Bonjour,
En pleine licence 2 de Lettres Classiques, j'ai de gros doutes quant à mon orientation. En effet, l'université ne me correspond pas du tout. J'aimerais intégrer un filière plus généraliste (mais en étant également plus approfondie), plus exigeante et intéressante en termes de débouchés, ce qui correspond assez bien à une CPGE.
Cependant, cela fait déjà 2 ans que je suis sortie du lycée, et j'ai l'impression que les prépas recrutent toutes leurs élèves à la sortie du lycée. En tout cas, je n'ai vu aucune allusion à un cas similaire au mien (réorientation) sur les sites de prépas que j'ai consulté.
J'ai, pour ma défense, un assez bon dossier (mention TB au bac L, bonnes notes au lycée, à peu près 15 de moyenne pour ma première année de fac).
Est-ce-que une bonne prépa pourrait m'accepter ? Devrais-je contacter l'établissement avant ?
Bonsoir,
Tu vas entrer en classe préparatoire au moment où la plupart en sortent ?
Cela me paraît étrange, mais puisqu'il n'y a plus de limite d'âge, cela doit être possible.
La question est aussi : quels débouchés envisages-tu en lettres classiques que ce soit à la fac ou en prépa ?
En lettres classiques, j'aurais aimé viser la recherche : être enseignant-chercheur. Mais l'enseignement proposé dans ma fac est assez médiocre. Et la filière lettres classiques ne m'intéresse plus autant qu'avant.
Avec la prépa j'aimerais réussir le concours de l'ENS Lyon pour être enseignant chercheur, mais dans un autre domaine, celui de l'histoire.
Merci pour la réponse !
C'est audacieux d'envisager reprendre les études au niveau bac+1, dans une filière voisine, après deux années visiblement réussies à l'université. Prends garde à ne pas fantasmer l'ENS : dans le fond, si tu intègres à Lyon comme à Ulm, tu reprendras un cursus universitaire classique, additionné de quelques cours supplémentaires.
Concernant ton projet professionnel :
- La recherche est difficile d'accès, d'autant plus en lettres et sciences humaines. Être normalien augmente sans doute les chances d'obtenir un contrat doctoral (certains contrats sont réservés à Ulm, peut-être aussi à Lyon), mais je crois savoir que rien n'est automatique pour autant.
- L'histoire est une discipline différente, mais en fonction de ton projet de recherche on peut imaginer que tu ne travailleras pas sur des sujets fondamentalement différents au final. A confirmer, mais j'imagine à nouveau qu'il est possible d'envisager de travailler sur des problématiques en lien avec l'histoire médiévale ou antique en restant en lettres classiques. Considérant cela … est-il raisonnable de repartir au niveau bac+1 ?
- Ce qui compte peut-être encore plus qu'être normalien pour envisager une carrière d'enseignant-chercheur, c'est d'obtenir l'agrégation. L'ENS y prépare bien, mais il faut aussi garder à l'esprit que les préparations à l'agrégation dispensées dans les ENS sont accessibles, sur dossier, aux profils universitaires.
- Il est aussi possible d'intégrer l'ENS en master comme auditeur libre si c'est vraiment ce que tu souhaites, et que tes résultats et que ton projet de recherche suivent. C'est une option à envisager, d'autant plus que l'école encourage les projets transdisciplinaires : il est peut-être possible de croiser histoire et lettres classiques dans le sujet de mémoire envisagé.
Il faut garder tout cela en tête avant de faire le choix de repartir "de zéro". Même si l'ENS est un plus, rien n'est assuré une fois normalien. Le jeu en vaut-il la chandelle ? A ce niveau, je pense qu'il peut-être plus intéressant de réfléchir aux différentes orientations possibles, au cas où il ne serait pas possible de devenir enseignant-chercheur.
Je suis à l'ENS de Lyon en Histoire, et je plussoie à 100% tout ce qui a été dit par sansdm77. J'ajouterais que les études universitaires sont très longues, surtout pour être chercheur, alors repartir à zéro après deux ans d'études que tu peux tout à fait mettre à profit… Tu vas être très en décalage avec les hypokhâgneux qui sortent du bac, je ne suis pas sûr que cela aide à bien vivre la prépa.