Bonjour, j'ai un commentaire à faire sur cet extrait:
Idée directrice: ID: André Gide, par le biais d’un narrateur enthousiaste, prône un plaisir passant avant tout par les sensations procurées par la communion entre l’homme et la nature, et souhaite un retour à la simplicité et la beauté de l’exaltation des sens. Le texte, malgré tout, semble provoquant. André Gide, en demandant à ce que l’on brûle tous les livres, réclame la mort de la littérature, au sein même d’une oeuvre qu’il écrit.
I. Une ode hédoniste qui célèbre la joie d’être au monde et les sentiments provoqués par le plaisir sensuel et sensible.
A/ le plaisir de la sensation comme recherche première
B/ Le retour à une communion plus intime et originelle avec le monde et la nature
C/ Un désir d’accéder aux plaisir des sens si ardent qu’il se métamorphose en un véritable amour pour le monde
II. Une expérience subjective de l’exaltation des sens,
A/ Le goût pour la découverte de nouvelles sensations
B/ La joie liée à l’ivresse des sens
III. Rapport ambigu à l’écriture: refus d’écrire mais fait le constat d’un langage impuissant, incapable de rendre compte du bonheur de l’exaltation des sens
A/ La beauté du monde échappe au langage
B/ Pourtant, paradoxalement, la Nature s’exprime
C/ Un enseignement fondé sur la puissance évocatrice de la poésie . Cette évocation passe par des images.
Il me semble que tout cela manque de précision et que l'enchaînement est peu fluide…Pourriez-vous m'éclairer?
Merci d'avance 🙂
Nathanaël ! quand aurons-nous brûlé tous les livres ! !J'ai déjà un plan, mais j'aimerais parvenir à le préciser, ainsi qu'à formuler une idée directrice plus précise et plus fluide.Qu'en pensez vous?
Il ne me suffit pas de lire que les sables des plages sont doux ; je veux que mes pieds nus le sentent… Toute connaissance que n’a pas précédée une sensation m’est inutile.
Je n’ai jamais rien vu de doucement beau dans ce monde, sans désirer aussitôt que toute ma tendresse le touche. Amoureuse beauté de la terre, l’effloraison de ta surface est merveilleuse. Ô paysage où mon désir s’est enfoncé ! Pays ouvert où ma recherche se promène ; allée de papyrus qui se referme sur de l’eau ; roseaux courbés sur la rivière ; ouvertures des clairières ; apparition de la plaine dans l’embrasure des branchages, de la promesse illimitée. Je me suis promené dans les couloirs de roches ou de plantes. J’ai vu se dérouler des printemps.
VOLUBILITÉ DES PHÉNOMÈNES
Dès ce jour, chaque instant de ma vie prit pour moi la saveur de nouveauté d’un don absolument ineffable. Ainsi je vécus dans une presque perpétuelle stupéfaction passionnée. J’arrivais très vite à l’ivresse et me plaisais à marcher dans une sorte d’étourdissement.
Certes, tout ce que j’ai rencontré de rire sur les lèvres, j’ai voulu l’embrasser ; de sang sur les joues, de larmes dans les yeux, j’ai voulu le boire ; mordre à la pulpe de tous les fruits que vers moi penchèrent des branches. À chaque auberge me saluait une faim ; devant chaque source m’attendait une soif – une soif, devant chacune, particulière ; – et j’aurais voulu d’autres mots pour marquer mes autres désirs
de marche, où s’ouvrait une route ;
de repos, où l’ombre invitait ;
de nage, au bord des eaux profondes ;
d’amour ou de sommeil au bord de chaque lit.
J’ai porté hardiment ma main sur chaque chose et me suis cru des droits sur chaque objet de mes désirs. (Et d’ailleurs, ce que nous souhaitons, Nathanaël, ce n’est point tant la possession que l’amour.) Devant moi, ah ! que toute chose s’irise ; que toute beauté se revête et se diapre de mon amour.
Idée directrice: ID: André Gide, par le biais d’un narrateur enthousiaste, prône un plaisir passant avant tout par les sensations procurées par la communion entre l’homme et la nature, et souhaite un retour à la simplicité et la beauté de l’exaltation des sens. Le texte, malgré tout, semble provoquant. André Gide, en demandant à ce que l’on brûle tous les livres, réclame la mort de la littérature, au sein même d’une oeuvre qu’il écrit.
I. Une ode hédoniste qui célèbre la joie d’être au monde et les sentiments provoqués par le plaisir sensuel et sensible.
A/ le plaisir de la sensation comme recherche première
B/ Le retour à une communion plus intime et originelle avec le monde et la nature
C/ Un désir d’accéder aux plaisir des sens si ardent qu’il se métamorphose en un véritable amour pour le monde
II. Une expérience subjective de l’exaltation des sens,
A/ Le goût pour la découverte de nouvelles sensations
B/ La joie liée à l’ivresse des sens
III. Rapport ambigu à l’écriture: refus d’écrire mais fait le constat d’un langage impuissant, incapable de rendre compte du bonheur de l’exaltation des sens
A/ La beauté du monde échappe au langage
B/ Pourtant, paradoxalement, la Nature s’exprime
C/ Un enseignement fondé sur la puissance évocatrice de la poésie . Cette évocation passe par des images.
Il me semble que tout cela manque de précision et que l'enchaînement est peu fluide…Pourriez-vous m'éclairer?
Merci d'avance 🙂



