Lucie Delarue-Mardrus, Femmes

Entraide scolaire

7 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir,

Je sollicite votre aide pour un commentaire de poème que je dois réaliser. Pour ce qui est de l'analyse à proprement parler, je n'ai habituellement aucune difficulté, or cette fois la complexité d'une phrase m'empêche de compléter mon travail. Il s'agit de la première phrase du poème de Lucie Delarue-Mardrus, femmes.
La voici:
Complexe chair offerte à la virilité,
Femme, amphore profonde et douce où dort la joie,
Toi que l'amour renverse et meurtrit, blanche proie,
Oeuf douloureux où git notre pérennité,

Femme qui perds la vie au soir où ta jeunesse
Trépasse, et qui survis pour des jours superflus,
Te débattant, passé qu'on ne regarde plus,
Dans le noir du destin où ton être se blesse,

Humanité sans force, endurante moitié
Du monde, ô camarade éternelle, ô moi-même!…
Cette phrase prend une majeure partie du poème de douze vers. Sa longueur trouble ma recherche de propositions, n'étant pas même capable de trouver quelle est la proposition principale. Ainsi, serait-il possible de m'aider à identifier toutes les propositions de cette phrase?

Merci et bonne soirée!
Bonjour,
Cette phrase de douze vers est une invocation renouvelée à la femme. Tu pourrais placer un Ô avant chaque apostrophe. (Il se trouve d'ailleurs au vernier vers)

Complexe chair ….
Femme, …
Toi que ….
Oeuf douloureux
Femme …..
…………………….
…………………….
…………………….
Humanité sans force, endurante moitié
Du monde, ô camarade éternelle, ô moi-même!..

Tout ce que j'ai remplacé par des points de suspension sont des élément destinés à définir la femme et la condition féminine. Les verbes conjugués sont ceux de propositions relatives qui la déterminent ou la qualifient.
Nous sommes en poésie.
La proposition principale que tu recherches est sans doute plus loin.
Je dirais une phrase averbale, pas de verbe conjugué dans la principale qui est constituée de ce qui reste une fois enlevée les proposition relatives comme le dit Laoshi:

Complexe chair offerte à la virilité,
Femme, amphore profonde et douce [ où dort la joie, ]
Toi [ que l'amour renverse et meurtrit ], blanche proie,
Oeuf douloureux [ où git notre pérennité ],
Femme [ qui perds la vie au soir où ta jeunesse
Trépasse, et qui survis pour des jours superflus,
]
Te débattant, passé [ qu'on ne regarde plus, ]
Dans le noir du destin [ où ton être se blesse, ]
Humanité sans force, endurante moitié
Du monde, ô camarade éternelle, ô moi-même!…
Je suis quand même allée voir la fin du poème :

Femme, femme qui donc te dira que je t'aime
D'un coeur si gros d'amour et si lourd de pitié ?
Mais le point d'exclamation ne termine-t-il pas une phrase ?
Oui, mais il est ici suivi de points de suspension, alors, je ne sais plus…
À mon avis, la phrase se termine malgré les points de suspension. Il me semble que le point d'exclamation achève la phrase et que les points de suspension ne servent qu'à marquer une pause.

Donc, si j'ai bien compris, il est possible que la principale, coupée par toutes les relatives, soit ceci:

Complexe chair offerte à la virilité,
Femme, amphore profonde et douce,
Toi, blanche proie,
Oeuf douloureux,
Femme,
Te débattant, passé,
Dans le noir du destin,
Humanité sans force, endurante moitié
Du monde, ô camarade éternelle, ô moi-même!…


Merci pour les réponses déjà fournies 🙂