Bonjour/bonsoir, je suis un élève de première ES fraîchement débarqué sur ce forum.
Dans l'optique de l'oral du bac de français, auquel j'aimerai me préparer le plus possible, je m'adonne à l'élaboration d'un plan de commentaire pour chacun des neuf textes que j'ai reçu jusqu'aujourd'hui. Celui pour lequel je demande de l'aide aujourd'hui est un extrait du chapitre II du roman L'Assommoir écrit par Émile Zola. J'ai trouvé un extrait similaire sur votre forum, mais l'extrait était incomplet, c'est pour cela que je crée un nouveau sujet.
Voici l'extrait :
I/ Une description naturaliste
1) Une description qui donne à voir le réel
-Imparfait descriptif
-Champ lexical misère (naturalisme)
-Registre de langue familier
2) Une description heuristique
-Révélation progressive (le rose tendre se révèle être un déchet de teinturerie…)
II/ Une description amplifiée par une atmosphère quasi fantastique
1) Un immeuble animé
-Personnification de l'immeuble/porte "creusant", "se coudaient"…
J'aurai donc besoin de votre aide pour plusieurs choses :
1. Tout d'abord, je trouve mes axes trop légers, quels sont les procédés littéraires que j'ai manqué?
2. Mes axes vous semblent-ils corrects ?
3. Auriez-vous une idée d'une seconde sous-partie pour mon deuxième axe ?
4. Devrais-je faire un autre plan plus général avec comme problématique quelque chose tel que "en quoi le naturalisme s'inscrit-il dans ce texte?" et en y répondant par un premier axe traitant de la description réaliste accompagné d'un second soulignant le symbole du déterminisme que représente l'immeuble décrit? Dans ce cas, pourriez-vous m'expliquer pourquoi ce second axe serait légitime? C'est celui que ma professeure me propose mais je pensais qu'un commentaire de texte devait porter majoritairement sur le texte en lui-même et non ce qu'il peut précéder, d'autant plus que je ne vois pas quel(s) procédé(s) utiliser pourrai(en)t supporter cet axe.
Merci beaucoup d'avoir pris le temps de lire (et peut-être même de répondre !) désolé pour les questions disposées en "liste de course" mais j'ai davantage de facilité à m'exprimer ainsi. Bonne soirée et bonnes fêtes à toutes et à tous.
Dans l'optique de l'oral du bac de français, auquel j'aimerai me préparer le plus possible, je m'adonne à l'élaboration d'un plan de commentaire pour chacun des neuf textes que j'ai reçu jusqu'aujourd'hui. Celui pour lequel je demande de l'aide aujourd'hui est un extrait du chapitre II du roman L'Assommoir écrit par Émile Zola. J'ai trouvé un extrait similaire sur votre forum, mais l'extrait était incomplet, c'est pour cela que je crée un nouveau sujet.
Voici l'extrait :
Gervaise regardait surtout la porte, une immense porte ronde, s’élevant jusqu’au deuxième étage, creusant un porche profond, à l’autre bout duquel on voyait le coup de jour blafard d’une grande cour. Au milieu de ce porche, pavé comme la rue, un ruisseau coulait, roulant une eau rose très tendre.Voici le plan que j'ai élaboré pour l'instant, avec les axes, les sous-parties et les procédés que je compte utiliser pour justifier ces dernières :
– Entrez donc, dit Coupeau, on ne vous mangera pas.
Gervaise voulut l’attendre dans la rue. Cependant, elle ne put s’empêcher de s’enfoncer sous le porche, jusqu’à la loge du concierge, qui était à droite. Et là, au seuil, elle leva de nouveau les yeux. À l’intérieur, les façades avaient six étages, quatre façades régulières enfermant le vaste carré de la cour. C’étaient des murailles grises, mangées d’une lèpre jaune, rayées de bavures par l’égouttement des toits, qui montaient toutes plates du pavé aux ardoises, sans une moulure ; seuls les tuyaux de descente se coudaient aux étages, où les caisses béantes des plombs mettaient la tache de leur fonte rouillée. Les fenêtres sans persienne montraient des vitres nues, d’un vert glauque d’eau trouble. Certaines, ouvertes, laissaient pendre des matelas à carreaux bleus, qui prenaient l’air ; devant d’autres, sur des cordes tendues, des linges séchaient, toute la lessive d’un ménage, les chemises de l’homme, les camisoles de la femme, les culottes des gamins ; il y en avait une, au troisième, où s’étalait une couche d’enfant, emplâtrée d’ordure. Du haut en bas, les logements trop petits crevaient au-dehors, lâchaient des bouts de leur misère par toutes les fentes. En bas, desservant chaque façade, une porte haute et étroite, sans boiserie, taillée dans le nu du plâtre, creusait un vestibule lézardé, au fond duquel tournaient les marches boueuses d’un escalier à rampe de fer ; et l’on comptait ainsi quatre escaliers, indiqués par les quatre premières lettres de l’alphabet, peintes sur le mur. Les rez-de chaussée étaient aménagés en immenses ateliers, fermés par des vitrages noirs de poussière : la forge d’un serrurier y flambait ; on entendait plus loin les coups de rabot d’un menuisier ; tandis que, près de la loge, un laboratoire de teinturier lâchait à gros bouillons ce ruisseau d’un rose tendre coulant sous le porche. Salie de flaques d’eau teintée, de copeaux, d’escarbilles de charbon, plantée d’herbe sur ses bords, entre ses pavés disjoints, la cour s’éclairait d’une clarté crue, comme coupée en deux par la ligne où le soleil s’arrêtait. Du côté de l’ombre, autour de la fontaine dont le robinet entretenait là une continuelle humidité, trois petites poules piquaient le sol, cherchaient des vers de terre, les pattes crottées. Et Gervaise lentement promenait son regard, l’abaissait du sixième étage au pavé, remontait, surprise de cette énormité, se sentant au milieu d’un organe vivant, au cœur même d’une ville, intéressée par la maison,
comme si elle avait eu devant elle une personne géante.
I/ Une description naturaliste
1) Une description qui donne à voir le réel
-Imparfait descriptif
-Champ lexical misère (naturalisme)
-Registre de langue familier
2) Une description heuristique
-Révélation progressive (le rose tendre se révèle être un déchet de teinturerie…)
II/ Une description amplifiée par une atmosphère quasi fantastique
1) Un immeuble animé
-Personnification de l'immeuble/porte "creusant", "se coudaient"…
J'aurai donc besoin de votre aide pour plusieurs choses :
1. Tout d'abord, je trouve mes axes trop légers, quels sont les procédés littéraires que j'ai manqué?
2. Mes axes vous semblent-ils corrects ?
3. Auriez-vous une idée d'une seconde sous-partie pour mon deuxième axe ?
4. Devrais-je faire un autre plan plus général avec comme problématique quelque chose tel que "en quoi le naturalisme s'inscrit-il dans ce texte?" et en y répondant par un premier axe traitant de la description réaliste accompagné d'un second soulignant le symbole du déterminisme que représente l'immeuble décrit? Dans ce cas, pourriez-vous m'expliquer pourquoi ce second axe serait légitime? C'est celui que ma professeure me propose mais je pensais qu'un commentaire de texte devait porter majoritairement sur le texte en lui-même et non ce qu'il peut précéder, d'autant plus que je ne vois pas quel(s) procédé(s) utiliser pourrai(en)t supporter cet axe.
Merci beaucoup d'avoir pris le temps de lire (et peut-être même de répondre !) désolé pour les questions disposées en "liste de course" mais j'ai davantage de facilité à m'exprimer ainsi. Bonne soirée et bonnes fêtes à toutes et à tous.



