La Guerre des Gaules, Livre VI, 11

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir,


… earumque factionum principes sunt qui summam auctoritatem eorum judicio habere existimantur ..

J'ai des problèmes avec la syntaxe/ traduction de cette phrase. A mon avis, c'est une tournure personelle.

… à la tête de ces partis il y a des chef dont on estime qu'ils ont la plus grande autorité.

Mais comment traduire eorum judicio?



Merci
Oui, c'est une tournure personnelle.
eorum judicio double un peu existimantur : "d'après leur jugement'", ou, plus simplement : "d'après eux"
Quand je traduis d'après eux, je dois laisser de côté le verbe existimare, non?

J'ai encore un autre problème:

Proeliis uero compluribus factis secundis atque omni nobilitate Aeduorum interfecta tantum potentia antecesserant, ut magnam partem clientium ab Aeduis ad se traducerent obsidesque ab eis principum filios acciperent et publice iurare cogerent nihil se contra Sequanos consili inituros et partem finitimi agri per uim occupatam possiderent Galliaeque totius principatum obtinerent.

Après plusieurs victoires et la destruction de toute la noblesse des Héduens, ils acquirent une telle puissance (4) qu'un grand nombre de peuples, clients des Héduens, passèrent dans leur parti. Ils prirent en otages les fils de leurs principaux citoyens, firent prêter publiquement à cette nation le serment de ne rien entreprendre contre eux, s'attribuèrent la partie du territoire
conquise par leurs armes, et obtinrent la suprématie dans toute la Gaule.


Moi, j'aurais traduis tous les verbes par des plus-que-parfaits en français. Le verbe de la principale se trouve au pl-qu-pf. et les actions de la subordonnées se passent en même temps.
Ou ai-je tort?
- Vous devez rendre à la fois eorum judicio et existimantur

- Le premier verbe est au PQP, il faut conserver son temps. Les autres verbes sont au SI par concordance des temps. Du fait que l'on a affaire à une consécutive, qui en français nécessite l'indicatif, vous devez utiliser des passés simples ou des imparfaits suivant l'aspect du procès verbal.
Certes, en latin, on aurait pu avoir le parfait, mais seulement si les actions exprimées avaient duré un long moment, quasiment jusqu'au temps de référence du récit, ce qui n'est évidemment pas le cas, comme César le fait bien ressortir plus loin : Advenu Caesaris facta commutatione rerum…
Pourquoi ne traduit-on pas en français par le plus-que-parfait dans la subordonnée?
Parce que vous avez des imparfaits et non des plus-que-parfaits du subjonctif.
Jacques: Le subj. pqp dans une proposition consécutive existe mais , je pense, principalement dans l'expression de l'irréel du passé. Et dans ce cas on utilise le conditionnel en français.
Il se rencontre aussi mais rarement dans le cas où " il indique un résultat qui s'était trouvé acquis dans le passé" (E.Thomas), alors en effet on a aussi le pqp en français. Sauf erreur(s)…
Oui, je ne vois pas pourquoi le PQP, dans sa valeur habituelle, serait exclu de la consécutive, bien que je ne trouve pas d'exemple. L'idée consécutive au PQP n'est pas rare, mais à l'indicatif, avec par exemple itaque en tête de proposition.
Je pense qu'en latin on n'utilise pas le subjonctif plus-que-parfait dans la subordonnée parce qu'il exprimerait une antériorité.

Je me pose plutôt des question à propos de la traduction de cette subordonnée en français.
Mais si, l'antériorité est possible ; tout dépend du repères temporel que l'on prend en référence :
"César avait harangué ses soldats avec une telle force de persuasion qu'aucun de ceux-ci n'avait failli au moment le plus critique de la bataille".
Dans le passage qui nous occupe, vous traduisez les SImp par des passés simples (ou des imparfiats suivant la valeur aspectuelle), tout simplement. Les deux langues ne correspondent pas : César applique la concordance des temps dans ce qu'elle a de mécanique : temps du passé dans ma principale, SI dans la subordonnée si l'action de cette dernière est concomitante ou postérieure.