"La maisonnée" : la famille s’agrandit ! (3e déclinaison g. pl. -um/-ium)

Langues anciennes

4 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonsoir,

Dans le domaine des exceptions de la 3ème déclinaison, sont bien connus les substantifs
relevant, comme dit Morrisset de "la maisonnée".

Mon souci est que cette dernière ne me semble pas vraiment bien définie et que la
famille a une certaine tendance à s'agrandir au fil des années d'études ! Dans le texte suivant,
je les mets tous au pluriel.

Nous avons donc, évidemment, pour définir cette maisonnée, des parents (parentes, parentum),
définis comme étant des pères (patres, patrum) et des mère (matres, matrum). Ladite maisonnée
peut également accueillir la ou les générations supérieures (seneces, senecum),
et des jeunes (juvenes, juvenum) qui peuvent être frères (fratres, fratum), ou pas.
Pour y asseoir tout le monde, on y aura besoin de sièges (sedes, sedum) car aux beaux jours
tout le monde y viendra passer quelques mois (menses, mensum) ; on ne manquera d'ailleurs pas
d'y inviter quelques devins (vates, vatum). Tout le monde admirera alors les fiers gardiens
des lieux (canes, canum), ainsi que les auxiliaires de chasse (accipitres, accipitrum) et les
ruches d'abeilles (apes, apium/apum).

Au final, la maisonnée que l'on appelle parfois les "faux parisyllabiques" s'est beaucoup agrandie !

D'où mes questions :

- y-a-t-il d'autres exemples attestés qui viendraient compléter la liste qui
commence à devenir longue 😉

- certains exemples sont "forts" : pater, mater, frater et e peuvent déroger. Mais d'autres
semblent plus incertains ou pouvoir admettre les deux déclinaisons (typiquement : apes, Gaffiot
mentionne les deux), un autre, "accipiter/accipitris" n'est pas mentionné par Gaffiot comme
devant relever d'un génitif pluriel en -um plutôt qu'en -ium (mais il est cité chez Sausy dans
cette catégorie). Donc, en thème classique, comment doit-on procéder si Gaffiot ne mentionne rien.
Est-ce que l'on utilise la déclinaison "naturelle", même si on sait qu'il peut exister une
exception, ou bien utilise-t-on l'exception (attestée) ? Par exemple, apium et apum sont OK chez
Cicéron au sens Gaffiot.

Avec mes remerciements,

Olivier
Tous les génitifs pluriel sont en -um !
consul-um
civi-um

Ne vous torturez pas inutilement l'esprit.

Votre pense-bête oulipien est une bien jolie chose.
Bonsoir Delia,

Je ne cherche aucunement à être oulipien, juste pragmatique et mnémotechnique car je doute
qu'à l'écrit ou l'oral de certains concours, la seule réponse : "ils sont tous en -um", point
sur lequel nous sommes bien d'accord (mais là aussi, il y a sans doute quelques exceptions
venues du grec), me semble… un peu courte 😉

Bien à vous,

Olivier
La seule manière d'y voir un peu clair est d'avoir des notions de grammaire historique. Cette histoire de "maisonnée" est un moyen mnémotechnique qui peut être commode, mais qui ne doit pas être érigé en "loi". Néanmoins, pour certains mots, il est difficile de savoir, et il faut se méfier des formes que l'on trouve dans les sites "en ligne". Seules comptent les formes effectivement attestées dans les textes et les grands dictionnaires traditionnels.