Apollinaire, Alcools - Prenez le poème de votre choix et dites en quoi il vous semble particulièreme

Entraide scolaire

10 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,
j'ai un devoir sur le recueil de poésie Alcools d'Apollinaire à rendre pour jeudi dans lequel je dois répondre à plusieurs questions dont : "Prenez le poème de votre choix et dites en quoi il vous semble particulièrement marquant". Mais j'ai un petit problème de méthodologie. En effet, on nous a toujours dit que l'on ne devait pas utiliser la première personne du singulière lorsque l'on répondait à une question, mais ici, comme l'on nous demande explicitement notre avis, devons nous ou pas l'utiliser ?
Merci beaucoup d'avance
Essayons :
Automne malade

Automne malade et adoré
Tu mourras quand l'ouragan soufflera dans les roseraies
Quand il aura neigé
Dans les vergers

Pauvre automne
Meurs en blancheur et en richesse
De neige et de fruits mûrs
Au fond du ciel
Des éperviers planent
Sur les nixes nicettes aux cheveux verts et naines
Qui n'ont jamais aimé

Aux lisières lointaines
Les cerfs ont bramé

Et que j'aime ô saison que j'aime tes rumeurs
Les fruits tombant sans qu'on les cueille
Le vent et la forêt qui pleurent
Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille

Les feuilles
Qu'on foule
Un train
Qui roule
La vie
S'écoule

Guillaume Apollinaire - Alcools - 1913
Les poètes ont beaucoup chanté les saisons et l'automne a été l'une saison à laquelle ils ont été sensibles. Saison des fruits, de richesse des couleurs, triomphe de la fécondité. Le poème Automne malade qui se rattache à l'inspiration d'Alcools est particulièrement original même s'il n'est pas le plus représentatif du recueil et pourtant il trouve un écho chez le lecteur :
- entre tradition lyrique et modernité
- entre lente attente et mélancolie tranquille
- entre norme et écart

Remarquable modernité qui surprend par le mètre variable, la tension entre cet "automne malade" et "ô que j'aime", la disposition en decrescendo en harmonie avec le propos.
Au cœur de la richesse épanouie, la fragilité de la vie qui s'écoule
Ah ! les nixes nicettes ! 😀
Au lieu de vous moquer … 🙂 Dites à l'élève comment éviter le JE …
Pas sûre d'avoir répondu à sa question …
Je me moquerais de qui ? de quoi ? C'était simplement un clin d'œil à une expression célèbre. D'ailleurs, l'allusion à ces nixes permet - avec prudence - de rattacher au moins une partie de ce poème au cycle rhénan. Comme quoi il est assez bien représentatif du recueil (poèmes de diverses époques réunis sans ordre apparent). On perçoit aussi l'esprit du calligramme, surtout à la fin.
Le débat sur le JE est éternel… Ici, il me semble difficile de l'interdire à l'élève qui doit justifier un choix personnel et non faire une "dissertation" déguisée.
Autrement, je trouve ce genre de travail très intéressant, ce n'est pas si souvent.
Merci beaucoup pour vos réponses !
En effet, suivant vos conseils, j'ai décidé d'utiliser quand même la première personne du singulier pour cette question étant donné qu'il m'était difficile de ne pas l'utiliser…
Au pire, mon professeur me remettra à ma place et je le saurai pour la prochaine fois !
Juste pour pour la petite anecdote et coïncidence, j'avais moi aussi choisi d'étudier "Automne malade" avant même de lire vos réponses !!! 🙂 Comme quoi, apparement, il plaît à beaucoup ce poème 🙂
En tout cas, merci encore
Pourquoi ne pas user du nous d'auteur ?
Bonsoir Delia,
je vous avoue que je ne connais pas du tout ce qu'est le nous d'auteur.
Qu'entendez vous par ce terme ?
Merci de votre réponse
« Nous avons porté notre choix sur Zone car ce poème nous a frappé par son originalité… etc. »
Ah oui d'accord, je vois…
C'est vrai, qu'en effet, ce n'est pas une mauvaise idée. Je vais donc suivre vos conseils !
Merci beaucoup