Bonsoir,
Je suis entrain de faire quelques fiches sur la poésie et j'aimerais trouver un exemple de textes à comparer. Je m'explique: On sait que Ronsard a été très influencé par Pétrarque. On parle même d'imitation (dans le sens texte modèle et plaisir de comparaison entre deux auteurs). Cependant, j'aimerais illustrer cette idée par un exemple concret. Auriez-vous en référence deux poèmes (un de Pétrarque, traduit et un de Ronsard) qui pourraient illustrer ce propos ?
Merci d'avance 😀
Je ne peux que penser à du Du Bellay
Seul, et pensif par la déserte plaine
Rêvant au bien, qui me fait douloureux,
Les longs baisers des colombs amoureux
Par leur plaisir firent croître ma peine.
Heureux oiseaux, que votre vie est pleine
De grand' douceur ! ô baisers savoureux !
Ô moi deux fois, et trois fois malheureux,
Qui n'ai plaisir que d'espérance vaine !
Voyant encor sur les bords de mon fleuve
Du cep lascif les longs embrassements,
De mes vieux maux je fis nouvelle épreuve.
Suis-je donc veuf de mes sacrés rameaux ?
Ô vigne heureuse ! heureux enlacements !
Ô bord heureux ! ô bienheureux ormeaux !
Joachim DU BELLAY, L'Olive augmentée, sonnet 84
qui reprend Pétrarque
Seul et pensif ces champs et vert côteau
Vais mesurant pas à pas lentement,
Et des humains je fuis l'assemblement :
Mais tel fuir pourtant rien ne me vaut.
Au fort ainsi gouverner il me faut,
Pour ne montrer aux gens mon gref tourment.
Vu qu'à me voir on lit dehors comment
Toujours j'endure au dedans un feu chaud.
Je crois qu'ici meshui il n'y a plaine,
Ni mont, ni bois, qui ne sachent l'usage
Que tient ma vie à autrui incertaine.
Mais je ne sais chercher lieu tant sauvage,
Qu'amour toujours ne m'y suive en volant,
Et l'un à l'autre ensemble allons parlant.
Son
Olive fait écho à la Laure de Pétrarque!
J'espère que cela te sera tout de même utile
Merci beaucoup !! Je pourrai, de cette manière, diversifier les exemples 😀 Même si j'ai l'impression de ne parler que de Du Bellay dans ma fiche sur la Pléiade 🙄