Bonjour! J'ai un devoir, un commentaire littéraire, à faire sur un extrait du roman de Céline. J'aurai besoin de votre aide afin de compléter mes axes.
J'ai donc une problématique :
Comment ce texte exhibe-t-il la solitude d'un homme misérable et nous raconte-t-il son voyage au cœur des ténèbres ?
J'ai fait mon introduction, j'ai commencé par l'amorce, j'y ai inséré la problématique et j'y ai introduit mes axes.
J'ai trouvé mes axes :
I - L'exhibition d'un seul, impuissant et misérable
II - Le voyage pénible au cœur de la mort
Je ne trouve pas de sous-parties à mes axes, quelqu'un pourrait-il m'aider ?
En vous remerciant d'avance
Lilouune
Quand on arrive vers ces heures-là en haut du pont Caulaincourt on aperçoitVoici l'extrait.
au-delà du grand lac de nuit qui est sur le cimetière les premières lumières de Rancy.
C’est sur l’autre bord Rancy. Faut faire tout le tour pour y arriver. C’est si loin
! Alors
on dirait qu’on fait le tour de la nuit même, tellement il faut marcher de temps et des
pas autour du cimetière pour arriver aux fortifications.
Et puis ayant atteint la porte, à l’octroi, on passe encore devant le bureau moisi
où végète le petit employé vert. C’est tout près alors. Les chiens de la zone sont à leur
poste d’aboi. Sous un bec de gaz, il y a des fleurs quand même, celles de la
marchande qui attend toujours là, les morts qui passent d’un jour à l’autre, d’une
heure à l’autre. Le cimetière, un autre encore, à côté, et puis le boulevard de la
Révolte. Il monte avec toutes ses lampes droit et large en plein dans la nuit. Y a qu’à
suivre, à gauche. C’était ma rue. Il n’y avait vraiment personne à rencontrer. Tout de
même, j’aurais bien voulu être ailleurs et loin. J’aurais aussi voulu avoir des
chaussons pour qu’on m’entende pas du tout rentrer chez moi. J’y étais cependant
pour rien, moi, si Bébert n’allait pas mieux du tout. J’avais fait mon possible. Rien à
me reprocher. C’était pas de ma faute si on ne pouvait rien dans des cas comme
ceux-là. Je suis parvenu jusque devant sa porte, et je le croyais, sans avoir été
remarqué. Et puis, une fois monté, sans ouvrir les persiennes j’ai regardé par les
fentes pour voir s’il y avait toujours des gens à parler devant chez Bébert. Il en sortait
encore quelques-uns des visiteurs de la maison, mais ils n’avaient pas le même air
qu’hier les visiteurs. Une femme de ménage des environs, que je connaissais bien
pleurnichait en sortant. «
On dirait décidément que ça va encore plus mal, que je me
disais. En tout cas, ça va sûrement pas mieux… Peut-être qu’il est déjà passé
? que je
me disais. Puisqu’il y en a une qui pleure déjà
!…
» La journée était finie.
Je cherchais quand même si j’y étais pour rien dans tout ça. C’était froid et
silencieux chez moi. Comme une petite nuit dans un coin de la grande, exprès pour
moi tout seul.
De temps en temps montaient des bruits de pas et l’écho entrait de plus en plus
fort dans ma chambre, bourdonnait, s’estompait… Silence. Je regardais encore s’il se
passait quelque chose dehors, en face. Rien qu’en moi que ça se passait, à me poser
toujours la même question.
J’ai fini par m’endormir sur la question, dans ma nuit à moi, ce cercueil,
tellement j’étais fatigué de marcher et de ne trouver rien.
J'ai donc une problématique :
Comment ce texte exhibe-t-il la solitude d'un homme misérable et nous raconte-t-il son voyage au cœur des ténèbres ?
J'ai fait mon introduction, j'ai commencé par l'amorce, j'y ai inséré la problématique et j'y ai introduit mes axes.
J'ai trouvé mes axes :
I - L'exhibition d'un seul, impuissant et misérable
II - Le voyage pénible au cœur de la mort
Je ne trouve pas de sous-parties à mes axes, quelqu'un pourrait-il m'aider ?
En vous remerciant d'avance
Lilouune



