Bonjour bonjour,
Je suis en prépa et j'ai un commentaire composé à presenter à l'oral sur ce extrait de Huysmans
- le dégoût de l'autre et le mépris que Des Esseintes éprouve pour les bourgeois matérialistes
- l'amour de l'art, supérieur à tout autre préoccupation
- le goût pour le morbide
-l'amour de l'artifice, de l'ornement
- (j'ai aussi noté l'influence baudelairienne, le fit que le paysage devienne peinture, le rythme lent crée par les juxtapositions)
J'ai cependant un problème: Les paragraphes me semblent n'avoir que peu de liens entre eux, notamment le deuxième et le troisième, ce qui me perturbe grandement.
Mais je n'arrive pas à trouver ce qui fait véritablement la spécificité de ce passage…au secours …
Toute aide sera la bienvenue, surtout que je dois avoir terminé ce soir ^^' …
Merci d'avance!
Je suis en prépa et j'ai un commentaire composé à presenter à l'oral sur ce extrait de Huysmans
Par sa fenêtre, une nuit, il avait contemplé le silencieux paysage qui se développe, en descendant, jusqu’au pied d’un coteau, sur le sommet duquel se dressent les batteries du bois de Verrières.J'ai fait une analyse linéaire mais je n'arrive pas à formuler une problématique et un plan. Pour l'instant, je pense que les points les plus importants sont:
Dans l’obscurité, à gauche, à droite, des masses confuses s’étageaient, dominées, au loin, par d’autres batteries et d’autres forts dont les hauts talus semblaient, au clair de la lune, gouachés avec de l’argent, sur un ciel sombre.
Rétrécie par l’ombre tombée des collines, la plaine paraissait, à son milieu, poudrée de farine d’amidon et enduite de blanc cold-cream; dans l’air tiède, éventant les herbes décolorées et distillant de bas parfums d’épices, les arbres frottés de craie par la lune, ébouriffaient de pâles feuillages et dédoublaient leurs troncs dont les ombres barraient de raies noires le sol en plâtre sur lequel des caillasses scintillaient ainsi que des éclats d’assiettes.
En raison de son maquillage et de son air factice, ce paysage ne déplaisait pas à des Esseintes ; mais, depuis cette après-midi occupée dans le hameau de Fontenay à la recherche d’une maison, jamais il ne s’était, pendant le jour, promené sur les routes ; la verdure de ce pays ne lui inspirait, du reste, aucun intérêt, car elle n’offrait même pas ce charme délicat et dolent que dégagent les attendrissantes et maladives végétations poussées, à grand-peine, dans les gravats des banlieues, près des remparts. Puis, il avait aperçu, dans le village, ce jour-là, des bourgeois ventrus, à favoris, et des gens costumés, à moustaches, portant, ainsi que des saints-sacrements, des têtes de magistrats et de militaires ; et, depuis cette rencontre, son horreur s’était encore accrue, de la face humaine.
Pendant les derniers mois de son séjour à Paris, alors que, revenu de tout, abattu par l’hypocondrie, écrasé par le spleen, il était arrivé à une telle sensibilité de nerfs que la vue d’un objet ou d’un être déplaisant se gravait profondément dans sa cervelle, et qu’il fallait plusieurs jours pour en effacer même légèrement l’empreinte, la figure humaine frôlée, dans la rue, avait été l’un de ses plus lancinants supplices.
Positivement, il souffrait de la vue de certaines physionomies, considérait presque comme des insultes les mines paternes ou rêches de quelques visages, se sentait des envies de souffleter ce monsieur qui flânait, en fermant les paupières d’un air docte, cet autre qui se balançait, en se souriant devant les glaces ; cet autre enfin qui paraissait agiter un monde de pensées, tout en dévorant, les sourcils contractés, les tartines et les faits divers d’un journal.
Il flairait une sottise si invétérée, une telle exécration pour ses idées à lui, un tel mépris pour la littérature, pour l’art, pour tout ce qu’il adorait, implantés, ancrés dans ces étroits cerveaux de négociants, exclusivement préoccupés de filouteries et d’argent et seulement accessibles à cette basse distraction des esprits médiocres, la politique, qu’il rentrait en rage chez lui et se verrouillait avec ses livres.
- le dégoût de l'autre et le mépris que Des Esseintes éprouve pour les bourgeois matérialistes
- l'amour de l'art, supérieur à tout autre préoccupation
- le goût pour le morbide
-l'amour de l'artifice, de l'ornement
- (j'ai aussi noté l'influence baudelairienne, le fit que le paysage devienne peinture, le rythme lent crée par les juxtapositions)
J'ai cependant un problème: Les paragraphes me semblent n'avoir que peu de liens entre eux, notamment le deuxième et le troisième, ce qui me perturbe grandement.
Mais je n'arrive pas à trouver ce qui fait véritablement la spécificité de ce passage…au secours …
Toute aide sera la bienvenue, surtout que je dois avoir terminé ce soir ^^' …
Merci d'avance!



