Anthologie poétique sur le thème de la faiblesse humaine

Entraide scolaire

3 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjours a tous, je dois créé une anthologie poétique sur le thème de la faiblesse humaine mais je galère à trouver des poèmes, je ne sais pas sur quel site aller, la plupart propose juste des citations et non pas des poèmes.
Pour le moment j'ai trouvé seulement "Au Lecteur" De Charles Baudelaire.

Pourriez-vous m'aidez à trouver ces poèmes ou m'indiquez un site ou les trouvez.
Merci d'avance.

j'espère ne pas créer une nouvelle discussion similaire à une autre , si c'est le cas je m'en excuse mais je n'ai pas trouvé de sujet équivalent .
Paul VERLAINE (1844-1896)


Je suis venu, calme orphelin

Gaspard Hauser chante :

Je suis venu, calme orphelin,
Riche de mes seuls yeux tranquilles,
Vers les hommes des grandes villes :
Ils ne m'ont pas trouvé malin.

A vingt ans un trouble nouveau
Sous le nom d'amoureuses flammes
M'a fait trouver belles les femmes :
Elles ne m'ont pas trouvé beau.

Bien que sans patrie et sans roi
Et très brave ne l'étant guère,
J'ai voulu mourir à la guerre :
La mort n'a pas voulu de moi.

Suis-je né trop tôt ou trop tard ?
Qu'est-ce que je fais en ce monde ?
O vous tous, ma peine est profonde :
Priez pour le pauvre Gaspard !
Pèlerinage

Renée Vivien


Il me semble n’avoir plus de sexe ni d’âge,
Tant les chagrins me sont brusquement survenus.
Les Temps se sont tissés… Et me voici pieds nus,
Achevant le terrible et long pèlerinage…

Je sais que l’aube d’or ne sait que décevoir,
Que la jeunesse a tort de suivre les chimères,
Que les yeux ont trompé… Mes lèvres sont amères…
Ah ! que la route est longue et que lointain le soir !

Et la procession lente et triste défile
De ces implorateurs que lasse le chemin.
Parfois on me relève, une me tend la main,
Et tous nous implorons le Divin Soir tranquille !

Renée Vivien, Haillons
Je n’ai plus que les os, un squelette je semble,
Décharné, dénervé, démusclé, dépoulpé,
Que le trait de la mort sans pardon a frappé ;
Je n’ose voir mes bras que de peur je ne tremble.

Apollon et son fils, deux grands maîtres ensemble,
Ne me sauraient guérir, leur métier m’a trompé.
Adieu, plaisant soleil, mon œil est étoupé,
Mon corps s’en va descendre où tout se désassemble.

Quel ami me voyant en ce point dépouillé
Ne remporte au logis un œil triste et mouillé,
Me consolant au lit et me baisant la face,

En essuyant mes yeux par la mort endormis ?
Adieu, chers compagnons, adieu, mes chers amis,
Je m’en vais le premier vous préparer la place.

Pierre de Ronsard - Derniers Vers - 1586
Le Désespoir est assis sur un banc de jacques Prévert
merci beaucoup