …
C'est noté ! Merci pour vos conseils et suggestions ! Au moins, c'est sûr que je ne tomberai de Charybde en Scylla 🙂
Le Surréalisme peut être aussi évoqué. Pour les surréalistes, l'ailleurs n'est pas transcendant ; il réside dans la réalité quotidienne pour peu qu'on ne se contente pas d'en prendre une vue incomplète et étriquée. Les surréalistes nous proposent de découvrir, superposée à la réalité la plus banale, une autre réalité, plus pleine et plus authentique, en faisant entrer dans la "vie réelle" l'univers de notre inconscient, celui de nos rêves et de nos désirs, celui de ces hasards troublants qui nous font parfois pressentir les mystérieuses correspondances qui unissent toutes choses, et que nous n'aurions jamais soupçonnées…
C'est noté ! Merci beaucoup !
Mais attention, l'auteur de la citation ne pensait certainement pas au Surréalisme en disant cela…
Ah ! Mais comme la poésie est"ambivalente" -si je peux m'exprimer ainsi - on peut tout de même l'y insérer à mon avis…
Assurément, c'est même une manière originale de le rejoindre (sauf pour ce qui est de l'engagement).