L’ironie dans les devoirs

Entraide scolaire

11 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, à tous !

Je vais vous raconter, et demander avec amertume, si l'ironie doit être présente dans des devoirs, et si oui, sous quelle forme ?

Car, j'ai eu la très mauvaise surprise, lors du devoir le plus important de l'année, d'avoir écopé d'un contre-sens; à tord !

J'avais très bien saisi, les enjeux du texte, mais j'ai voulu agrémenter mon commentaire composé d'un brin d'ironie, sous forme de citations présentes dans le texte.

Ainsi, j'ai dis, que le commerçant était aux yeux des clientes, un dieu et maître tout puissant car, il leur offrait ce qu'elles désiraient, que par cette dépendance elles créeraient une toute nouvelle religion ….

Mais, je l'ai dis sur un ton peu convainquant, avec la certitude que la ou le correcteur ( trice ) comprendrait mon intention de tourner en dérision, l'attitude des femmes.

J'ai été extrêmement choqué en voyant le contre-sens, et cette expérience ne me donne plus l'envie de la réitérer.

Donc, comment mettre de l'ironie, sans que la correcteur ( trice ) le prenne pour un contre sens, faut-il l'indiquer entre parenthèse ?

P.S: le texte sur lequel j'ai appuyer mes citations et Au Bonheur des dames chapitre XIV (1883 ) d'Emile Zola
Cher Ares,
Les devoirs du type commentaire ou dissertation sont des exercices très scolaires et l'ironie peut y être mal venue. De plus, l'ironie est souvent perceptible du fait de l'attitude du locuteur ou de l'intonation de sa voix et tout cela n'est pas présent dans un devoir écrit. :/ C'est pour cela que le correcteur peut comprendre ta démarche comme un contre-sens. Il vaut donc mieux éviter d'ironiser dans un devoir scolaire car cela risque de ne pas être compris (comme tu l'as déjà vu).
Je confirme qu'il n'y a rien dans ta tournure qui marque ton ironie, tu as donc placé ton correcteur face à un choix: soit il juge avec un minimum d'indices (voire aucun) le prouvant et la "tradition scolaire" qui tend (à tord à mon humble avis) à bannir toute rhétorique d'un devoir que tu uses d'ironie, soit il juge que tu fais un contre-sens, ce qui sera toujours le plus probable… En plus, il peut même te sanctionner pour ton ironie même s'il la comprend simplement parce que tu n'es pas écrivain mais un simple étudiant qui doit s'exprimer en termes clairs et directs (on m'a souvent expliqué au lycée et à la fac que les correcteurs devaient être pris pour de parfaits abrutis qui ne connaissent rien à rien et à qui il faut donc tout expliquer, clairement et simplement).
Conclusion: tu peux utiliser l'ironie si tu la maîtrises suffisamment non seulement pour que le correcteur la comprenne sans avoir à réfléchir mais en plus si elle sert concrêtement ton propos. Autrement dit, si tu veux mettre de l'ironie ou quelque figure rhétorique dans un de tes devoirs juste pour faire l'intéressant, parce que sur le moment tu trouves ça cool, pour te démarquer des autres ou pour relever un peu le niveau d'expression de ton devoir: laisse tomber, ça va se retourner contre toi et tu vas te manger encore un contre-sens qui pénalise énormément juste pour un petit trait d'esprit que tu aurais pu éviter et qui n'est pas passé.

Ca me rappelle un peu la fameuse légende urbaine de l'épreuve de philo avec comme sujet "Qu'est-ce que l'audace?" et un élève qui a répondu simplement "CA!" et qui a obtenu 20. Il aurait aussi bien pu avoir 01, bien essayé garçon. Cela dit, jouer son avenir sur ce genre de coup de poker c'est plus que de l'audace, c'est de la témérité, voire même de la folie furieuse… (Mais j'en aurais été capable à l'époque 😂)
Je pensais, que mes dires étaient suffisamment explicites, car ils n'étaient composé que d'antiphrase ( comme les métaphores filés on dit antiphrases filés ? ).

De plus, j'étais si loin de la réalité que c'était aisément visible que je pratiquais l'ironie.

De plus, si l'on veut à tout pris intégrer des figures de rhétoriques dans un texte comment les implémenter ?

Je trouve cela, disons dénigrant pour les élèves, que tous leurs efforts pour mettre en pratique les enseignements soit sanctionnés. Surtout que, l'excuse pour ces sanctions sont que nous ne sommes pas écrivain.

Un exemple simple: si l'on veux utiliser une anaphore pour appuyer un point, on sera sanctionné de répétitions ….

Mais bon, on est pas là pour faire un procès aux correcteurs 😉.

Mais plutôt pour savoir comment se faire comprendre d'eux !
Ares a écrit :Ainsi, j'ai dis, que le commerçant était aux yeux des clientes, un dieu et maître tout puissant car, il leur offrait ce qu'elles désiraient, que par cette dépendance elles créeraient une toute nouvelle religion ….

le correcteur ( trice ) comprendrait mon intention de tourner en dérision, l'attitude des femmes.
1. Ne s'agirait-il pas plutôt d'un métaphore que de l'ironie?
2. Beaucoup de membres femmes de ce forum n'apprécient point l'ironie.
2. Beaucoup de membres femmes de ce forum n'apprécient point l'ironie.
D'où tires tu ces estimations ? 😂 😂 😂
Ben! la majorité de mes correspondants réguliers ici sont du genre féminin (selon les dires dans leur présentation).

Deuxième constat, ce n'est pas Bâ, Aguidar, lebeau, edy ou henry qui sont les premiers à me tancer à ce sujet……

Nathalie Baye a fait un entretien pour "Psychologies" il y a qq semaines. Elle dit qu'en tant qu'adolescente, elle n'était pas tentée de transgresser les interdictions et règles de ses parents et de se mettre en opposition….tout simplement car ces parents (artistes) n'en ont pas construites beaucoup. Elle rentrait à 23h car elle était ennuyée avec les copains, non pas car elle serait punie si elle n'observait pas le couvre-feu.

Je crois qu'il y a une moralité là quelque part…… 😐
Je crois, au contraire, que les dames aiment l'ironie, lorsqu'elle concerne des sujets disons….ordinaires.
Mais, dans le texte que vous avez écrit à propos des femmes et du commerçant, on peut trouver non pas de l'ironie, mais une vision vexante de la femme et de ses capacités….
Cela passe mal à notre époque….
Et ne nous dites pas que ce n'était pas votre intention ( ce que je crois volontiers), mais n'oubliez jamais que le lecteur n'interprète pas forcément de la même manière et qu'en définitive c'est lui qui a raison puisqu'il n'a pas de contradicteur présent.
Marcanciel a écrit :Conclusion: tu peux utiliser l'ironie si tu la maîtrises suffisamment non seulement pour que le correcteur la comprenne sans avoir à réfléchir mais en plus si elle sert concrètement ton propos.
Il parle d'or, Marcanciel : toute figure de style doit avoir une utilité au regard du contenu du texte, c'est-à-dire de l'idée qu'il véhicule et de sa force expressive. Ça c'est le premier point, essentiel : effectivement, un devoir scolaire n'est pas un exercice de littérature et, avant de prétendre à être un écrivain, il faut d'abord faire la preuve qu'on maîtrise les concepts et leur construction. C'est ça que le correcteur attend.

De plus, une figure de style doit être non seulement ciblée (en fonction d'une intention, d'un effet) mais encore effectuée impeccablement, et c'est là la deuxième difficulté : pour l'ironie notamment, il n'y a pas de place pour l'à-peu-près, l'effet doit faire mouche. En l'occurrence, il vaut mieux en faire trop que pas assez ; et ce fut là ta seconde erreur, l'intention n'était pas claire, ou mal exécutée.

Enfin, et reprenant encore Marcanciel, il faut que le correcteur adhère à ton intention : pas évident du tout !

Tu le vois, dans un devoir scolaire, l'ironie est à manier avec précaution, sauf peut-être si le texte étudié est lui-même basé sur ce procédé ; mais ça reste de la haute voltige.
Parfois ça doit être difficile pour un élève, face aux professeurs que se servent libéralement de l'ironie, de sarcasme et du cynicisme, de ne pas comprendre que ce sont les outils uniquement réservés aux gens de 'haut voltige' 😜

Évidemment, un élève ne devrait pas s'inspirer de ses maîtres ou aspirer aux hautes sphères qu'ils habitent! 😜 😜
Ares a écrit :Ainsi, j'ai dis, que le commerçant était aux yeux des clientes, un dieu et maître tout puissant car, il leur offrait ce qu'elles désiraient, que par cette dépendance elles créeraient une toute nouvelle religion ….


P.S: le texte sur lequel j'ai appuyer mes citations et Au Bonheur des dames chapitre XIV (1883 ) d'Emile Zola
Personnellement, au risque d engager une discussion politique, c est peut être exagéré mais pas tout a fait faux. Il faut reconnaître que dans le livre de Zola, le magasin a un certain cote mystique, les achats un cote liturgique, et les femmes un cote fidèles.
Ce qui est exagere, c est l erection de Mouret (si je me rappelle bien du nom du directeur) en tant que Gourou, ou Dieu. Et la "nouvelle religion" est totalement enphase avec le siecle de Zola et ce qui habite ses romans : la naissance du capitalisme et de la societe de consommation de masse.
Enfin, ensuite, je suis bien sur a l ecoute de toute justification du "contre-sens" recolte.