Dans quelle mesure l’émotion, les sentiments, la réflexion que développe la littérature contribuent-
14 réponses
Bonjour,
J'ai une dissertation dont le sujet est : dans quelle mesure l'émotion, les sentiments, la réflexion que développent la littérature contribuent-ils au plaisir du lecteur et à son intelligence ?
J'ai déjà commencé à réfléchir sur le sujet et étant donné que la phrase est très longue, je suis un peu perdue…
De plus, j'ai lu sur le forum qu'avec "dans quelle mesure" il était préférable de faire un plan dialectique :
I dans une certaine mesure
II mais pas seulement
Or, je ne trouve pas d'idée pour la deuxième partie "mais pas seulement", étant donné que le terme "intelligence" est très large… donc, est-ce obligatoire de former un plan dialectique sur ce sujet ?
Mais merci d'avance !
Bonjour,
Repère le paradoxe dans le sujet entre réflexion et émotion ainsi que sentiments.
Réfléchis autour des notions de conviction et persuasion, d'argumentation directe et indirecte, du thème constant dans la littérature entre plaisir et éducation (placere, docere)…
Si j'ai bien saisi, le paradoxe entre les sentiments/l'émotion et la réflexion est que la réflexion c'est un acte conscient alors que les sentiments et l'emotions sont inconscients.
Ensuite, convaincre et persuader, c'est ce que chaque auteur cherche à faire.
En ce qui concerne l'argumentation directe, c'est l'auteur qui parle alors que dans l'argumentation indirecte , l'auteur utilise un narrateur pour faire passer son message.
Enfin, le thème constant de la littérature associe plaisir et éducation c'est le thème de chaque livre, soit l'un, soit l'autre ou les deux ?
Quand le plaisir de lecture naît des émotions, de la palette des sentiments, le lecteur enrichit sa connaissance de l'homme, de sa psychologie, de ses comportements.
Quand le plaisir de lecture naît des thèmes, des situations sociales, des questions que chacun se pose, le lecteur enrichit sa réflexion, son jugement, apprend à s'interroger, à comparer, à nuancer.
Mais le lecteur peut prendre plaisir dans d'autres lectures : le roman d'aventure, le roman policier, le roman d'amour, le roman historique, les biographies, la science fiction, la poésie, les contes, la bande dessinée …
Reconnaissons à chaque lecteur le droit de prendre plaisir à la lecture quelle qu'elle soit, , la possibilité de se laisser surprendre par un univers, des personnages improbables, une écriture singulière.
Merci floreale !
J'ai pensé à un plan mais je ne suis pas du tout certaine qu'il tienne la route et qu'il réponde au sujet…
I les "techniques" qui amènent le lecteur à réflechir, à éprouver un sentiment, une émotion et ainsi à apprécier sa lecture et développer son intelligence
- la chute La Parure de Maupassant
- images et évocation : V. Hugo dans le préface des Contemplation «ceux qui s'y pencherons […] eau profonde et triste»
- déroulement qui laisse entrevoir une fin tragique : Madame Bovary de Flaubert
- …
Puis, j'ai pensé à
II la lecture ne suffit pas à l'intelligence mais je ne trouve pas d'exemples..
Ou alors, comme l'a dit floréale :
I quand le plaisir du lecteur nait des émotions
II quand le plaisir du lecteur nait des thèmes
III les autres lectures dans lesquelles le lecteur peut prendre plaisir
Mais dans ce cas on ne traite que le plaisir, et non l'intelligence ?
L'axe II si. 🙂
La lecture ne fait-elle pas toujours appel à l'intelligence ?
Alors chaque axe répond au sujet si la lecture fait appel à l'intelligence ?
Relis ma proposition :
Quand le plaisir de lecture naît des émotions, de la palette des sentiments, le lecteur enrichit sa connaissance de l'homme, de sa psychologie, de ses comportements.
Quand le plaisir de lecture naît des thèmes, des situations sociales, des questions que chacun se pose, le lecteur enrichit sa réflexion, son jugement, apprend à s'interroger, à comparer, à nuancer.
Mais le lecteur peut prendre plaisir dans d'autres lectures : le roman d'aventure
Bonjour,
Voici mon plan plus ou moins détaillé :
I quand le plaisir nait des émotions
- un long dimanche de fiançailles, Japrisot : compassion pour Mathilde, jeune femme qui recherche obstinément son amant disparu au front en 1917. → réflexion sur la force de l'amour, à l'épreuve de tout.
- le pere Goriot, Balzac : pitié pour ce père, dévoué pour ses filles, qui s'efface et se ruine pour leur bonheur alors qu'elles ont honte de lui. → réflexion sur l'ingratitude des enfants face à leurs parents.
- Chanson Douce, Slimani : antipathie pour Louise, une Nounou trop parfaite qui devient une folle infanticide et tue les deux enfants dont elle a la charge. → réflexion sur la confiance, le repos sur l'autre et la part d'ombre de tout individu.
II quand le plaisir nait des thèmes
- la fortune des Rougon, Zola : marque le début de la généalogie des Rougon-Macquart. La branche principale, les Rougon, profite du coup d'État d'où va naître le nouvel empire pour s'élever socialement et prendre le pouvoir. → réflexion sur l'opportunisme, les origines, l'ascension vers le pouvoir et l'argent et la rupture à l'intérieur d'une famille.
- La peste, Camus : À Oran, en 1940, le Docteur Rieux, après avoir trouvé un rat mort dans son immeuble, voit sévir une épidémie de peste contre laquelle il va lutter. C'est une allégorie du nazisme. → réflexion sur les fléau, quels qu'ils soient, qui provoque repli sur soi et souffrance.
- Boule de Suif, Maupassant : 1870, 10 personnes fuient Rouen de l'occupation prussienne. Parmi elles, Élisabeth Rousset, prostiuée. Elle se sacrifie pour les autres voyageurs, qui la méprisent, en se donnant à un officier prussien. → réflexion sur l'hypocrisie et la bassesse des bourgeois.
III Quand le plaisir nait d'autres lectures
- demain des l'aube, Hugo : la musique présente dans la poésie (images, évocations et sonorités) et la puissance des mots contribuent au plaisir du lecteur
- un monde pour Stella, Boyer : un livre simple, original et efficace qui sensibilise aux problématiques que connaissent l'humanité et la planète.
- Tartuffe, Molière : le théâtre est genre vivant et qui dénonce les imperfections de la société tout en étant (ici) comique.
Merci vos avis !
Quelle problématique as-tu choisie ?
La problématique nous a été donnée par notre professeur : dans quelle mesure l'emotion, les sentiments, la réflexion que développe la littérature contribuent-ils au plaisir du lecteur et à son intelligence ?
Dois-je la reformuler ?
C'est en effet une simple question. Tout dépend de ce que souhaite ton professeur. Tu dois le savoir d'après ses cours et les consignes orales.
Personnellement, je reformulerais.
D'où naît le plaisir de lecture ? Plaisir composite, plaisir subjectif.
Bonjour,
Notre professeur ne nous a pas fait de cours sur le sujet ou sur la dissertation, c'est notre premiere. Elle nous a simplement donnée cette question ainsi que les thèmes : émotions, sentiments, roman et littérature.. Je lui demanderai.
Néanmoins, le plan est-il correct ?
Il semble structuré et assorti d'exemples. Néanmoins, dans l'axe 3, je préciserais que le plaisir peut venir d'autres lectures mais surtout que le plaisir naît d'un univers singulier et aussi du style et là, chacun a ses préférences.