Dans la phrase suivante, le génitif τῆς δεξίας χειρὸς est-il complément de l'article τὸ pris comme pronom ?
Λέγεται δὲ καὶ ὡς τῆς δεξίας χειρὸς τὸ μὲν εἰς τὸν ἀγκῶνα ἐκ τοῦ ὤμου καθίει παρ' αὐτὴν τὴν πλευράν.
Si oui, je traduirais :
On dit qu'il faisait descendre contre son flanc, cela de son bras droit jusqu'au coude, depuis l'épaule.
Peut-être faut-il entendre "la partie de son bras droit" , l'expression τὸ μὲν pouvant se se traduire par l'une.
Vous avez changé d'auteur, dirait-on…
Oui, τῆς δεξίας χειρὸς est complément de τὸ μὲν, et vous avez bien traduit le début :
"La partie du bras droit (mot à mot de la "main" droite) qui va jusqu'au coude (εἰς τὸν ἀγκῶνα) en partant de l'épaule (ἐκ τοῦ ὤμου) : autrement dit, ce que nous nommons le bras proprement dit.
A ce τὸ μὲν va forcément correspondre un τὸ δέ pour parler de l'avant-bras.
Vous avez changé d'auteur, dirait-on…
Je ne peux rien vous cacher ! 🙂
Je suis un livre scolaire qui propose des textes variés de la littérature grecque… Je me laisse ainsi guider, insouciante, dans le riche patrimoine de la Grèce antique…
Je vous remercie de votre coup de pouce…
Vous faites très bien.
Je voulais aussi faire deux remarques, si vous le permettez :
- ὡς n'est pas ὅτι : efforcez-vous de rendre la nuance de sens (en changeant le verbe) ;
- tenez compte de toutes les particules dans une traduction littérale.
Peut-être :
On raconte comment il …
Non, ὡς a bien ici le sens de "que", mais à la différence de ὅτι, il s'emploie en théorie dans le cas d'un fait incertain, faux ou nié, ou pour signaler simplement que l'auteur ne veut pas prendre la responsabilité des propos qu'il rapporte.
Donc : "On prétend que…"
Voilà une chose qui m'avait échappé. J'ai trouvé chez Ragon cette nuance : § 308, Remarque II.
J'en prends note pour mes traductions futures.
Je vous remercie d'attirer mon attention sur ces petites notions reléguées dans des remarques, écrites en petits caractères, que je saute à pieds joints.