Dissertation sur le conte (citation de Michel Tournier)

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous,

J'ai une dissertation sur le conte à effectuer en fonction d'une citation de Michel Tournier

"A mi-chemin de l'opacité brutale de la nouvelle et de la transparence cristalline de la fable, le conte d'origine à la fois orientale et populaire se présente comme un milieu translucide, mais non transparent, comme une épaisseur glauque dans laquelle le lecteur voit se dessiner des figures qu'il ne parvient jamais à saisir tout à fait. Ce n'est pas un hasard si le conte fantastique du 19 eme siècle fait intervenir des fantômes avec prédilection. Le fantôme personnifie assez bien en effet la philosophie du conte, noyée dans la masse de l'affabulation et donc indéchiffrable. Le conte est une nouvelle hantée" (Le vol du vampire)

Ma problématique serait la suivante : il s'agirait de montrer comment Michel Tournier définit le conte, loin du didactisme de l'apologue, en soulignant sa part de mystère qu'il ne partage ni avec la nouvelle ni avec la fable.

C'est là que j'ai besoin d'aide, je n'arrive pas à bâtir un plan correct (à 27 parties: les joies de l'hypokhâgne..), néanmoins je ne compte pas prier devant Saint Michel Tournier et je pense faire une partie "critique" pour remettre en cause sa définition.

Voilà mon "plan"

I) Le conte "translucide mais non transparent"
1- Le conte comme "oeuvre ouverte" (ouverte à une pluralité d'interprétations)
A-
B-
C-
2-Le conte comme oeuvre indécise

……..


II) Le conte n'est pas didactique
1- Le conte comporte t il une morale?

Bon voilà j'ai un peu honte de ce plan.. Pourriez vous me dire ce que vous pensez de mon travail et m'éclairer pour éventuellement me débloquer? (J'ai conscience de mon exigence..)
Merci d'avance.
Et sur quels contes dois-tu t'appuyer ?

Avant de te lancer dans un plan improbable, peut-être revoir les caractéristiques du conte et son évolution.
Bonjour,

Ce qui me frappe dans cette définition est la métaphore de la lumière, ou plutôt des rapports entre la matière et la lumière.
Fournier distingue trois états : l'opacité, la translucidité et la transparence.
Tu as choisi d'appliquer la métaphore au didactisme plus ou moins affirmé des divers genres du récit. C'est indispensable.
Mais tu n'as pas abordé l'aspect paradoxal du rapport à la réalité.
En premier lieu, il faudrait te demander si Tournier aborde toutes les nouvelles ou seulement celles qui relèvent du genre fantastique (même traité selon les canons réalistes).
Selon Tournier la nouvelle (réaliste ?) rendrait notre rapport au monde opaque par une prétendue sagesse horizontale (en évacuant le surnaturel ou par pessimisme), une leçon de vie tronquée (dans sa brièveté et son nécessaire effet de surprise), par son rationalisme fondamental (désir d'expliquer ou de circonscrire les effets étranges).
La fable recourt au merveilleux mais avec un projet didactique clair. Le décodage du symbolisme est facile.
Le conte merveilleux s'inscrit traditionnellement dans les aspects binaires du merveilleux (le bien et le mal) et se rapprocherait en ce sens de la fable d'autant plus que bien des auteurs après Perrault ont voulu en faire une école morale. Or Fournier semble s'intéresser au conte fantastique (qu'il confond avec la nouvelle fantastique, à moins que le conte ne soit rattaché au romantisme et la nouvelle au réalisme). Cette irruption du surnaturel - héritée du romantisme allemand et de sa propension à explorer l'univers du rêve - changerait la donne en nous invitant à reconsidérer notre rapport à la réalité.
Je dois m'appuyer notamment sur un article de Patrice Soler Genres, Formes, tous

Maupassant, Le Signe
Villiers de L'Isle Adam La torture par l'espérance- Véra - Le convive des dernières Fêtes
Voltaire Candide
Perrault La barbe bleue, La belle au bois dormant et autres si nécéssaires

Pour moi cette métaphore de la lumière revient à faire une classification de genres qu'on aurait tendance à rapprocher : dans le conte on devine le sens (fantôme) sans vraiment le saisir, en ce sens le conte serait plus complexe et n'aurait pas la clarté didactique de la fable (or le conte n'est il pas destiné aux enfants?) ; la nouvelle est d'essence réaliste: elle est "brutale" car le drame est donné dans sa brutalité, elle nous donne à lire l'épaisseur du réel, sa noirceur et sa ladeur douloureuse.
Bonjour,

Je voulais juste te faire remarquer que tu n'avais pas perçu le lien entre conte et émergence de l'inconscient.
À la rationalité de la nouvelle s'opposerait le trouble plaisir du conte.
Tournier fait aussi allusion au terreau psychanalytique.
Voir le roman gothique et le romantisme frénétique.

Edit
N'oublie pas non plus les liens entre le conte et les mythes.
Je vois, néanmoins je ne suis pas sûre de tout saisir et je n'arrive toujours pas à élaborer un quelconque travail: car tout mon plan doit être bâti en fonction du conte; je ne peux pas faire une partie sur la nouvelle ou autre, c'est ça que je trouve le plus compliqué.
N'en reste pas aux définitions strictes.
Dans ta liste tu as Candide que l'on classe plutôt comme un roman. Pourtant l'oeuvre présente des aspects merveilleux.
Maupassant a écrit des contes fantastiques qu'on peut aborder comme des nouvelles : la peur, le horla…
Oui je comprends c'est simplement mon prof qui nous a dits de faire attention de ne pas tout mélanger c'est pour ça
Justement, le sujet invite à donner une définition du conte autrement que formelle, du type sous- genre du récit qui utilise le registre merveilleux.
Finalement le conte comme le roman peut être un contenant polymorphe. Alors il faut s'aventurer à donner ta propre définition.

Regarde la page du site consacrée à l'argumentation, sous chapitre le conte.