Beaumarchais, La Mère coupable, acte IV, scènes 2 et 3

Entraide scolaire

15 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonjour,

Je suis en L3 lettres classiques, mais j'ai repris les études, du coup je n'ai pas fait de bac L, mais un bac pro ( autant dire un bep survitaminé, mais un niveau plus seconde, que teminal, il faut pas se le cacher).
J'ai aussi changé de fac, avant j'étais à Toulouse, et je faisais lettres classiques avec pour mineure histoire de l'art; maintenant je suis à Pau, et j'ai littérature du moyen-age, 16e et 18e. Or je n'ai jamais fait de toute ma vie de littérature française, de commentaire de texte, de dissertation, d'analyse etc…
Et je dois faire un commentaire de texte ( La mère coupable-Beaumarchais) pour le 8 novembre. Pouvez-vous me donner des conseils?

Merci d'avance
Quel est l'extrait à commenter ?
Ce sont les scènes 2 et 3 du quatrième acte
Le problème, c'est que je n'ai pas le texte. Désolée.
Le voici…
Scène II : Bégearss, Figaro.

Bégearss, raillant : Eeeh ! c’est mons Figaro ! La place est agréable, puisqu’on y retrouve Monsieur.

Figaro, du même ton : Ne fût-ce que pour avoir la joie de l’en chasser une autre fois.

Bégearss : De la rancune pour si peu ? vous êtes bien bon d’y songer ! chacun n’a-t-il pas sa manie ?

Figaro : Et celle de Monsieur est de ne plaider qu’à huis clos ?

Bégearss, lui frappant sur l’épaule : Il n’est pas essentiel qu’un sage entende tout, quand il sait si bien deviner.

Figaro : Chacun se sert des petits talents que le ciel lui a départis.

Bégearss : Et l’intrigant compte-t-il gagner beaucoup avec ceux qu’il nous montre ici ?

Figaro : Ne mettant rien à la partie, j’ai tout gagné… si je fais perdre l’autre.

Bégearss, piqué : On verra le jeu de Monsieur.

Figaro : Ce n’est pas de ces coups brillants qui éblouissent la galerie. (Il prend un air niais.) Mais chacun pour soi, Dieu pour tous, comme a dit le roi Salomon.

Bégearss, souriant : Belle sentence ! N’a-t-il pas dit aussi : Le soleil luit pour tout le monde ?

Figaro, fièrement : Oui, en dardant sur le serpent prêt à mordre la main de son imprudent bienfaiteur ! (Il sort.)

Scène III : Bégearss, seul, le regardant aller.

Il ne farde plus ses desseins ! Notre homme est fier ? bon signe, il ne sait rien des miens ; il aurait la mine bien longue s’il était instruit qu’à minuit… (Il cherche dans ses poches vivement.) Eh bien ! qu’ai-je fait du papier ? Le voici. (Il lit.) "Reçu de Monsieur Fal, notaire, les trois millions d’or spécifiés dans le bordereau ci-dessus. A Paris, le… Almaviva." - C’est bon ; je tiens la pupille et l’argent ! Mais ce n’est point assez ; cet homme est faible, il ne finira rien pour le reste de sa fortune. La Comtesse lui en impose ; il la craint, l’aime encore… Elle n’ira point au couvent, si je ne les mets aux prises, et ne le force à s’expliquer… brutalement. (Il se promène.) - Diable ! ne risquons pas ce soir un dénouement aussi scabreux ! En précipitant trop les choses, on se précipite avec elles ! Il sera temps demain, quand j’aurai bien serré le doux lien sacramentel qui va les enchaîner à moi ! (Il appuie ses deux mains sur sa poitrine.) Eh bien ! maudite joie, qui me gonfles le cœur ! ne peux-tu donc te contenir ?… Elle m’étouffera, la fougueuse, ou me livrera comme un sot, si je ne la laisse un peu s’évaporer pendant que je suis seul ici. Sainte et douce crédulité ! l’époux te doit la magnifique dot ! Pâle déesse de la nuit, il te devra bientôt sa froide épouse. (Il frotte ses mains de joie.) Bégearss ! heureux Bégearss !… Pourquoi l’appelez-vous Bégearss ? n’est-il donc pas plus d’à moitié le Seigneur Comte Almaviva ? (D’un ton terrible.) Encore un pas, Bégearss ! et tu l’es tout à fait. — Mais il te faut auparavant… Ce Figaro pèse sur ma poitrine ! car c’est lui qui l’a fait venir !… Le moindre trouble me perdrait… Ce valet-là me portera malheur… C’est le plus clairvoyant coquin !… Allons, allons, qu’il parte avec son chevalier errant !
merci jehan!!
Il faudra situer le passage dans l'intrigue et se demander si le rôle du valet Figaro est toujours le même ou s'il a évolué dans un nouveau contexte social et historique.

Ces deux scènes montrent le nouvel enjeu : Figaro peut-il réussir ou va-t-il échouer dans sa tentative de sauver la famille ?

I. Figaro a vieilli mais reste lucide et rusé

II. Bégearss, l'autre Tartuffe
Je pense que nos conseils ne suffiront pas. Il faut que tu te procures des livres pour travailler les méthodes si tu pars quasiment de zéro.
Brouillon:

Ce passage sert à montrer que ni Bégears ni Figaro ne sont dupes l'in de l'autre, qu'ils feront tout pour se circonvenir l'un à l'autre, que Bégéars est presque au bout de sa manoeuvre mais qu'il craint Figaro.

D'abord un dialogue, ensuite un monologue montrant la réaction de Bégéars au dialogue, pastiche de la tragédie dans son monologue: interjections, auto-apostrophe, utilisation troisième personne, lamentation…

Scène2:

Deux personnages dialoguent, ton sarcastique: didascalie l1: raillant, l3: du même ton; l9: lui frappant sur l'épaule (didascalie kinésique de comique de scène) ce qui produit sur le spectateur un effet comique; emploi d'un vocabulaire condescendant l2,6 et 18: Monsieur ( 3 occurences, figure répétition) ce qui rajoute au comique.
Dimension carnavalesque, 2 valets qui s'appellent Monsieur. La fonction autonymique de deux mots en italique: intriguant, autre; substantivés, rajoute au ton sarcastique.
Dialogue sous forme de maximes, façon que l'on se donne à l'époque pour se réhausser, ce qui ajoute au ridicule des valets et de la situation, style stichomythique.

Scène 3:

Monologue, didascalie énonciative: Bégéars seul, le regardant aller.
Au départ autosatisfaction: l30-31"bon signe […] qu'à minuit" l35-36: c'est bon […] qu'argent.
On sent la rapacité de Bégéars qui en veut toujours plus l36: ce n'est point assez.
Mais c'est un homme réfléchi et sait qu'il ne faut pas se hâter, l41-43: Diable […] on se précipite avec elles.
Sentiment de jubilation en estimant son succès proche, et crainte de cette joie qui le fait crier victoire alors que son oeuvre n'est point achevée: l50-52: sainte et douce crédulité […] froide épouse, formule chiasmique?
Didascalie kinésique l52-53 il frotte ses mains de joie. Auto congratulation l54: Heureux Bégéars; l53-54: pourquoi l'appelez-vous (…] Comte Almaviva.
Début du pastcihe de la tragédie: 4 interjections l57: ce figaro…, l58: car c'est lui qui…, l59-60: c'est le plus clairvoyant coquin, l60-61: allons, allons
Troisième scène nettement séparée en deux, dans la première partie, le spectateur craint que Bégéars ne réussisse son oeuvre, vu qu'il est proche du but, dans la seconde, le spectateur se rit du pathétique de Bégéars craingant, tout proche du but qu'il soit, Figaro.

Plan texte: confrontation Bégéars et Figaro, chacun toise et jauge l'autre; trop plein de confiance et de jubilation de Bégéars; crainte de celui-ci pour Figaro.
Problématique: en quoi ces deux scènes sont réprésentatives du drame tel que le concevaient Diderot et Beaumarchais.

Merci pour vos futurs conseils
Je comprends mal ce que tu proposes.
La problématique ne vas aider …
Je t'avoue que je sais pas exactement ce que je dois faire… On m'a dit commentaire de texte, situer texte, problématique, donner plan du texte et le justifier, lecture et analyse littéraire puis conclusion
Si je n'avais pu lu les deux scènes, je ne comprendrais strictement rien.


Commenter, c'est regrouper de façon cohérente et organisée ce que l'on a trouvé avec la lecture analytique mais aussi en montrant ce qui fait l'intérêt des scènes.
Qu'est-ce que tu me conseilles de faire, de rajouter ou d'enlever?
Je t'ai donné mon avis dans la réponse 7.
ok merci