Construction du verbe "impedire"

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

J'ai une question concernant la construction du verbe impedire:

Le barbare empêche la jeune fille de s'enfuir.

Barbarus puellam impedit, ne fugiat.

Barbarus impedit, ne puella fugiat.

Est-ce que le COD de la phrase française se trouve à l'accusatif dans la principale ou au nominatif dans la subordonnée?

Merci
C'est la seconde tournure qui est préférable. La première est possible, mais comporte en fait une figure de style qu'on appelle la prolepse. Il ne faut pas la banaliser.
Attention, pas de virgule après impedire.
Bonsoir,

Je lis (dans Gaffiot, exemples Cicéron ou César) des constructions possibles selon les modèles :
- aliquem, aliquid aliquem
- aliquem ab aliqua re


Du coup, serait-il possible d'envisager d'autres constructions (moyennant
des nuances liées au contexte).
Par exemple des choses du genre :

- fugientem puellam impedivit
- fugituram puellam impedivit (fugitivam serait peut-être meilleur, selon le contexte ?)
- puellam a fugiendo impedivit ?

Merci !
Bonsoir,

- fugientem puellam impedivit
= "Il arrêta la jeune fille qui s'enfuyait".
- fugituram puellam impedivit (fugitivam serait peut-être meilleur, selon le contexte ?)
= "Il arrêta la jeune fille qui allait s'enfuir" / "la jeune fille fugitive".
- puellam a fugiendo impedivit ?
A la rigueur.
Merci, Jacques,

Et mille excuses !!! J'ai écrit "impedivit" à chaque fois lorsque ce dût être "impedit".
Mea culpa. J'espère que cela ne modifie pas vos conclusions.


Oui, certes, le sens est différent à chaque fois. A ajuster selon contexte.
Mais ces formulations sontt donc correctes selon votre réponse.
Je suis bien d'accord que le " a fugiendo" n'est sûrement ni la tournure la plus élégante,
ni la plus naturelle 😉

Tout cela m'amène à une question plus générale, en fait.

Lorsqu'un choix est possible, hors de ce seul exemple, le latin, de façon générale,
préfère-t-il les "expressions condensées" (j'ignore le qualificatif grammatical générique qu'on leur donne),
tels les exemples que j'ai pu écrire plus haut, ou bien les subordonnées ?
Je pencherais pour la première option (cf. ablatifs absolus, adjectifs verbaux, gérondifs,
participes passés, présents, futurs etc) ; mais je n'en ai pas encore lu suffisamment pour me
faire une idée "définitive" de la chose. J'ai cependant l'impression que, pour le latin classique,
ce qui compte, c'est… le "balancement" (= équilibre, sonorité) des phrases ou des périodes et
que l'on choisit donc, dans une syntaxe orthodoxe, ce qui y convient le mieux.
(Je ne parle évidemment pas versification ici).



Olivier