Bonjour à tous !
Tout d'abord, c'est mon premier post sur ce forum, j'ai bien relue toute les méthodes, etc mais je voudrais vos avis 😜
Alors voilà, je dois faire un corpus en devoir maison pour dans une semaine. Cependant, je n'en ai encore jamais fais et je ne suis pas sûr d'avoir bien appliqué la méthode. J'ai déjà beaucoup travaillé dessus: j'ai toute les idées et mon plan, il ne me reste plus que la rédaction.
Je vous donne le sujet puis ensuite mes notes, en espérant avoir quelques conseils 😀
Document A: Aggrippa d'Aubigné, les Tragiques I, "Misères", 1616.
*Petit intro racontant le contexte historique de la France au XVIe siècle: Les guerres de religion font des ravages, la St-Barthélémy. L'on s'y bat entre gens du même pays, parfois même de la même famille. Comment l'être humain que l'on conçoit bon peut-il être capables de telles horreurs et comment la foi chrétienne, qu'elle soit catholique ou protestante peut-elle les légitimer ?*
Le recueil poétique des Châtiments a été composé durant l'exil de Victor Hugo à Jersey, après le coup d'Eat de Napoléon III.
Créé en quelques semaines par Pablo Picasso, sur commande des républicains pour le pavillon Espagnol de l'Exposition universelle de Paris de 1937 (dédiée au progrès et à la paix), Guernica exprime la révolte du peintre espagnol. Cette immense toile est inspiré du bombardement de la ville de Guernica, pendant la guerre d'Espagne, par l'aviation nazie, alliée de Franco.
https://www.etudes-litteraires.com//histoiredesartscamus/files/2014/10/guernica.jpg
Ce que j'ai déjà fais:
Le plan, qui est provisoire car je ne suis pas sûr:
I) La forme du document, un outil transmettant des émotions
a) Allégorie, métaphore et hyperbole b) Le registre pathétique
II)L'engagement de l'artiste
a)Ces documents sont des réponses a leur contexte historique b)Un mouvement protestataire contre la guerre et la religion
Les "arguments" de chaque sous partie:
I)a)Les 4 textes utilisent l'allégories sauf dans document C (dans le but de quoi ?)? Les hyperboles et les métaphores permettent d'accentuer le côté horrible de la guerre.
b)Le registre pathétique est présent dans tout les textes. En effet, les champs lexicaux de la pitié et de l'expression de la douleur permettent de renforcer le sentiment d'injustice de la guerre.
II)a)Toute ces oeuvres ont été faîtes après un événement majeur de l'histoire des artistes, ce qui montre un engagement politique et "réactionnaire"
b) Présence de la religion dans tout les textes mais pas dans la peinture, plusieurs textes sont anti-cléricaux. Les artistes parlent à travers leurs oeuvre pour prendre parti, ils sont donc très engagés
Voilà j'ai déjà fait ça pour le moment, bien sûr les arguments ne sont pas rédigés et développés, je ferai ça après.
Vous en pensez quoi ? 😀
Merci d'avance 😜
Tout d'abord, c'est mon premier post sur ce forum, j'ai bien relue toute les méthodes, etc mais je voudrais vos avis 😜
Alors voilà, je dois faire un corpus en devoir maison pour dans une semaine. Cependant, je n'en ai encore jamais fais et je ne suis pas sûr d'avoir bien appliqué la méthode. J'ai déjà beaucoup travaillé dessus: j'ai toute les idées et mon plan, il ne me reste plus que la rédaction.
Je vous donne le sujet puis ensuite mes notes, en espérant avoir quelques conseils 😀
Document A: Aggrippa d'Aubigné, les Tragiques I, "Misères", 1616.
*Petit intro racontant le contexte historique de la France au XVIe siècle: Les guerres de religion font des ravages, la St-Barthélémy. L'on s'y bat entre gens du même pays, parfois même de la même famille. Comment l'être humain que l'on conçoit bon peut-il être capables de telles horreurs et comment la foi chrétienne, qu'elle soit catholique ou protestante peut-elle les légitimer ?*
Je veux peindre la France une mère affligée,Document B, Victor Hugo, "Souvenir de la nuit de quatre", Les Châtiments 1852
Qui est, entre ses bras, de deux enfants chargée.
Le plus fort, orgueilleux, empoigne les deux bouts
Des tétins nourriciers ; puis, à force de coups
D'ongles, de poings, de pieds, il brise le partage
Dont nature donnait à son besson l'usage ;
Ce voleur acharné, cet Esaü malheureux,
Fait dégât du doux lait qui doit nourrir les deux,
Si que, pour arracher à son frère la vie,
Il méprise la sienne et n'en a plus d'envie.
Mais son Jacob, pressé d'avoir jeûné meshui,
Ayant dompté longtemps en son cœur son ennui,
À la fin se défend, et sa juste colère
Rend à l'autre un combat dont le champ et la mère.
Ni les soupirs ardents, les pitoyables cris,
Ni les pleurs réchauffés ne calment leurs esprits ;
Mais leur rage les guide et leur poison les trouble,
Si bien que leur courroux par leurs coups se redouble.
Leur conflit se rallume et fait si furieux
Que d'un gauche malheur ils se crèvent les yeux.
Cette femme éplorée, en sa douleur plus forte,
Succombe à la douleur, mi-vivante, mi-morte ;
Elle voit les mutins tout déchirés, sanglants,
Qui, ainsi que du cœur, des mains se vont cherchant.
Quand, pressant à son sein d'une amour maternelle
Celui qui a le droit et la juste querelle,
Elle veut le sauver, l'autre qui n'est pas las
Viole en poursuivant l'asile de ses bras.
Adonc se perd le lait, le suc de sa poitrine ;
Puis, aux derniers abois de sa proche ruine,
Elle dit : « Vous avez, félons, ensanglanté
Le sein qui vous nourrit et qui vous a porté ;
Or vivez de venin, sanglante géniture,
Je n'ai plus que du sang pour votre nourriture !
Agrippa d'Aubigné, Les Tragiques, Livre I, Misères, vers 97 à 130.
Le recueil poétique des Châtiments a été composé durant l'exil de Victor Hugo à Jersey, après le coup d'Eat de Napoléon III.
L'enfant avait reçu deux balles dans la tête.Document C: Arthur Rimbaud, Poésies, "Le Mal", 1870
Le logis était propre, humble, paisible, honnête ;
On voyait un rameau bénit sur un portrait.
Une vieille grand-mère était là qui pleurait.
Nous le déshabillions en silence. Sa bouche,
Pâle, s'ouvrait ; la mort noyait son œil farouche ;
Ses bras pendants semblaient demander des appuis.
Il avait dans sa poche une toupie en buis.
On pouvait mettre un doigt dans les trous de ses plaies.
Avez-vous vu saigner la mûre dans les haies ?
Son crâne était ouvert comme un bois qui se fend.
L'aïeule regarda déshabiller l'enfant,
Disant : "Comme il est blanc ! approchez donc la lampe !
Dieu ! ses pauvres cheveux sont collés sur sa tempe !"
Et quand ce fut fini, le prit sur ses genoux.
La nuit était lugubre ; on entendait des coups
De fusil dans la rue où l'on en tuait d'autres.
- Il faut ensevelir l'enfant, dirent les nôtres.
Et l'on prit un drap blanc dans l'armoire en noyer.
L'aïeule cependant l'approchait du foyer,
Comme pour réchauffer ses membres déjà roides.
Hélas ! ce que la mort touche de ses mains froides
Ne se réchauffe plus aux foyers d'ici-bas !
Elle pencha la tête et lui tira ses bas,
Et dans ses vieilles mains prit les pieds du cadavre.
"Est-ce que ce n'est pas une chose qui navre !
Cria-t-elle ! monsieur, il n'avait pas huit ans !
Ses maîtres, il allait en classe, étaient contents.
Monsieur, quand il fallait que je fisse une lettre,
C'est lui qui l'écrivait. Est-ce qu'on va se mettre
A tuer les enfants maintenant ? Ah ! mon Dieu !
On est donc des brigands ? Je vous demande un peu,
Il jouait ce matin, là, devant la fenêtre !
Dire qu'ils m'ont tué ce pauvre petit être !
Il passait dans la rue, ils ont tiré dessus.
Monsieur, il était bon et doux comme un Jésus.
Moi je suis vieille, il est tout simple que je parte ;
Cela n'aurait rien fait à monsieur Bonaparte
De me tuer au lieu de tuer mon enfant ! "
Elle s'interrompit, les sanglots l'étouffant,
Puis elle dit, et tous pleuraient près de l'aïeule :
"Que vais-je devenir à présent, toute seule ?
Expliquez-moi cela, vous autres, aujourd'hui.
Hélas ! je n'avais plus de sa mère que lui.
Pourquoi l'a-t-on tué ? Je veux qu'on me l'explique.
L'enfant n'a pas crié vive la République."
Nous nous taisions, debout et graves, chapeau bas,
Tremblant devant ce deuil qu'on ne console pas.
Vous ne compreniez point, mère, la politique.
Monsieur Napoléon, c'est son nom authentique,
Est pauvre, et même prince ; il aime les palais ;
Il lui convient d'avoir des chevaux, des valets,
De l'argent pour son jeu, sa table, son alcôve,
Ses chasses ; par la même occasion, il sauve
La famille, l'église et la société ;
Il veut avoir Saint-Cloud, plein de roses l'été,
Où viendront l'adorer les préfets et les maires,
C'est pour cela qu'il faut que les vieilles grand-mères,
De leurs pauvres doigts gris que fait trembler le temps,
Cousent dans le linceul des enfants de sept ans.
Jersey, 2 décembre 1852
Tandis que les crachats rouges de la mitrailleDocument D: Picasso, "Guernica", 1937
Sifflent tout le jour par l'infini du ciel bleu ;
Qu'écarlates ou verts, près du Roi qui les raille,
Croulent les bataillons en masse dans le feu ;
Tandis qu'une folie épouvantable broie
Et fait de cent milliers d'hommes un tas fumant ;
- Pauvres morts ! dans l'été, dans l'herbe, dans ta joie,
Nature ! ô toi qui fis ces hommes saintement !… –
Il est un Dieu qui rit aux nappes damassées
Des autels, à l'encens, aux grands calices d'or ;
Qui dans le bercement des hosannah s'endort,
Et se réveille, quand des mères, ramassées
Dans l'angoisse, et pleurant sous leur vieux bonnet noir,
Lui donnent un gros sou lié dans leur mouchoir !
Rimbaud, Poésies, 1870
Créé en quelques semaines par Pablo Picasso, sur commande des républicains pour le pavillon Espagnol de l'Exposition universelle de Paris de 1937 (dédiée au progrès et à la paix), Guernica exprime la révolte du peintre espagnol. Cette immense toile est inspiré du bombardement de la ville de Guernica, pendant la guerre d'Espagne, par l'aviation nazie, alliée de Franco.
https://www.etudes-litteraires.com//histoiredesartscamus/files/2014/10/guernica.jpg
Ce que j'ai déjà fais:
Le plan, qui est provisoire car je ne suis pas sûr:
I) La forme du document, un outil transmettant des émotions
a) Allégorie, métaphore et hyperbole b) Le registre pathétique
II)L'engagement de l'artiste
a)Ces documents sont des réponses a leur contexte historique b)Un mouvement protestataire contre la guerre et la religion
Les "arguments" de chaque sous partie:
I)a)Les 4 textes utilisent l'allégories sauf dans document C (dans le but de quoi ?)? Les hyperboles et les métaphores permettent d'accentuer le côté horrible de la guerre.
b)Le registre pathétique est présent dans tout les textes. En effet, les champs lexicaux de la pitié et de l'expression de la douleur permettent de renforcer le sentiment d'injustice de la guerre.
II)a)Toute ces oeuvres ont été faîtes après un événement majeur de l'histoire des artistes, ce qui montre un engagement politique et "réactionnaire"
b) Présence de la religion dans tout les textes mais pas dans la peinture, plusieurs textes sont anti-cléricaux. Les artistes parlent à travers leurs oeuvre pour prendre parti, ils sont donc très engagés
Voilà j'ai déjà fait ça pour le moment, bien sûr les arguments ne sont pas rédigés et développés, je ferai ça après.
Vous en pensez quoi ? 😀
Merci d'avance 😜



