Validation d’agrégation : le travail comme enseignant contractuel compte-t-il ?

La filière littéraire

33 réponses · Page 2 / 2

Si pour vous l'agrégation est un moyen de gagner sa vie en attendant de faire autre chose, il ne faut pas la passer.
L'agrégation est un concours qui valide un rapport de compétences entre candidats. Ce qu'en font les gens, je n'y peux pas grand-chose.
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Validation d'agrégation : le travail comme enseignant contractuel compte-t-il ?
A cette question, il a été répondu dans les échanges 2 à 9, mais il semble que tu sois un peu dure de la comprenette.
Bonjour,
actuellement en master 2 de linguistique historique, je compte passer l'an prochain (en 2017-2018, donc) l'agrégation de grammaire.
D'autre part, j'enseigne, sous contrat et à temps incomplet, une langue étrangère (par dérogation : je n'ai de diplôme que pour la DNL mais on m'a accueillie à bras ouverts
Soit.
Tu es étudiante à l'université en quatrième année et tu comptes passer l'agrégation de grammaire. Pourquoi pas ?
Tu es également contractuelle dans un établissement…, collège, lycée, public, privé, on ne sait toujours pas (tu éludes soigneusement les questions, là où nous essayons d'être précis) établissement donc, où apparemment on est en pénurie d'enseignants de langues diplômés, et tu y enseignes une langue étrangère, laquelle, on ne le sait toujours pas non plus, mais peu importe étant donné que tu peux en enseigner un certain nombre, d'après ce que tu aimes à nous dire avec une insistance et une présomption remarquable.


Jusque là passons.

Mais le portrait condescendant que tu traces de moi ainsi que ta pseudo logique à deux sous commencent à me lasser.
Etant donné un interlocuteur − Laoshi − qui restreint son champ de vision à un domaine − la carrière d'un agrégé de langue dans l'enseignement secondaire − qui n'est pas celui sur lequel porte la question − la carrière d'un agrégé de grammaire dans l'enseignement supérieur via le secondaire − de son interlocuteur, celui-ci, s'il est poli, invite celui-là à élargir son champ de vision au domaine qui l'intéresse, lui ; visant le tout qu'il ne peut décrire, il en décrit des parties choisies pour leur différence nette par rapport au domaine où son interlocuteur s'est fourvoyé, pour leur originalité propre à attirer l'attention,…

Champ de vision restreint, fourvoyé…
Mon champ de vision se restreint à la question posée et ne va pas errer dans les zones éthérées où tu sembles te complaire.
Tu me parles agrégation de grammaire, enseignement contractuel et affectation, je te réponds agrégation de grammaire, enseignement contractuel et affectation. (je peux te dire que des contractuels et des affectations, j'en ai connu)
Visant le tout qu'il ne peut décrire…
Eh bien, il serait temps de redescendre sur terre. Si toi même tu ne sais pas de quoi tu parles, comment veux-tu même que nous l'imaginions ?
Maintenant, si vous n'avez jamais vu de linguiste, allez au zoo
Je ne vais jamais au zoo, je préfère aller voir les animaux dans leur milieu naturel, et j'ai cette chance de pouvoir le faire.
Pour les langues que je pourrais enseigner, vu ce que ça a donné avec le sorabe, je préfère me taire.
C'est cela, tais-toi, et épargne-nous tes plaisanteries douteuses.
Comme s'il suffisait de parle une langue pour pouvoir l'enseigner…
L'agrégation est un concours qui valide un rapport de compétences entre candidats. Ce qu'en font les gens, je n'y peux pas grand-chose.
Ce qu'en font les gens, c'est souvent ce qu'on les contraint d'en faire. Si tu as de l'entregent, tu seras effectivement plus libre.
@Laoshi

Eh ben c'est ce à quoi il faut s'attendre quand on ne prend pas les gens au sérieux !

Moi, j'avais une seconde question (post 3) : ai-je des chances de rester où je suis si je passe l'agrégation que je vise ?

On peut répondre à la question si on sait, demander s'il est bien nécessaire de passer cette agrégation, ou bien de rester où je suis, proposer une autre marche à suivre. A la limite, on peut croire utile pour d'autres internautes de rappeler ce qu'est cette agrégation.
Le reste est hors sujet et empêche de suivre le fil de la conversation. Regardez le dernier message de Jacques : d'après lui, je considère l'agrégation comme un moyen ; or il me semble que je n'ai pas varié là-dessus : elle m'apparaît comme un mal nécessaire dont je tente d'éviter les conséquences. Voyez d'où peut venir la méprise.

Par ailleurs, je ne mets normalement pas d'information personnelle sur un forum public ; parler du sorabe était déjà imprudent.

Votre servante
Dombergziege
Moi, j'avais une seconde question (post 3) : ai-je des chances de rester où je suis si je passe l'agrégation que je vise ?
A cette question-là, il a été répondu également.
Normalement, et généralement, non.
Mais où est la norme ?
elle m'apparaît comme un mal nécessaire dont je tente d'éviter les conséquences.
Ne la passe donc pas. On ne peut pas toujours prévoir toutes les conséquences d'une action.
De plus il n'est peut-être pas nécessaire de te faire du mal…
PS. tu n'es pas ma servante, et je ne suis pas la tienne. 🙂
Un "poste berceau" est un poste à mi-temps réservé pour les stagiaires (puisque l'année de stage comporte une formation à mi-temps à l'ESPE (ou l'ISFEC pour le privé) et l'autre mi-temps en établissement devant des classes)
L'agrégation ne doit pas être un mal nécessaire, justement : c'est un concours de recrutement qui s'adresse à des personnes qui ont pour vocation d'enseigner dans le secondaire et dans les classes prépa.

Pour ce qui est de la nomination dans un poste, on peut trouver tout juste possible que vous fassiez votre année de stage dans l'établissement où vous étiez contractuelle (mais je n'y crois pas). Par contre, l'année suivante, vous participerez au mouvement des premières nominations et ce ne sera certainement pas dans le même établissement ni même peut-être dans la même académie si vous choisissez les spécialités de lettres classiques ou de grammaire. Il est aussi raisonnable de prévoir un échec…
@Jacques


Dans les faits, malheureusement, ça ne se passe pas tout à fait ainsi. L'agrégation reste nécessaire pour obtenir une bourse de thèse ou avoir une chance d'avoir un poste de MCF. Quelques candidats ne seront jamais profs dans le secondaire.


Ou alors, c'est ce que tout le monde dit.


Je suis le premier à le regretter…
S'ils n'enseignent pas dans le secondaire, alors pas de problème ; rien de plus néfaste que d'y être prof malgré soi.
Ce que mattlev dit est vrai : celui de mes aînés qui, par ailleurs, est chargé de cours d'agrégation, dit carrément qu'elle est "obligatoire" (oui, tous ceux de mes camarades plus avancés que le doctorat et de mes professeurs qui ont fait des lettres classiques sont agrégés de grammaire et donnent ou ont donné des cours d'agrégation, fussent-ils connus dans le monde pour leurs travaux sur la prosodie balto-slave : ils ne sont quand même pas totalement sortis du système).
Je ne serais malgré moi ni dans le primaire ni dans le secondaire : si je pouvais me tailler un poste sur mesure, ce serait enseignant-chercheur avec cours entre la maternelle et la cinquième… Mais faut pas rêver.
Et c'est là qu'il y a bien un problème : si l'agrégation est prévue pour le secondaire et la prépa, alors le nombre de postes ouverts au concours doit correspondre aux besoins dans les collèges et lycées, et vu que l'université se sert elle aussi, il ne doit pas y avoir assez de postes pourvus.
L'une de mes collègues a tenté l'oral plusieurs fois et a eu l'impression qu'elle n'était pas la bienvenue, venant d'un collège de campagne. Au contraire, aucun de mes camarades élèves de grandes écoles ne l'a ratée.
Cela dit, ce n'est pas moi qui détourne ce concours de son utilité première, ni qui dis si c'est bien ou mal.

Merci pour vos réponses ! Si je comprends bien, c'est non, certainement ou bien très probablement, mais si on arrive à me faire un poste berceau (merci pour la définition) dans mon collège, alors peut-être… Bon. Ce "non" serait-il plutôt lié au statut précaire du stagiaire en général ou au fait que les lettres classiques ne sont pas des langues vivantes étrangères ?

Bien à vous,
Dombergziege

P.S.: Merci d'avoir calmé le jeu et excusez-moi si j'ai, d'une manière ou d'une autre, jeté de l'huile sur le feu.
Je ne sais pas ce que tu entends par être linguiste, mais pour le devenir, il suffit de l'agrégation dans la langue choisie et évidemment de faire une thèse de linguistique. Donc la grammaire, c'est pour devenir spécialiste des langues latine/grecque/*indoeuropéenne. En gros, il me semble que ça permet de travailler sur des langues qui ne sont plus parlées aujourd'hui. Peut-être que les langues baltiques et slaves entrent dans cette catégorie, je ne sais pas.

Mais faire une agrégation de grammaire pour enseigner ensuite la linguistique des langues germaniques, c'est plutôt folklorique. Tu devrais peut être te renseigner auprès des allémanistes.


Ceci dit, et c'est un conseil amical, tu devrais calmer aussi ton style. C'est au mieux ennuyeux, et, au pire, cela donne l'impression que tu te moques de tes interlocuteurs. Une phrase du genre "si je pouvais me tailler un poste sur mesure, ce serait enseignant-chercheur avec cours entre la maternelle et la cinquième" énerve vite, surtout si on trouve ce genre de propos qui ne sont pas loin de l'absurde dans toutes tes interventions.
La linguistique au sens strict ne prépare pas à l'apprentissage de telle ou telle langue ; c'est une discipline universitaire à laquelle aucune agrégation ne correspond strictement. Je pense que tu le sais, mais je tiens à le préciser.
Bonjour à tous, alors :
1. Si tu obtient l'agrégation de grammaire, tu n'enseigneras pas de langue vivante.
2. Rester en tant que stagiaire dans ton établissement est plus que douteux.
3. Si tu as une si belle ambition, passe cette agrégation, mais attend-toi à changer d'avis ou à être déçue. Du moins à parcourir un chemin semé d'embûches, notamment pour une femme…
4. Le fait d'avoir été contractuelle ne te favorisera pas dans le choix de ton affectation, mais tu pourras demander une revalorisation de ton échelon.
5. Tu peux passer l'agrégation interne avec cinq ans de service pour l'EN, mais en grammaire il n'y a pas d'interne.

Pour ce qui est de ta collègue, je pense que cela n'a aucun rapport avec le fait d'être dans un collège de campagne, mais bien plutôt une question d'âge principalement, car en grammaire la moyenne d'âge est très haute et il est logique de recruter un jeune de 25 ans plutôt qu'un enseignant de 55 ans… Le niveau diffère certainement aussi : des jeunes qui baignent depuis six ans dans la linguistique grecque et latine ont logiquement un bon niveau. Je ne dis pas que les personnes qui enseignent déjà ont un mauvais niveau, mais que la différence âge + habitude de travail joue beaucoup.