Bonjour à tous ! 🙂 (je ne sais pas trop où je devais poster ce sujet donc ce sera ici !)
En classe nous travaillons sur Saussure et Benveniste (de manière très générale, sur les notions principales) , et j'ai parfois un peu de mal à vraiment comprendre ces différentes notions, voire même quelle est la différence de pensée entre ces deux chercheurs.
Chez Saussure apparait la notion de signe comme association de signifiant et signifié, c'est à dire "l'image acoustique" en gros l'ensemble des phonèmes qui permettent de dire le mot, et signifié le "concept", c'est à dire ce à quoi le mot fait référence.
On a ensuite parlé de notion de "référence", c'est à dire ce que le mot représente, ce à quoi il renvoie.
Enfin l'axe syntagmatique et paradigmatique : paradigmatique permet les choix dans une même catégorie de mots, et syntagmatique permet le choix des signes de manière linéaire, dans le temps, afin d'exprimer sa pensée. Notre prof nous a expliqué que pour "l'énonciation" chez Saussure, dans notre processus de création d'énoncé, on choisissait des mots dans notre tête, puis les assemblons syntaxiquement.
On a parlé de "notion de valeur"en gros c'est synonyme de "signification": en quoi un mot a de la valeur, c'est à dire qu'est ce qu'il a de plus, quel sème a-t-il de différent, pour être un signe unique. Par contre, il y a une partie du cours que je trouve incompréhensible ! La voici :
"Toutes les valeurs sont constitués : par une chose dissemblable susceptible d'être échangée contre celle dont la valeur reste à déterminer, par des choses similaires qu'on peut comparer avec celles dont la valeur est à déterminer."
Ce que j'ai souligné me parait complètement abstrait, je ne vois pas du tout où on veut en venir…
A la fin du Cours de Saussure nous disons "qu'il est faux d'opposer la forme et le sens mais juste d'opposer la figure vocale et forme sens." => c'est vrai que ce que l'on écrit nous pourrions le prononcer d'une autre manière, de même pour l'audio que l'on pourrait écrire autrement, en usant différents signes, mais c'est bien à cette pensée qu'il veut en venir ? Parce que ça contredirait la notion de "signe" dans ce cas !
Pour conclure, Saussure parle de la base de la subjectivité du langage et pose les bases d'une poétique car la forme de l'anagramme est un objet littéraire alors que la légende est un objet sémiotique. Pour moi l'anagramme est un jeu, permet de cacher l'identité et certes il a à voire avec le signe de base, mais les signes, la forme sont des conventions qui permettent de se comprendre et l'anagramme s'oppose à cette idée. Il faut être un peu fou pour chercher l'anagramme de tous les mots, puisqu'il sont conventionnels, et sont choisis de manière arbitraire juste pour signifier phonétiquement et sémantiquement une différence.
Maintenant passons à Benveniste, (qui me trouble tout autant !) Il oppose le mot discours et histoire, ce dernier est un récit à la 3ème personne (alias la non personne) et est au passé simple. Il s'agit pour moi de la fameuse objectivité, de la généralité. C'est le récit. (Pour moi, cette séparation est totalement conventionnelle et ne rends pas compte de la réalité du langage, pour moi tout est énonciation puisque tout est emprunt de subjectivité) Mais il est vrai que quand on raconte l'Histoire, on se veut objectif, c'est donc là que l'on parle de récit ? De même le présent de vérité générale se veut déteint de toute subjectivité (ex. : Les oiseaux ont des ailes.) => Est ce que je confonds avec une autre notion? C'est par ces moyens que je comprends la différence entre discours et récit chez Benveniste.
Je crois avoir bien compris la théorie de l'énonciation, qui est discours, appropriation de la langue, subjectivité que l'on analyse par les modalisateurs, les indices de personne etc.. les marques de l'ici et maintenant… C'est l'insertion du locuteur au sein de la parole.
C'est alors que notre prof nous a mis un exemple : Baudelaire dépasse le stades des marques formelles de l'énonciation en donnant des valeurs particulières du futurs, c'est une poétique des discours => je comprends ce que cet exemple veut dire, mais pour moi il découle entièrement de la pensée de Saussure…. Je trouve très manichéen de dire "Saussure théorie du signe" "Benveniste théorie de l'énonciation" j'ai l'impression d'avoir imprégné si bien la pensée de Benveniste, que j'interprète celle de Saussure de la même manière. Lorsque Saussure emploie le terme de "valeur", on le retrouve chez Benveniste, et la marque de "poétique" chez Saussure me parait très réduite si elle ne se tient qu'à l'anagramme (je n'y suis peut être pas très sensible aussi!) Pour moi lorsque l'on parle de valeurs, on l'étudie dans des contextes, donc en général des discours, puisque l'être s'approprie la langue et la forme à sa manière. Dans ce cas là on peut presque en arriver à dire que tout est poétique, tout est marqueur de subjectivité… (sauf cas particuliers, dans le domaine scientifique, explication de phénomènes, phrases de l'ordre de vérité générale -que l'on peut parfois contester-, etc…)
Merci beaucoup d'avoir pris le temps de lire ce post, en espérant être assez claire, et pouvoir faire réagir ceux qui ont mieux compris que moi ces notions ^^ Bonne journée !
En classe nous travaillons sur Saussure et Benveniste (de manière très générale, sur les notions principales) , et j'ai parfois un peu de mal à vraiment comprendre ces différentes notions, voire même quelle est la différence de pensée entre ces deux chercheurs.
Chez Saussure apparait la notion de signe comme association de signifiant et signifié, c'est à dire "l'image acoustique" en gros l'ensemble des phonèmes qui permettent de dire le mot, et signifié le "concept", c'est à dire ce à quoi le mot fait référence.
On a ensuite parlé de notion de "référence", c'est à dire ce que le mot représente, ce à quoi il renvoie.
Enfin l'axe syntagmatique et paradigmatique : paradigmatique permet les choix dans une même catégorie de mots, et syntagmatique permet le choix des signes de manière linéaire, dans le temps, afin d'exprimer sa pensée. Notre prof nous a expliqué que pour "l'énonciation" chez Saussure, dans notre processus de création d'énoncé, on choisissait des mots dans notre tête, puis les assemblons syntaxiquement.
On a parlé de "notion de valeur"en gros c'est synonyme de "signification": en quoi un mot a de la valeur, c'est à dire qu'est ce qu'il a de plus, quel sème a-t-il de différent, pour être un signe unique. Par contre, il y a une partie du cours que je trouve incompréhensible ! La voici :
"Toutes les valeurs sont constitués : par une chose dissemblable susceptible d'être échangée contre celle dont la valeur reste à déterminer, par des choses similaires qu'on peut comparer avec celles dont la valeur est à déterminer."
Ce que j'ai souligné me parait complètement abstrait, je ne vois pas du tout où on veut en venir…
A la fin du Cours de Saussure nous disons "qu'il est faux d'opposer la forme et le sens mais juste d'opposer la figure vocale et forme sens." => c'est vrai que ce que l'on écrit nous pourrions le prononcer d'une autre manière, de même pour l'audio que l'on pourrait écrire autrement, en usant différents signes, mais c'est bien à cette pensée qu'il veut en venir ? Parce que ça contredirait la notion de "signe" dans ce cas !
Pour conclure, Saussure parle de la base de la subjectivité du langage et pose les bases d'une poétique car la forme de l'anagramme est un objet littéraire alors que la légende est un objet sémiotique. Pour moi l'anagramme est un jeu, permet de cacher l'identité et certes il a à voire avec le signe de base, mais les signes, la forme sont des conventions qui permettent de se comprendre et l'anagramme s'oppose à cette idée. Il faut être un peu fou pour chercher l'anagramme de tous les mots, puisqu'il sont conventionnels, et sont choisis de manière arbitraire juste pour signifier phonétiquement et sémantiquement une différence.
Maintenant passons à Benveniste, (qui me trouble tout autant !) Il oppose le mot discours et histoire, ce dernier est un récit à la 3ème personne (alias la non personne) et est au passé simple. Il s'agit pour moi de la fameuse objectivité, de la généralité. C'est le récit. (Pour moi, cette séparation est totalement conventionnelle et ne rends pas compte de la réalité du langage, pour moi tout est énonciation puisque tout est emprunt de subjectivité) Mais il est vrai que quand on raconte l'Histoire, on se veut objectif, c'est donc là que l'on parle de récit ? De même le présent de vérité générale se veut déteint de toute subjectivité (ex. : Les oiseaux ont des ailes.) => Est ce que je confonds avec une autre notion? C'est par ces moyens que je comprends la différence entre discours et récit chez Benveniste.
Je crois avoir bien compris la théorie de l'énonciation, qui est discours, appropriation de la langue, subjectivité que l'on analyse par les modalisateurs, les indices de personne etc.. les marques de l'ici et maintenant… C'est l'insertion du locuteur au sein de la parole.
C'est alors que notre prof nous a mis un exemple : Baudelaire dépasse le stades des marques formelles de l'énonciation en donnant des valeurs particulières du futurs, c'est une poétique des discours => je comprends ce que cet exemple veut dire, mais pour moi il découle entièrement de la pensée de Saussure…. Je trouve très manichéen de dire "Saussure théorie du signe" "Benveniste théorie de l'énonciation" j'ai l'impression d'avoir imprégné si bien la pensée de Benveniste, que j'interprète celle de Saussure de la même manière. Lorsque Saussure emploie le terme de "valeur", on le retrouve chez Benveniste, et la marque de "poétique" chez Saussure me parait très réduite si elle ne se tient qu'à l'anagramme (je n'y suis peut être pas très sensible aussi!) Pour moi lorsque l'on parle de valeurs, on l'étudie dans des contextes, donc en général des discours, puisque l'être s'approprie la langue et la forme à sa manière. Dans ce cas là on peut presque en arriver à dire que tout est poétique, tout est marqueur de subjectivité… (sauf cas particuliers, dans le domaine scientifique, explication de phénomènes, phrases de l'ordre de vérité générale -que l'on peut parfois contester-, etc…)
Merci beaucoup d'avoir pris le temps de lire ce post, en espérant être assez claire, et pouvoir faire réagir ceux qui ont mieux compris que moi ces notions ^^ Bonne journée !



