Bonsoir,
Dans le domaine des exceptions de la 3ème déclinaison, sont bien connus les substantifs
relevant, comme dit Morrisset de "la maisonnée".
Mon souci est que cette dernière ne me semble pas vraiment bien définie et que la
famille a une certaine tendance à s'agrandir au fil des années d'études ! Dans le texte suivant,
je les mets tous au pluriel.
Nous avons donc, évidemment, pour définir cette maisonnée, des parents (parentes, parentum),
définis comme étant des pères (patres, patrum) et des mère (matres, matrum). Ladite maisonnée
peut également accueillir la ou les générations supérieures (seneces, senecum),
et des jeunes (juvenes, juvenum) qui peuvent être frères (fratres, fratum), ou pas.
Pour y asseoir tout le monde, on y aura besoin de sièges (sedes, sedum) car aux beaux jours
tout le monde y viendra passer quelques mois (menses, mensum) ; on ne manquera d'ailleurs pas
d'y inviter quelques devins (vates, vatum). Tout le monde admirera alors les fiers gardiens
des lieux (canes, canum), ainsi que les auxiliaires de chasse (accipitres, accipitrum) et les
ruches d'abeilles (apes, apium/apum).
Au final, la maisonnée que l'on appelle parfois les "faux parisyllabiques" s'est beaucoup agrandie !
D'où mes questions :
- y-a-t-il d'autres exemples attestés qui viendraient compléter la liste qui
commence à devenir longue 😉
- certains exemples sont "forts" : pater, mater, frater et e peuvent déroger. Mais d'autres
semblent plus incertains ou pouvoir admettre les deux déclinaisons (typiquement : apes, Gaffiot
mentionne les deux), un autre, "accipiter/accipitris" n'est pas mentionné par Gaffiot comme
devant relever d'un génitif pluriel en -um plutôt qu'en -ium (mais il est cité chez Sausy dans
cette catégorie). Donc, en thème classique, comment doit-on procéder si Gaffiot ne mentionne rien.
Est-ce que l'on utilise la déclinaison "naturelle", même si on sait qu'il peut exister une
exception, ou bien utilise-t-on l'exception (attestée) ? Par exemple, apium et apum sont OK chez
Cicéron au sens Gaffiot.
Avec mes remerciements,
Olivier
Dans le domaine des exceptions de la 3ème déclinaison, sont bien connus les substantifs
relevant, comme dit Morrisset de "la maisonnée".
Mon souci est que cette dernière ne me semble pas vraiment bien définie et que la
famille a une certaine tendance à s'agrandir au fil des années d'études ! Dans le texte suivant,
je les mets tous au pluriel.
Nous avons donc, évidemment, pour définir cette maisonnée, des parents (parentes, parentum),
définis comme étant des pères (patres, patrum) et des mère (matres, matrum). Ladite maisonnée
peut également accueillir la ou les générations supérieures (seneces, senecum),
et des jeunes (juvenes, juvenum) qui peuvent être frères (fratres, fratum), ou pas.
Pour y asseoir tout le monde, on y aura besoin de sièges (sedes, sedum) car aux beaux jours
tout le monde y viendra passer quelques mois (menses, mensum) ; on ne manquera d'ailleurs pas
d'y inviter quelques devins (vates, vatum). Tout le monde admirera alors les fiers gardiens
des lieux (canes, canum), ainsi que les auxiliaires de chasse (accipitres, accipitrum) et les
ruches d'abeilles (apes, apium/apum).
Au final, la maisonnée que l'on appelle parfois les "faux parisyllabiques" s'est beaucoup agrandie !
D'où mes questions :
- y-a-t-il d'autres exemples attestés qui viendraient compléter la liste qui
commence à devenir longue 😉
- certains exemples sont "forts" : pater, mater, frater et e peuvent déroger. Mais d'autres
semblent plus incertains ou pouvoir admettre les deux déclinaisons (typiquement : apes, Gaffiot
mentionne les deux), un autre, "accipiter/accipitris" n'est pas mentionné par Gaffiot comme
devant relever d'un génitif pluriel en -um plutôt qu'en -ium (mais il est cité chez Sausy dans
cette catégorie). Donc, en thème classique, comment doit-on procéder si Gaffiot ne mentionne rien.
Est-ce que l'on utilise la déclinaison "naturelle", même si on sait qu'il peut exister une
exception, ou bien utilise-t-on l'exception (attestée) ? Par exemple, apium et apum sont OK chez
Cicéron au sens Gaffiot.
Avec mes remerciements,
Olivier



