Choisir sa prépa littéraire pour devenir interprète
31 réponses · Page 1 / 2
Bonjour à tous!
Je suis en TL et comme tout le monde, cette année je dois choisir une école pour l'année prochaine. Je suis tentée de faire une prépa lettre mais je suis un peu perdue entre les choix, les différents lycées etc…. J'aimerais être interprète ou du moins travailler dans les langues. Je pensais faire une cpge Lettre puis tenter l'isit ou l'esit ou sinon la fac.
Au final, j'hésite puisqu'il y a CPGE lsh ( = lyon ? ) qui a l'air vraiment intéressant. J'ai l'impression qu'entre ulm et a/l c'est en lsh que les langues sont valorisées? Mais on va en LSH qu'en deuxième année de prépa non ?
Et où faire mes études?! Je suis plutôt attirée par Chateaubriand à Rennes, puisqu'il y a des cours de Chinois, Russe ou Arabe, ( j'étudie le chinois depuis 3ans et j'aimerais continuer) mais on m'a aussi parlé de Montpellier où il y a un cursus dans lequel on est la moitié de la semaine à la fac et l'autre en prépa et où on peut apprendre le chinois en continu, il me semble.
Pouvez-vous me donner votre avis? Et connaissez vous des lycées qui sont "axés" sur les langues? Merci pour votre aide
Il y a des moments où je me demande si quelqu'un connaît encore la signification de CPGE.
@Laoshi : Quelqu'un l'a déjà su ? A part ceux dont les parents, les frangins, ou les cousins ont fait une prépa…
@cla001 : La prépa LSH (préparant l'ENS Lyon) n'est pas davantage tournée vers les lettres que la prépa Ulm. De toutes les façons, cette distinction n'apparaît qu'en seconde année, donc pas d'inquiétude. A court terme, choisis une prépa qui propose le chinois (je sais que c'est le cas de Fénelon et Henri IV, mais j'imagine que d'autres lycées sont concernés). Aucun lycée n'est a priori axé sur les langues, vu que le programme est commun à tous. En revanche, la liste des langues disponibles varie. 🙂
Chateaubriand ne propose le chinois qu'aux prépa scientifiques et EC.
Ne limite pas tes vœux à une seule prépa.
@Laoshi : Quelqu'un l'a déjà su ? A part ceux dont les parents, les frangins, ou les cousins ont fait une prépa…
Je parle du sigle, Artz, du sigle…
Car les questionneurs semblent souvent oublier sa signification.
CPGE :
Classes
Préparatoires aux
Grandes Ecoles
Et je te prie de ne pas ironiser en croyant que tu détiens le savoir universel.
A
mon époque,
si on était fils d'ouvrier, on ne savait pas. On ne savait même pas ce qu'était un lycée.
Pour ma part, je ne savais pas. j'ai été la première de ma famille à entrer en sixième.
On savait qu'être polytechnicien, c'était quelque chose, médecin aussi et instituteur aussi.
On ne tapotait pas sur un ordinateur ou une tablette. Nos uniques guides étaient nos enseignants, qui détenaient le savoir. Les brochures étaient réduites au strict minimum, les conseillers d'orientation mêmes ne se bousculaient pas dans les établissements scolaires, pas de salon du lycéen ou de l'étudiant. (l'ONISEP est apparu dans les années 70 et le diplôme officiel de conseiller d'orientation dans les années 90)
J'ignorais bien sûr comme beaucoup ce qu'était une classe préparatoire, et je ne l'ai su qu'au moment où des camarades hellénistes de Terminale L absents à un cours, je me suis trouvée seule face auprès du professeur de grec, qui m'a informée qu'elles étaient allées déposer un dossier de demande d'entrée en hypokhâgne et m'a dit que cela conduisait à un concours, celui de l'ENS, où l'on pouvait poursuivre de bonnes études tout en étant payé. C'est alors que mon sang n'a fait qu'un tour. Etudier et être payé, le rêve !
Mais maintenant !!!
Google est ton ami, voyons.
Tous ceux qui viennent sur ce site ont accès à Internet, les forums sont légion, et tu voudrais me faire croire quoi ?
Qu'on ne sait rien ?
C'est qu'on est peu curieux alors, ou qu'on a la paresse de lire et de s'informer.
Cela étant, il est exact que les milieux défavorisés sont toujours aussi peu représentés dans les grandes écoles qu'à mon époque, et peut-être encore moins. Mais c'est encore un autre problème.
@Laoshi : Je ne vois pas à quel moment j'ai laissé entendre que je détenais le savoir universel. Levons le suspens : j'ai déjà du mal à savoir où j'ai posé mes clefs. En revanche, oui, j'ironise, parce qu'il me semble que ta réponse est agressive, et qu'elle n'apporte rien à la personne qui pose la question.
Pour aller maintenant sur la question de fond que tu soulèves : je ne crois pas que ça soit aussi simple. Certes, internet donne accès à de l'information, mais il y a un trop plein d'informations et on le voit ici, il y des bribes d'informations, CPGE LSH, Ulm, etc., mais tout reste confus. Quand à mon époque, j'ai cherché des informations sur la classe préparatoire, je n'ai rien compris. Les distinctions A/L, B/L, LSH, Ulm, ou même la synonymie entre CPGE et khâgne, tout cela me semblait flou. Je ne parle pas de l'ENS dont je ne connaissais qu'à peine l'existence et qui me paraissait, de toutes les façons, hors de ma portée. Paresse, manque de curiosité, peut-être. Le fait est que je ne comprenais pas la signification de CPGE.
Alors oui, il y a le monde professoral ou les conseillers d'orientation (ces derniers, dans mon cas, étaient zélés mais peu compétents) : le premier a été précieux pour faire mon projet. Mais ça veut dire qu'il faut avoir la chance de tomber sur quelqu'un qui connaisse réellement ces questions, qui soit bienveillant, et que l'on ose aborder : d'expérience (non plus la mienne, mais celle d'amis), ça n'est pas toujours le cas.
Et il y a ce forum. A part Anne qui a toujours des informations précises, la plupart d'entre nous passons notre temps à répéter les mêmes banalités. Non, ne t'auto-censure pas. Oui, tu peux avoir des équivalences après une prépa, etc. Cela dit, de deux choses l'une, soit tu considères que ce qu'on fait a une certaine utilité (infime, sans doute), soit tu considères que tout cela relève de Google et que ce forum est redondant, bavard. Mais dans ce cas, pourquoi intervenir ? Pourquoi souligner que la personne ne comprend rien ? Je pose la question sincèrement : quelle est la vertu d'une phrase comme "Il y a des moments où je me demande si quelqu'un connaît encore la signification de CPGE." ? Penses-tu qu'elle aide cla001 ? Si oui, en quoi ?
Le fait est que je ne comprenais pas la signification de CPGE.
Eh bien, moi, à
mon époque, je l'ai tout de suite comprise, et si je suis entrée dans ces classes, pour tenter ma chance, et par nécessité.
Tout normalien que tu es, tu devais à l'époque être un peu dur de la comprenette, pardonne-moi l'expression.
quelle est la vertu d'une phrase comme "Il y a des moments où je me demande si quelqu'un connaît encore la signification de CPGE." ? Penses-tu qu'elle aide cla001 ? Si oui, en quoi ?
Cette phrase n'a aucune vertu. Elle veut seulement signifier que si l'on choisit d'entrer en classe préparatoire, c'est en principe pour préparer un ou des concours de grandes écoles (il y a heureusement plus de choix que de mon temps d'ancêtre), pas pour passer deux ans de plus au lycée, en se disant à l'avance :
Je ne vise aucune grande école.
Bien sûr qu'on n'y arrivera pas forcément, bien sûr qu'il y a peu d'élus, mais au moins moins se doit-on d'essayer d'en faire partie. Ceux qui s'inscrivent,
comme ça,
parce qu'on sait pas, parce que neuneu, mais surtout pas dans l'optique de préparer un concours, et si possible d'obtenir quelque chose, juste pour ne pas aller en fac, j'ai du mal à les comprendre.
Apparemment claa001 souhaite devenir interprète.
Je regrette mais la classe préparatoire littéraire n'est pas la meilleure préparation aux concours de l'ISIT et de l'ESIT.
https://www.onisep.fr/Mes-infos-regionales/Martinique/Informations-metiers/Quelles-etudes-choisir-pour-devenir-interprete-de-conferenceEh bien, moi, à mon époque, je l'ai tout de suite comprise, et si je suis entrée dans ces classes, pour tenter ma chance, et par nécessité.
Tout normalien que tu es, tu devais à l'époque être un peu dur de la comprenette, pardonne-moi l'expression.
C'est un peu facile de balayer mon expérience au nom de la tienne, je trouve.
au moins moins se doit-on d'essayer d'en faire partie
Pourquoi poser ici la question sous l'angle du devoir ? Attention, je crois aussi qu'il est bon de rappeler que ces classes mènent à des concours, et que ces concours peuvent être une chance incroyable, et aussi que cela permet d'éviter l'auto-censure qui contribue à la reproduction sociale. Bref, l'information me semble importante. Mais de là à affirmer que les gens doivent ou se doivent de préparer ces concours… Au nom de quoi ? De la sacro-sainte ENS ?
Apparemment claa001 souhaite devenir interprète.
Je regrette mais la classe préparatoire littéraire n'est pas la meilleure préparation aux concours de l'ISIT et de l'ESIT.
Je suis absolument d'accord que la question mérite d'être posée, oui.
@Laoshi
Les temps ont bien changé, et c'est bien heureux, ne vous en déplaise.
Mon parrain de prépa ne savait pas ce que c'était que l'ENS en entrant en hypokhâgne. Il a fait 10e à l'agrégation d'anglais il y a deux ans, et finit cette année son cursus à l'ENS de Lyon.
Il y a plein de khâgneux qui ne préparent pas l'ENS, qui s'en moquent et qui pourtant sont très heureux de faire deux ou trois ans de prépa.
Je vais même vous faire une confidence, mais cela doit rester secret: à l'ENS aussi, il y a des gens paumés ! Il y a plein d'élèves qui ne savent pas ce qu'ils veulent faire. Et j'avoue que je ne vois pas la différence entre un préparationnaire qui n'a pas d'idée de futur et un normalien dans le même cas. Le second est juste plus favorisé sur le moment.
Faut vivre avec son temps, ma vieille. On sait bien que c'était forcément mieux avant, avant tous ces bidules informatiques et les jeux vides et hauts, mais, que voulez vous, on n'a pas encore réussi à renverser la tendance générale qui fait que hier, bah c'est plus aujourd'hui. O tempus ! o mores ! o vieillesse ennemie ! (un truc du genre)
Vous devriez peut-être aller à la rencontre de ces préparationnaires d'aujourd'hui, justement pour comprendre…
Quant à la qualité de préparations, elle n'est peut être pas la meilleure en prépa, mais elle permet d'intégrer ces écoles.
Mais de là à affirmer que les gens doivent ou se doivent de préparer ces concours… Au nom de quoi ? De la sacro-sainte ENS ?
Au nom de la simple logique.
Mais on peut aussi aller s'y promener. De toute façon, par la force des choses, la plupart n'y feront qu'une promenade.
Les temps ont bien changé, et c'est bien heureux, ne vous en déplaise.
Oui, les temps ont bien changé. Ai-je dit le contraire ?
Cela ne me déplaît pas, puisque je suis la première à profiter des avancées technologiques et des bidules dont tu parles, et cela, tu ne peux imaginer à quel point.
Que ce soit toujours forcément
bien heureux dans le domaine de l'éducation, ce 'est pas si évident.
Mon parrain de prépa ne savait pas ce que c'était que l'ENS en entrant en hypokhâgne. Il a fait 10e à l'agrégation d'anglais il y a deux ans, et finit cette année son cursus à l'ENS de Lyon.
Cela prouve simplement qu'il n'était pas curieux. Avant d'entrer en hypokhâgne, je me suis quand même renseignée sur ce qu'on y faisait. Cela me paraît la moindre des choses si on a un peu souci de son avenir.
Agrégé d'anglais, bien sûr. Tous mes anciens camarades de khâgne ont fini agrégés, comme moi…dans le pire des cas. D'autres ont ensuite passé l'ENA, écrit des livres, fait de la politique…que sais-je.
Normal. La sélection se fait déjà au départ.
Il y a plein de khâgneux qui ne préparent pas l'ENS, qui s'en moquent
Eh bien, je ne sais pas ce qu'ils font en classe, mais s'ils sont heureux, c'est l'essentiel.
Et j'avoue que je ne vois pas la différence entre un préparationnaire qui n'a pas d'idée de futur et un normalien dans le même cas
Si tu ne vois pas la différence entre quelqu'un qui n'a rien qu'un bac + 2, et un normalien qui a réussi un concours prestigieux en France, et qui gagne déjà sa vie, tu devrais mettre une bonne paire de lunettes,
mon petit. (je peux me permettre, puisque je suis ta
vieille ! 😜 )
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Au fait, j'ai oublié. J'ai plusieurs collègues qui enseignent en classe préparatoire. Alors, les élèves de prépa d'aujourd'hui, je les connais un peu.
On dit "O tempora! o mores!". A défaut de mémoire, il suffit d'un clic pour vérifier sur Google. Mais manifestement Google ne peut rien pour enrayer la chute de niveau; c'est d'ailleurs peut être à cause de lui: Et oui, du coup on n'entraîne plus sa mémoire!
J'avais pensé la même chose que la Laoshi à propos des CPGE; j'en avais appris l'existence lors mes dernières années de lycée. Pourtant je m'étais gardé d'intervenir dans la discussion. Je sais que dans une société où l'on vante le jeunisme à tout crin, il ne fait pas toujours bon de la ramener…
Trêve de plaisanterie. Voilà bien un message de Mattlev que je trouve déplacé. Laoshi et Artz ont peut être des sensibilités différentes, mais que je sache, ils sont toujours respectueux l'un envers l'autre.
Scipione, j'avoue que Mattlev me déçoit un peu dans son dernier message.
O tempora ! o mores ! Oui.
Lorsque Cicéron a écrit cela, il devait avoir à peine plus de quarante ans…
Ô vieillesse ennemie, c'est un autre siècle, et cela fait plus mal.
Mais on résiste.
Chaque jour vécu en plus est une victoire.
Et je te prie de ne pas ironiser en croyant que tu détiens le savoir universel.
Tout normalien que tu es, tu devais à l'époque être un peu dur de la comprenette, pardonne-moi l'expression.
Personnellement, je trouve ces phrases peu respectueuses. Je ne dis pas que c'est grave, ça ne l'est pas, je ne mangerai pas ce soir avec moins d'appétit, mais tout de même.
Laoshi a écrit :Eh bien, je ne sais pas ce qu'ils font en classe, mais s'ils sont heureux, c'est l'essentiel.
Je suis assez surpris du ton de cette répartie.
Tous les élèves de prépa ne peuvent pas accéder à Ulm ou à une ENS, pour la raison évidente du nombre de postes mais aussi pour des questions de niveau. La qualité de la formation en khâgne et le fait de se frotter au concours, même si l'on n'est pas en mesure d'y être admis ou admissible, sont des atouts pour la suite. De surcroît, les débouchés ont été élargis (je crois que cela a été fait juste après mon année de khâgne), ce qui rend ce type de réaction un peu étrange, je trouve.
Au vu de la qualités des premiers propos portés, mon post ne me semble pas particulièrement déplacé et je ne crois y insulter personne. Ce n'était pas ma volonté, en tous cas.
Toute ma pensée se résume à la phrase suivante, en gros: l'ENS n'est pas l'alpha et l'oméga de la prépa. Tout le monde n'est pas prêt à passer un an ou deux à travailler sans s'arrêter au détriment d'une vie "normale" et plus saine. L'opposition entre les gentils glandeurs d'une part et les bosseurs qui ont du potentiel de l'autre n'a pas trop de sens. J'exagère peut être, mais c'est l'impression que j'ai en lisant ton post.
Il n'y a pas de logique qui voudrait que l'entrée en CPGE équivaut à une préparation au concours de l'ENS.
Est-ce que la prépa est faite pour ça? Peut-être. Mais dans la réalité, dans les objectifs des élèves (et je crois qu'il serait temps de les prendre en compte), cela ne fait pas toujours sens. Je crois que l'analogie entre la norme et l'usage est ici assez appropriée: on a beau déplorer la transgression de la norme, linguistiquement parlant par exemple, l'usage est quand même une réalité, et la mépriser me semble être une erreur.
En second lieu, je ne crois pas qu'on puisse dire connaître les élèves de CPGE simplement en parlant avec leurs profs. C'est, pour le coup, une façon bien peu moderne, très "magistrale", de voir les choses.
J'ai l'impression que tu (j'ose, maintenant que nous nous sommes mutuellement présentés) as une idée très arrêtée de ce que doit être un élève de prépa: informé, au courant de toutes les subtilités du système scolaire français… C'est peut être un bel idéal, mais ça n'en reste pas moins une illusion.
Trois, je réitère mes propos. Le cursus à normale n'a pas de sens en soi.
Artz a écrit :Et je te prie de ne pas ironiser en croyant que tu détiens le savoir universel.
Tout normalien que tu es, tu devais à l'époque être un peu dur de la comprenette, pardonne-moi l'expression.
Personnellement, je trouve ces phrases peu respectueuses. Je ne dis pas que c'est grave, ça ne l'est pas, je ne mangerai pas ce soir avec moins d'appétit, mais tout de même.
Ce qui m'a fait réagir est l'expression "il faut vivre avec son temps,
ma vieille". Je trouve cela bien plus violent que les piques à fleuret moucheté que Laoshi t'a envoyées, d'autant qu'elles n'étaient pas adressées à l'auteur de cette remarque. Maintenant, tu as raison, il ne faut pas en faire tout un plat, pour reprendre ta remarque culinaire…
Je ne faisais que répondre avec un peu d'humour -et beaucoup de jeunisme- aux insistances de Laoshi sur son époque (qu'elle met en valeur par l'italique), rien de plus. J'avoue avoir été un peu choqué par ses piques, comme tu dis, à Artz, qui m'ont semblées plutôt violentes, ce qui en explique peut être la teneur. Mais je crois que c'est réglé.
Et je ne crois pas qu'elle l'ait mal pris, puisqu'elle m'a donné la répartie … Ceci dit, et je m'en excuse, j'ai lu un peu vite son post et j'ai imaginé un conservatisme un peu idiot là où il n'y en avait pas.
Mais ça ne clôt pas le débat…
Le tact, c'est le bon goût appliqué au maintien et à la conduite, le bon ton, c'est le bon goût appliqué aux discours et à la conversation.
Chamfort
Je suis assez surpris du ton de cette répartie.
Tous les élèves de prépa ne peuvent pas accéder à Ulm ou à une ENS, pour la raison évidente du nombre de postes mais aussi pour des questions de niveau. La qualité de la formation en khâgne et le fait de se frotter au concours, même si l'on n'est pas en mesure d'y être admis ou admissible, sont des atouts pour la suite. De surcroît, les débouchés ont été élargis (je crois que cela a été fait juste après mon année de khâgne), ce qui rend ce type de réaction un peu étrange, je trouve.
Bonjour Ascagne,
Tu n'as pas suivi l'échange.
Cette remarque répondait seulement à cette phrase de Mattlev :
Il y a plein de khâgneux qui ne préparent pas l'ENS, qui s'en moquent et qui pourtant sont très heureux de faire deux ou trois ans de prépa.
Pour les postes mis au concours, je suis au courant, merci, et bien placée pour les connaître, et je l'ai précisé plus haut (peu d'élus), mais tu parles toi-même de l'intérêt de te frotter au concours. Cela veut bien dire le préparer, non ? Ou en préparer d'autres, non, puisqu'il existe maintenant plus de possibilités ?
Je ne sais ce que vous avez tous à me tomber dessus.
Ô rage ! ô désespoir ! ô viellesse ennemie !
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Artz, je suis désolée si tu as cru que je te manquais de respect. Just kidding… (
dur de la comprenette !!! Je ne crois pas vraiment que tu le sois.)
Mattlev, je n'insiste pas.
It doesn't make sense. (c'est ainsi qu'il faut dire).
Il n'est de pire sourd que qui ne veut entendre, et tu déformes mes propos de la façon dont cela l'arrange.
J'ai des collègues qui enseignent en prépa, certes ; mais j'ai aussi des enfants,
tous passés par les classes préparatoires. Des enfants, qui dans ces classes ont eu des copains, que je connais également un peu ; des enfants d'amis également ; et puis, il y a vous, qui écrivez sur ce forum.
Je ne vis pas toujours dans ma grotte. Mais là, je crois que je vais y aller.
Je ne crois pas déformer tes propos. Et je ne connais pas tous les détails de ta vie; je ne "juge", ce qui est un grand mot, que sur pièces.
J'aurais bien aimé que tu insistes, au contraire: tu ne m'as pas répondu. Je suis plutôt ouvert à l'argumentation, et essaie d'être de la meilleure foi possible.
On peut passer par la case prépa pour la valeur intrinsèque des cours et en ayant comme objectif un cursus en université par la suite. Les cours de CPGE ont une valeur en soi qui attire bien des étudiants qui ne sont pas forcément intéressés par le système des concours. Je ne dis pas que c'est une majorité, simplement une réalité et qu'il est dommage de la décrier.