Holà!
J'ai un commentaire composé à faire sur cet extrait:
-la dimension onirique
-l'importance de la solitude
-le mystère du lieu
Mais je bloque sur ce passage car il ne me stimule pas si je puis dire…
Si jamais vous avez des pistes supplémentaires, je suis plus que preneuse!
Bon dimanche!
J'ai un commentaire composé à faire sur cet extrait:
J'attendais venir avec impatience ces jours de congé où la voiture, roulant vers Maremma, vidait l'Amirauté pour quelques heures, me laissant unique maitre d'une terre secrète qui semblait pour moi seul laisser transparaitre le reflet faible d'un trésor enseveli. Dans le silence de ses casemates vides, de ses couloirs ensevelis comme des galeries de mine dans l'épaisseur formidable de la pierre, la forteresse lavée des regards indifférents reprenait les dimensions du songe. Mes pieds légers et assourdis erraient dans les couloirs à la manière des fantômes dont le pas, à la fois hésitant et guide, réapprend un chemin; je bougeais en elle comme une faible vie, et pourtant rayonnante soudain comme ces lumières prises dans un jeu de glaces dont le pouvoir coïncide tout ä coup avec un mystérieux foyer.J'ai quelques pistes:
Mes pas me portaient vers l'embrasure où je m'étais attardé avec Marino lors de ma première visite. Les brumes mornes qui la fermaient alors faisaient souvent place ä une grande tombée de soleil qui découpait au ras du sol, comme la bouche d'un four, un carré flamboyant de lumière dure.
Du fond de la pénombre de ce réduit suspendu en plein ciel, dans cet encadrement nu de pierres cyclopéennes, je voyais osciller jusqu'ä écœurement une seule nappe sombre et éblouissante d'un bleu diamante, qui nouait et dénouait comme dans une grotte marine des maillons de soleil au long des pierres grises.
Je m'asseyais sur la culasse du canon.
Mon regard, glissant au long de énorme fût de bronze, épousait son jaillissement et sa nudité, prolongeait l’élan figé du métal, se braquait avec lui dans une fixité dure sur horizon de mer.
Je rivais mes yeux ä cette mer vide, où chaque vague, en glissant sans bruit comme une langue, semblait s'obstiner ä creuser encore absence de toute trace, dans le geste toujours inachevé de l’effacement pur.
J'attendais, sans me le dire, un signal qui puiserait dans cette attente démesurée la confirmation d'un prodige. Je rêvais d'une voile naissant du vide de la mer. Je cherchais un nom ä cette voile désirée. Peut-être l’avais-je déjà trouvé.
-la dimension onirique
-l'importance de la solitude
-le mystère du lieu
Mais je bloque sur ce passage car il ne me stimule pas si je puis dire…
Si jamais vous avez des pistes supplémentaires, je suis plus que preneuse!
Bon dimanche!



