Choisir sa prépa littéraire pour devenir interprète

La filière littéraire

31 réponses · Page 2 / 2

On peut passer par la case prépa pour la valeur intrinsèque des cours et en ayant comme objectif un cursus en université à la suite.
Oui, on peut, et ce que font la plupart des gens qui ne réussissent pas les concours.
Mais il vaut mieux réussir, et partir dans cette optique de réussite. Voilà tout ce que je voulais dire.
La discussion apparemment a dérivé, je ne suis pas arrivée à me faire comprendre. Maladresse de ma part sûrement et j'en suis désolée.
S'il te plaît, évite ce genre d'expression : je juge sur pièce, même entre guillemets.
Je ne crois pas avoir été si désagréable à ton égard que ce que tu l'es envers moi.
Tout dépend de ce que l'on entend par "réussir". Si c'est avoir le concours, je suis tout à fait d'accord avec toi. Mais ce n'est pas l'objectif de tout préparationnaire. C'est sur ce point que je suis en désaccord. Bref.


Je ne voulais pas être désagréable, en aucune manière, et je m'excuse si tel fut le cas.
Alors, si tu t'excuses, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. 😀
J'ai dit une bêtise?

Je vois. Eh bien, c'est ce que je disais à propos de la norme et de l'usage.
Oui. 😜 Pas grave. Si l'intention est bonne.
Laoshi a écrit :Cela veut bien dire le préparer, non ? Ou en préparer d'autres, non, puisqu'il existe maintenant plus de possibilités ?
Si, j'ai bien compris que tu faisais référence à cette phrase. En revanche, j'avoue que je suis un peu perplexe par rapport à la possibilité présentée par Mattlev qu'on fasse une deuxième khâgne sans viser l'ENS, ayant moi-même décidé de ne pas le faire alors que j'avais l'ENS dans ma ligne de mire quand j'étais khâgneux (en revanche, je n'étais plus dans le même état d'esprit au moment où on m'a proposé, trop tardivement, une place pour repasser l'année, dans une autre prépa).
Cela veut dire travailler dans la perspective de se hisser au meilleur niveau possible, pour un certain nombre d'étudiants, ce qui est évidemment formateur, et parfois, même pour des étudiants qui savent qu'ils ne peuvent pas être admis ou qu'ils ne vont pas être admissibles, la perspective du concours reste stimulante. Je parle bien de l'ENS et comme je l'ai indiqué, mon expérience au contact des camarades date d'avant l'extension de l'offre de concours.
Laoshi a écrit :Mais il vaut mieux réussir, et partir dans cette optique de réussite. Voilà tout ce que je voulais dire.
Même réponse que Mattlev, cela dépend de ce que l'on entend par "réussir". Je ne vais pas dire que je n'ai pas réussi ma khâgne : j'ai eu une mention TB, il m'est arrivé d'obtenir de très bons résultats et certains résultats excellents. Si on réduit l'objectif de la khâgne à la réussite du seul concours, évidemment, c'est autre chose, puisque j'ai fait une contre-performance (bon, j'ai eu des notes moyennes dans deux matières, au moins).
Évidemment, si l'on se sent d'un niveau initial suffisant, il faut considérer l'ENS comme une perspective directe, sinon cela n'a guère de sens. En revanche, il m'arrive parfois de constater que l'obsession du concours d'Ulm, par exemple lorsque quelqu'un a repassé une année de khâgne et que cela n'a pas fonctionné à nouveau, peut laisser des traces amères. Je me demande si cette obsession vient en partie du fait que, dans l'imaginaire de la filière de lettres, il y a les normaliens et puis il y a "les autres" (quand bien même les travaux et les compétences de certains, indépendamment de la non-réussite au concours d'Ulm ou de Lyon, seraient équivalents à ceux des normaliens - enfin, bien sûr, il faut prendre en compte l'avance dont peuvent jouir les normaliens par rapport aux autres étudiants grâce à leur contexte particulier). 😉 Mais je m'égare dans des considérations qui concernent le petit monde des doctorants (auquel j'appartiens), puis des docteurs.
Je ne comprends pas pourquoi Mattlev et Ascagne chipotent sur ce qu'écrit Laoshi à propos de l'idée d'entrer en classe préparatoire.
Quand elle écrit "qu'il vaut mieux réussir, et partir dans cette optique de réussite" elle sous-entend réussir le concours de l'ENS; mais que je sache elle n'a jamais écrit que ne pas réussir ce concours serait incompatible avec l'idée d'une réussite personnelle.
Vous le faites exprès?

Il est vrai que les commentaires les plus simples sont parfois les plus difficiles à comprendre, surtout quand on aime chercher midi à quatorze heures…
On ne le fait pas exprès, c'est juste que tu n'as peut-être pas perçu tout à fait de quoi il était question.
Quand elle écrit "qu'il vaut mieux réussir, et partir dans cette optique de réussite" elle sous-entend réussir le concours de l'ENS
C'est précisément cela que je mets en discussion et je ne parle pas de l'incompatibilité que tu évoques (en la niant évidemment, puisque Laoshi n'a pas écrit cela en effet).
Cependant, à moins qu'on ait supprimé depuis quelques années sans que je le sache toutes les prépas littéraires ne correspondant pas au modèle de la "grande" prépa parisienne ou de centre-ville de grande ville, je ne vois pas en quoi je serais en train de chipoter.
Comme je l'ai écrit, un étudiant qui se sent au niveau ou qui a de la réserve, s'il est en prépa, doit se confronter sérieusement au concours de l'ENS et pas seulement dans la perspective de "l'exercice qui de toute façon est utile pour la suite" (j'ai inclus des limites à cette considération plus haut). D'autres étudiants préparent certes le concours, et peuvent travailler dur, mais ne sont pas exactement dans la même perspective. Dans ma prépa, les professeurs ne manquaient pas de sincérité sur ce genre de point, et il me semble qu'ils avaient raison.

Je suis intervenu après une discussion déjà enclenchée, donc je n'ai pas commenté directement le "Il y a des moments où je me demande si quelqu'un connaît encore la signification de CPGE." de Laoshi, mais c'est précisément de quoi il s'agit (pas du point de vue du manque d'information, de la curiosité ou non, qui a déjà été traité). Et je précise que cette notion de CPGE est précisément spécifique du côté de la prépa littéraire, où il n'existe pas une pluralité de grandes écoles, mais où lorsqu'on veut suivre des parcours traditionnels (par exemple en lettres classiques ou modernes, pour prendre un exemple simple), il y a trois possibilités : aller directement à la fac, passer sa prépa et réussir le concours (devenir normalien), passer sa prépa et aller à la fac.
Merci Scipione d'interpréter correctement mes propos.
Ascagne, à te lire, je ne vois pas où nous sommes tellement en désaccord…
Et bien, que dire… Merci pour vos réponses lorsque votre aide a été pertinente. Je ne pense pas être feignante de faire des recherches ou de lire des blocs d'informations sur internet, mais je suis d'accord sur le fait qu'on y trouve un"trop plein d'informations" comme l'a fait remarqué certain d'entre vous. ( et même sur d'autres forums, c'est surement ce qui m'a induite en erreur!)
Cependant, je suis un peu déçue de l'agressivité de certain de vos messages, je ne pensais pas pouvoir obtenir ce genre de réponses mais bon. Puisque la discussion semble avoir trouvée une fin heureuse, restons en là 😉
Et je vous rassure : j'ai un objectif et je suis déterminée, seulement il est difficile de trouver des personnes qualifiées et à l'écoute pour m'aider dans mon projet. C'est surement la raison pour laquelle je suis venue ici d'ailleurs…
Bref, merci et bonne continuation.
Pour en revenir au vif du sujet : la prépa t'offrira une formation polyvalente et d'excellentes méthodes de travail (c'est aussi un bon plan pour les élèves qui se rendent compte en cours de route que finalement, ils préfère la géographie ou l'histoire, par exemple). En contrepartie, tu feras moins d'anglais qu'en fac (LLCE anglais) : 4h par semaine (et le travail de lectures derrière) et 2h de LVB (ou 4h, si tu prends l'option LVB, ce que je te conseille vivement !! dans certains lycées, c'est même nécessaire pour prendre la spé langues). Il y a très peu de pratique orale pendant les cours (mais tu auras quelques "colles"/"khôlles" dans l'année : il s'agit d'examens oraux, avec 1h de préparation et 30 minutes de passage sur un sujet : en langue il s'agit de faire un commentaire de texte), mais le travail consiste principalement à faire des commentaires de texte et des versions, ce qui te sera fort utile par la suite. Eventuellement, vous ferez un peu de thème.

En seconde année, tu feras soit une khâgne dite Ulm, soit une khâgne dite Lyon : à Ulm, tu auras du latin (ou du grec), mais pas de géographie, et à Lyon, c'est l'inverse (de la géographie, mais pas de latin). L'autre différence majeure, c'est qu'à Lyon, tu as une spécialité (donc une matière qui pèse beaucoup plus que les autres), et à Ulm, on ne parle que d'options (disons, pour faire simple, que c'est moins coefficienté). Pour avoir vérifié rapidement sur l'Onisep, quelle que soit ta khâgne, tu feras 10h d'anglais par semaine (5h + 5h d'option à Ulm, 3h + 7h d'option à Lyon). A Lyon, tu auras également l'obligation de prendre une LVB (je n'en sais rien pour Ulm en revanche), et pour ta LVA, tu auras un oral de civilisation (commentaire d'un article récent), donc forcément, dans l'année, tu feras de la civilisation, chose que tu ne feras pas en khâgne Ulm (mais ça peut être intéressant de faire une khâgne Ulm pour le latin, par exemple).

En ce qui concerne le choix de ta prépa, il faudra, comme dit plus haut, chercher des prépas qui proposent du chinois (sachant que si tu vas dans une prépa parisienne, elles le proposent quasiment toutes, étant donné que ce sont des cours en inter-établissement : mais vérifie quand même), et l'option LVB. Pour le chinois, tu n'en fais que depuis 3 ans, c'est donc ta LV3 ? Il faut savoir qu'en prépa, on te demande d'extrêmement bien maîtriser une langue (puisqu'il va s'agir de traduire des textes littéraires), il faut donc que tu sois sûre de tes bases (quoique j'ai ouï-dire que le niveau de chinois était moins élevé que dans des langues moins exotiques comme l'espagnol, par exemple). Autrement, l'idéal, c'est de viser les meilleures prépas accessibles avec ton dossier (tu as le droit à 6 voeux : 2 de rêve, 2 accessibles, 2 de secours ; mais tu peux aller aux Portes Ouvertes des prépas, certaines évaluent ton dossier sur place pour te dire si tu peux raisonnablement les demander ou pas), puisqu'il me semble que certaines écoles de traduction sont accessibles par la BEL : c'est-à-dire qu'elles ne te prennent pas sur dossier, mais en fonction des notes que tu auras eues au concours de l'ENS (et éventuellement après un petit entretien).

Voilà, je crois avoir fait le tour des choses à dire 😀 J'ai sûrement dû répéter des trucs que tu savais déjà, mais bon, les informations sont souvent brouillonnes sur Internet (et pas toujours vraies dans les faits : je te conseille de demander aux prépas aux portes ouvertes pour les heures allouées à la LVA, l'Onisep n'indique que la norme ; et de toute façon, rien ne vaut une personne qui a déjà fait ça pour t'expliquer correctement), donc j'ai préféré tout reprendre. C'est normal de s'y perdre, même moi qui suis en prépa, je ne suis pas sûre de tout comprendre au système :') Si tu as d'autres questions, n'hésite pas !