Koltès, Combat de nègre et de chiens

Entraide scolaire

5 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir ,
Tout d'abord je vous souhaite une bonne année 2017, voilà j'ai un commentaire de texte sur une partie de la pièce de théâtre de Bernard-Marie Koltès Combat de Nègres et de Chiens le moment ou Alboury vient réclamer le corps de son frère à Horn
La question est de montrer la relation entre les deux hommes ?
Pourriez-vous m'aidez s'il vous plait je n'y arrive pas ?

voici le texte à commenter
ALBOURY.
-
:Moi, j'attends quo'n me rende mon frère ; c'est pour cela que je suis là.

HORN.
-Enfin, expliquez-moi. Pourquoi tenez vous tant
à le récupérer ? Rappelez moi le nom de cet homme ?
ALBOURY.
-
: On appelait Nouofia; et il avait un nom secret.
HORN.
-
Mais que vous importe son corps ? C'est la première fois que je vois cela ;
pourtant, je croyais bien connaître les Africains. La vie ne vaut pas grand chose chez vous, et
la mort non plus. Je veux bien croire que vous soyiez particulièrement sensible; mais ce n'est pas
l'amour, hein, qui rend si bête?
C’est une affaire d’Européen, l’amour?

ALBOURY.

Non, ce n’est pas l’amour.
HORN.
Je le savais ! Cela fait longtemps que j'ai remarqué ce manque de sensibilité qui
choque beaucoup d’Européens. Moi, je m’en fiche; d’ailleurs les Asiatiques sont pires encore.
Mais bon, pourquoi devriez-vous vous fâcher pour une si petite chose ?Je vous ai dit que je
dédommagerai la famille aussitôt que je le pourrai. Vous feriez mieux d’oublier toute cetteaffaire.
ALBOURY.
-
: Souvent, les petites gens veulent une petite chose, très simple ; mais cette petite chose, ils la veulent ; rien ne les détournera de leur idée ; et ils se feraient tuer pour elle ; et même quandon les aura tués, même morts, ils la voudraient encore.
HORN.
-
: Qui était il Alboury, et vous, qui êtes vous ?

ALBOURY.
-
:
Il y a très longtemps, je dis à mon frère je sens que j’ai froid; il me dit c’est
qu’il y a un petit nuage entre le soleil et toi je lui dis c'est
-
ce possible que ce petit nuage me
fasse geler alors que tout autour de moi, les gens transpirent et le soleil les brûle
? Mon
frère me dit
: moi aussi je gèle
; nous nous sommes donc réchauffés ensemble. Je dis ensuite
à mon frère
: qua
nd donc disparaîtra ce nuage, que le soleil puisse nous chauffer nous
aussi
? Il m’a dit
: il ne disparaîtra pas, c’est un petit nuage qui nous suivra partout, toujours
entre le soleil et nous. Et je sentais qu’il nous suivait partout, et qu’au milieu des
gens riant
tout nus dans la chaleur, mon frère et moi nous gelions et nous nous réchauffions ensemble.
Alors mon frère et moi, sous ce petit nuage qui nous privait de chaleur, nous nous sommes
habitués l’un à l’autre, à force de nous réchauffer. Si le dos
me démangeait, j’avais mon frère
pour le gratter
; et je grattais le sien lorsqu’il le démangeait
; l’inquiétude me faisait ronger
les ongles de ses mains et, dans son sommeil, il suçait le pouce de ma main. Les femmes que
l’on eut s’accrochèrent à nous et
se mirent à geler à leur tour
; mais on se réchauffait tant on
était serrés sous le petit nuage, on s’habituait les uns aux autres et le frisson qui saisissait un
homme se répercutait d’un bord à l’autre du groupe. Les mères vinrent nous rejoindre, et les
mères des mères et leurs enfants et nos enfants, une innombrable famille dont même les
morts n’étaient jamais arrachés, mais gardés serrés au milieu de nous, à cause du froid sous
le nuage. Le petit nuage avait monté, monté vers le soleil, privant de chal
eur une famille de
plus en plus grande, de plus en plus habituée chacun à chacun, une famille innombrable faite
de corps morts, vivants et à venir, indispensables chacun à chacun à mesure que nous
voyions reculer les limites des terres encore chaudes sous
le soleil.
C’est pourquoi je viens réclamer le corps de mon frère que l’on nous a arraché, parce que
son absence a brisé cette proximité qui nous permet de nous tenir chaud, parce que, même
mort, nous avons besoin de sa chaleur pour nous réchauffer, et il
a besoin de la nôtre pour
lui garder la sienne.

HORN.
-
: Il est difficile de se comprendre, monsieur. Je crois que,
quelque effort que l'on fasse, il sera toujours difficile de cohabiter
en attente d'une réponde de votre part je vous souhaite une bonne soirée
Les deux personnages de Combat…, Horn et Cal,
parlent ensemble, et, après avoir écrit ce qu’ils disaient, j’ai dû chercher ce qui les avait
réunis, et je les ai placés devant une table de jeu. Ce genre de truc ne marche que s’il est
vraiment issu du dialogue et de sa raison d’être, non d’une façon extérieure. Si je devais faire
rejouer les personnages, il faudrait que, par leur jeu, il se passe quelque chose. Il faut trouver
les actions dans un rapport plus dialectique avec le langage. Le Noir qui vient chercher le
corps de son frère ne m’est apparu qu’à la presque fin du travail. Je voulais que le Noir entre
dans l’endroit, j’étais attaché à la notion d’entêtement, et d’un langage clair, d’une manière
directe de voir les choses. A la fin, de toutes les évidences, il n’en est resté qu’une seule : il
fallait que le Noir vienne réclamer quelque chose. Et ce motif, issu de la pièce, a pu la faire
rebondir, il n’était plus simplement un truc.
Koltès
Un bout du monde : un village d'Afrique la nuit
Un requête, une quête de reconnaissance au milieu des préjugés. Ce que révèle et tait le dialogue.
Le froid/le chaud : métaphore de la fraternité
et quelle relation il y a entre les deux hommes ? Je ne comprend pas vraiment le texte que vous m'avez mit de l'auteur
dsl mais je galère vraiment sur ce texte
Je t'ai proposé un texte de Koltès.
Et puis une suggestion pour trois pistes de recherche pour guider ton analyse du texte.
ok d'accord merci de votre réponse bonne soirée