Bonsoir ,
Tout d'abord je vous souhaite une bonne année 2017, voilà j'ai un commentaire de texte sur une partie de la pièce de théâtre de Bernard-Marie Koltès Combat de Nègres et de Chiens le moment ou Alboury vient réclamer le corps de son frère à Horn
La question est de montrer la relation entre les deux hommes ?
Pourriez-vous m'aidez s'il vous plait je n'y arrive pas ?
voici le texte à commenter
Tout d'abord je vous souhaite une bonne année 2017, voilà j'ai un commentaire de texte sur une partie de la pièce de théâtre de Bernard-Marie Koltès Combat de Nègres et de Chiens le moment ou Alboury vient réclamer le corps de son frère à Horn
La question est de montrer la relation entre les deux hommes ?
Pourriez-vous m'aidez s'il vous plait je n'y arrive pas ?
voici le texte à commenter
ALBOURY.en attente d'une réponde de votre part je vous souhaite une bonne soirée
-
:Moi, j'attends quo'n me rende mon frère ; c'est pour cela que je suis là.
HORN.
-Enfin, expliquez-moi. Pourquoi tenez vous tant
à le récupérer ? Rappelez moi le nom de cet homme ?
ALBOURY.
-
: On appelait Nouofia; et il avait un nom secret.
HORN.
-
Mais que vous importe son corps ? C'est la première fois que je vois cela ;
pourtant, je croyais bien connaître les Africains. La vie ne vaut pas grand chose chez vous, et
la mort non plus. Je veux bien croire que vous soyiez particulièrement sensible; mais ce n'est pas
l'amour, hein, qui rend si bête?
C’est une affaire d’Européen, l’amour?
ALBOURY.
Non, ce n’est pas l’amour.
HORN.
Je le savais ! Cela fait longtemps que j'ai remarqué ce manque de sensibilité qui
choque beaucoup d’Européens. Moi, je m’en fiche; d’ailleurs les Asiatiques sont pires encore.
Mais bon, pourquoi devriez-vous vous fâcher pour une si petite chose ?Je vous ai dit que je
dédommagerai la famille aussitôt que je le pourrai. Vous feriez mieux d’oublier toute cetteaffaire.
ALBOURY.
-
: Souvent, les petites gens veulent une petite chose, très simple ; mais cette petite chose, ils la veulent ; rien ne les détournera de leur idée ; et ils se feraient tuer pour elle ; et même quandon les aura tués, même morts, ils la voudraient encore.
HORN.
-
: Qui était il Alboury, et vous, qui êtes vous ?
ALBOURY.
-
:
Il y a très longtemps, je dis à mon frère je sens que j’ai froid; il me dit c’est
qu’il y a un petit nuage entre le soleil et toi je lui dis c'est
-
ce possible que ce petit nuage me
fasse geler alors que tout autour de moi, les gens transpirent et le soleil les brûle
? Mon
frère me dit
: moi aussi je gèle
; nous nous sommes donc réchauffés ensemble. Je dis ensuite
à mon frère
: qua
nd donc disparaîtra ce nuage, que le soleil puisse nous chauffer nous
aussi
? Il m’a dit
: il ne disparaîtra pas, c’est un petit nuage qui nous suivra partout, toujours
entre le soleil et nous. Et je sentais qu’il nous suivait partout, et qu’au milieu des
gens riant
tout nus dans la chaleur, mon frère et moi nous gelions et nous nous réchauffions ensemble.
Alors mon frère et moi, sous ce petit nuage qui nous privait de chaleur, nous nous sommes
habitués l’un à l’autre, à force de nous réchauffer. Si le dos
me démangeait, j’avais mon frère
pour le gratter
; et je grattais le sien lorsqu’il le démangeait
; l’inquiétude me faisait ronger
les ongles de ses mains et, dans son sommeil, il suçait le pouce de ma main. Les femmes que
l’on eut s’accrochèrent à nous et
se mirent à geler à leur tour
; mais on se réchauffait tant on
était serrés sous le petit nuage, on s’habituait les uns aux autres et le frisson qui saisissait un
homme se répercutait d’un bord à l’autre du groupe. Les mères vinrent nous rejoindre, et les
mères des mères et leurs enfants et nos enfants, une innombrable famille dont même les
morts n’étaient jamais arrachés, mais gardés serrés au milieu de nous, à cause du froid sous
le nuage. Le petit nuage avait monté, monté vers le soleil, privant de chal
eur une famille de
plus en plus grande, de plus en plus habituée chacun à chacun, une famille innombrable faite
de corps morts, vivants et à venir, indispensables chacun à chacun à mesure que nous
voyions reculer les limites des terres encore chaudes sous
le soleil.
C’est pourquoi je viens réclamer le corps de mon frère que l’on nous a arraché, parce que
son absence a brisé cette proximité qui nous permet de nous tenir chaud, parce que, même
mort, nous avons besoin de sa chaleur pour nous réchauffer, et il
a besoin de la nôtre pour
lui garder la sienne.
HORN.
-
: Il est difficile de se comprendre, monsieur. Je crois que,
quelque effort que l'on fasse, il sera toujours difficile de cohabiter



