Bonsoir à tous.
Je suis nouveau sur ce forum et m'inscris après des heures de lecture de sujets concernant la khâgne, avec pour mots-clés "khâgne-dépression", "khâgne-je regrette", etc. Je sens que la nuit sera longue si je ne m'épanche pas ici sur ce qui ne va pas avec moi. Si ce message trouve un destinataire, soit…je le remercierais beaucoup de s'être penché pour avoir ramassé la bouteille à la mer échouée à ses pieds.
Je suis actuellement en khâgne spé philo dans un lycée de province très petit et qui n'intègre pas du tout…voilà le premier point qui me rend malade : je m'en veux à mort d'avoir choisi ce lycée en terminale. Non pas que l'ambiance y soit détestable et les professeurs sont pour la plupart passionnés (bien que peu enclins à préparer au concours), mais je commence à ne plus pouvoir m'entendre dire : "Au fait, pourquoi n'as-tu pas demandé de grands lycées comme HIV ou LLG? Pourquoi être venu ici où on ne prépare pas le concours à proprement dit?". Car moi-même je n'ai pas la réponse à de telles interrogations. Au début de mon hypokhâgne je percevais bien une différence de niveaux entre la classe et moi, mais cela ne me dérange réellement et existentiellement que cette année où nous devons passer un concours. Il n'y a pas d'émulation et je me rends malade de ne pas avoir vu le potentiel de mon dossier APB (premier de classe pendant des années, 18 de moyenne dans un lycée privé réputé pour sa sévérité) car je ne connaissais tout bonnement rien au classement des prépas et SURTOUT je jugeais mon dossier trop faible pour rêver à des prépas prestigieuses (oui oui, vous avez bien lu "trop faible"). De ce fait, je me retrouve dans cette prépa, où je souhaitais aller, et qui recrute à n'importe quel niveau (la plupart des personnes ayant eu au lycée des moyennes autour des 10-11-12).
Je ne veux pas dire que ma prépa ne vaut rien, bien au contraire. Mais je réfléchis trop au sujet développé ci-dessus et m'en veux terriblement car je ne me sens pas dans un endroit motivant, tout en sachant qu'ailleurs je pourrais avoir le concours, dans un endroit où tout est intense et où les professeurs croient en la potentielle admissibilité de leurs élèves. Ma principale préoccupation réside en ce que je déprime fortement dernièrement à cause de cela, au point de ne plus travailler du tout et m'enterrer dans une autodestruction que je ne me connaissais pas. Les concours blancs approchent et je ne relis plus mon cours depuis presque deux mois. C'est comme abandonner avant l'heure.
D'un côté j'aimerais me reprendre et ignore comment rattraper tout ce retard. De l'autre j'accuse sans cesse cette prépa où l'administration ne sait même pas qu'elle a des élèves dans le supérieur (tiré de faits réels).
Si quelqu'un a quelque chose à me dire, si je ne l'ai pas trop fatigué (et je sais qu'en ce moment je suis très bon à ça)…qu'il parle, je m'apprête à veiller jusqu'à tard.
Y.E.
Je suis nouveau sur ce forum et m'inscris après des heures de lecture de sujets concernant la khâgne, avec pour mots-clés "khâgne-dépression", "khâgne-je regrette", etc. Je sens que la nuit sera longue si je ne m'épanche pas ici sur ce qui ne va pas avec moi. Si ce message trouve un destinataire, soit…je le remercierais beaucoup de s'être penché pour avoir ramassé la bouteille à la mer échouée à ses pieds.
Je suis actuellement en khâgne spé philo dans un lycée de province très petit et qui n'intègre pas du tout…voilà le premier point qui me rend malade : je m'en veux à mort d'avoir choisi ce lycée en terminale. Non pas que l'ambiance y soit détestable et les professeurs sont pour la plupart passionnés (bien que peu enclins à préparer au concours), mais je commence à ne plus pouvoir m'entendre dire : "Au fait, pourquoi n'as-tu pas demandé de grands lycées comme HIV ou LLG? Pourquoi être venu ici où on ne prépare pas le concours à proprement dit?". Car moi-même je n'ai pas la réponse à de telles interrogations. Au début de mon hypokhâgne je percevais bien une différence de niveaux entre la classe et moi, mais cela ne me dérange réellement et existentiellement que cette année où nous devons passer un concours. Il n'y a pas d'émulation et je me rends malade de ne pas avoir vu le potentiel de mon dossier APB (premier de classe pendant des années, 18 de moyenne dans un lycée privé réputé pour sa sévérité) car je ne connaissais tout bonnement rien au classement des prépas et SURTOUT je jugeais mon dossier trop faible pour rêver à des prépas prestigieuses (oui oui, vous avez bien lu "trop faible"). De ce fait, je me retrouve dans cette prépa, où je souhaitais aller, et qui recrute à n'importe quel niveau (la plupart des personnes ayant eu au lycée des moyennes autour des 10-11-12).
Je ne veux pas dire que ma prépa ne vaut rien, bien au contraire. Mais je réfléchis trop au sujet développé ci-dessus et m'en veux terriblement car je ne me sens pas dans un endroit motivant, tout en sachant qu'ailleurs je pourrais avoir le concours, dans un endroit où tout est intense et où les professeurs croient en la potentielle admissibilité de leurs élèves. Ma principale préoccupation réside en ce que je déprime fortement dernièrement à cause de cela, au point de ne plus travailler du tout et m'enterrer dans une autodestruction que je ne me connaissais pas. Les concours blancs approchent et je ne relis plus mon cours depuis presque deux mois. C'est comme abandonner avant l'heure.
D'un côté j'aimerais me reprendre et ignore comment rattraper tout ce retard. De l'autre j'accuse sans cesse cette prépa où l'administration ne sait même pas qu'elle a des élèves dans le supérieur (tiré de faits réels).
Si quelqu'un a quelque chose à me dire, si je ne l'ai pas trop fatigué (et je sais qu'en ce moment je suis très bon à ça)…qu'il parle, je m'apprête à veiller jusqu'à tard.
Y.E.



