Les notions principales en linguistique

Langue française

8 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous ! 🙂 (je ne sais pas trop où je devais poster ce sujet donc ce sera ici !)
En classe nous travaillons sur Saussure et Benveniste (de manière très générale, sur les notions principales) , et j'ai parfois un peu de mal à vraiment comprendre ces différentes notions, voire même quelle est la différence de pensée entre ces deux chercheurs.
Chez Saussure apparait la notion de signe comme association de signifiant et signifié, c'est à dire "l'image acoustique" en gros l'ensemble des phonèmes qui permettent de dire le mot, et signifié le "concept", c'est à dire ce à quoi le mot fait référence.
On a ensuite parlé de notion de "référence", c'est à dire ce que le mot représente, ce à quoi il renvoie.
Enfin l'axe syntagmatique et paradigmatique : paradigmatique permet les choix dans une même catégorie de mots, et syntagmatique permet le choix des signes de manière linéaire, dans le temps, afin d'exprimer sa pensée. Notre prof nous a expliqué que pour "l'énonciation" chez Saussure, dans notre processus de création d'énoncé, on choisissait des mots dans notre tête, puis les assemblons syntaxiquement.
On a parlé de "notion de valeur"en gros c'est synonyme de "signification": en quoi un mot a de la valeur, c'est à dire qu'est ce qu'il a de plus, quel sème a-t-il de différent, pour être un signe unique. Par contre, il y a une partie du cours que je trouve incompréhensible ! La voici :
"Toutes les valeurs sont constitués : par une chose dissemblable susceptible d'être échangée contre celle dont la valeur reste à déterminer, par des choses similaires qu'on peut comparer avec celles dont la valeur est à déterminer."
Ce que j'ai souligné me parait complètement abstrait, je ne vois pas du tout où on veut en venir…
A la fin du Cours de Saussure nous disons "qu'il est faux d'opposer la forme et le sens mais juste d'opposer la figure vocale et forme sens." => c'est vrai que ce que l'on écrit nous pourrions le prononcer d'une autre manière, de même pour l'audio que l'on pourrait écrire autrement, en usant différents signes, mais c'est bien à cette pensée qu'il veut en venir ? Parce que ça contredirait la notion de "signe" dans ce cas !
Pour conclure, Saussure parle de la base de la subjectivité du langage et pose les bases d'une poétique car la forme de l'anagramme est un objet littéraire alors que la légende est un objet sémiotique. Pour moi l'anagramme est un jeu, permet de cacher l'identité et certes il a à voire avec le signe de base, mais les signes, la forme sont des conventions qui permettent de se comprendre et l'anagramme s'oppose à cette idée. Il faut être un peu fou pour chercher l'anagramme de tous les mots, puisqu'il sont conventionnels, et sont choisis de manière arbitraire juste pour signifier phonétiquement et sémantiquement une différence.

Maintenant passons à Benveniste, (qui me trouble tout autant !) Il oppose le mot discours et histoire, ce dernier est un récit à la 3ème personne (alias la non personne) et est au passé simple. Il s'agit pour moi de la fameuse objectivité, de la généralité. C'est le récit. (Pour moi, cette séparation est totalement conventionnelle et ne rends pas compte de la réalité du langage, pour moi tout est énonciation puisque tout est emprunt de subjectivité) Mais il est vrai que quand on raconte l'Histoire, on se veut objectif, c'est donc là que l'on parle de récit ? De même le présent de vérité générale se veut déteint de toute subjectivité (ex. : Les oiseaux ont des ailes.) => Est ce que je confonds avec une autre notion? C'est par ces moyens que je comprends la différence entre discours et récit chez Benveniste.
Je crois avoir bien compris la théorie de l'énonciation, qui est discours, appropriation de la langue, subjectivité que l'on analyse par les modalisateurs, les indices de personne etc.. les marques de l'ici et maintenant… C'est l'insertion du locuteur au sein de la parole.
C'est alors que notre prof nous a mis un exemple : Baudelaire dépasse le stades des marques formelles de l'énonciation en donnant des valeurs particulières du futurs, c'est une poétique des discours => je comprends ce que cet exemple veut dire, mais pour moi il découle entièrement de la pensée de Saussure…. Je trouve très manichéen de dire "Saussure théorie du signe" "Benveniste théorie de l'énonciation" j'ai l'impression d'avoir imprégné si bien la pensée de Benveniste, que j'interprète celle de Saussure de la même manière. Lorsque Saussure emploie le terme de "valeur", on le retrouve chez Benveniste, et la marque de "poétique" chez Saussure me parait très réduite si elle ne se tient qu'à l'anagramme (je n'y suis peut être pas très sensible aussi!) Pour moi lorsque l'on parle de valeurs, on l'étudie dans des contextes, donc en général des discours, puisque l'être s'approprie la langue et la forme à sa manière. Dans ce cas là on peut presque en arriver à dire que tout est poétique, tout est marqueur de subjectivité… (sauf cas particuliers, dans le domaine scientifique, explication de phénomènes, phrases de l'ordre de vérité générale -que l'on peut parfois contester-, etc…)
Merci beaucoup d'avoir pris le temps de lire ce post, en espérant être assez claire, et pouvoir faire réagir ceux qui ont mieux compris que moi ces notions ^^ Bonne journée !
Pour ce qui est de la valeur, Saussure prend l'exemple d'une pièce de cinq francs : celle-ci peut être comparée 1° à quelque chose de dissemblable : le produit que l'on peut obtenir en échange ; 2° à quelque chose de similaire : les autres pièces dont l'appoint forme la somme en question.
De même un mot peut être "échangé" contre quelque chose de dissemblable : un concept (non pas un "objet") et contre un élément similaire, un autre mot. Sa valeur n'est donc pas fixée tant qu'on se borne à constater qu'il peut être échangé contre tel ou tel concept, c'est à dire qu'il a telle ou telle signification ; il faut aussi le comparer avec la valeur des autres mots avec lesquels il peut permuter. Autrement dit, il fait partie d'un système car son contenu n'est vraiment déterminé que par ce qui existe en dehors de lui, en opposition même avec lui.

Bon, pour le reste, on verra plus tard ! 😀
Je pense que @Rabeleau nage vraiment dans le fouillis avec Saussure .
Avant d'avoir un avis tranché à propos d'une citation , il faut réaliser une recherche en profondeur sur lui .
Regarde ces liens
[lien invalide]
https://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/logphil/textes/textesm/saussu3m.htm
https://philosophie-pedagogie.web.ac-grenoble.fr/
Mais précisément, la citation est éclairée par son contexte…

Par contre, je ne vois pas trop d'où ont été tirées les deux citations qui suivent, la seconde étant quelque peu confuse (de plus, Saussurre s'est assez peu intéressé au discours, à la différence de Benvéniste).
Merci de vos réponses, j'ai bien avancé et éclairci certaines notions !!
J'ai repris mon cours de linguistique, c'est de là que viennent les citations !
Je pense avoir bien compris les éléments qui font parti du Cours de linguistique Générale et donc la théorie du signe, ce qu'est la valeur , l'axe paradigmatique…. peut être que je m'exprime mal aussi ^^
Ceux sont les éléments des autres ouvrages de Saussure qui m'apparaissent plus flous. (En fait ce n'est pas bien grave parce qu'il ne sera pas à l'examen, mais comme ça m'intrigue j'ai envie de comprendre)
J'ai compris que de la valeur, on arrive à dire qu'un signe fait parti d'un système.
Je vous cite tout ce qui découle de la valeur dans mon cours.
"Pour Saussure, il est donc faux d'opposer la forme et le sens ce qui est juste en revanche c'est d'opposer la figure vocale d'une part et la forme sens de l'autre.
SON et FORME-SENS => ensemble des valeurs que peut contenir un signe.
La valeur est donc liée à la différence. La forme vaut parce qu'elle crée un autre effet que la chose similaire." Maintenant j'ai compris ceci merci 😉 C'est sur que quand on communique on a besoin que ce soit clair par le son et avoir les mêmes sèmes de ces sons pour se comprendre.
Voici la suite du cours
"Saussure pose donc les bases d'une poétique en s'interrogeant sur ce qu'est la valeur comprise comme signification. Il s'interroge sur le sens de l'anagramme posé comme un objet littéraire alors que la légende est conçue comme un objet sémiotique. Saussure pose ainsi la question de la subjectivité dans l'écriture, des modes de subjectivation que le lecteur doit percevoir, enfin Saussure a rompu avec ses prédécesseurs en favorisant l'étude synchronique par rapport au diachronique."
Ce que j'ai compris : parfois on ne donne pas la même valeur aux signes c'est un peu l'appropriation du signe et son interprétation. Le lecteur doit comprendre cette interprétation du signe pour comprendre le texte. Ce texte est littéraire puisqu'il se joue des signes. On n'a pas besoin de "décrypter" de la même manière une légende puisqu'elle est sémiotique, langue commune à tous, littérale…. Je comprends l'étude synchronique parce qu'on parle dans un espace aussi, la valeur des signes diffère selon les milieux sociaux, l'âge des personnes.
Sa réflexion fait découler le schéma de communication de Kerbrat Orrechioni (et beaucoup d'autres choses que je ne connais pas encore 😉 )
Mais je ne comprends toujours pas le sens de l'anagramme comme objet littéraire !!
Saussure s'est intéressé aux anagrammes parce qu'il a supposé un moment que le signifiant pouvait primer dans le signe, d'où l'importance soupçonnée d'une fonction "poétique" de la langue, mise en valeur plus tard par Jakobson, bien que dans une autre optique. Mais en fait, il s'est aperçu que l'anagramme n'étant pas volontaire, à l'instar de la contrepèterie, mais s'offrant par hasard (on le découvre, on ne l'invente pas), il ne constitue pas un acte de langage authentique.
D'accord, merci, je trouve tout de même étrange qu'on l'ait dans le cours puisque cette pensée remet en question le signe "arbitraire", il contredit sa propre logique non ?
Attention, gramme est masculin, un gramme, mais anagramme est toujours féminin : une anagramme. Donc on la découvre…, elle constitue…