Validation d’agrégation : le travail comme enseignant contractuel compte-t-il ?

La filière littéraire

33 réponses · Page 1 / 2

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

actuellement en master 2 de linguistique historique, je compte passer l'an prochain (en 2017-2018, donc) l'agrégation de grammaire.
D'autre part, j'enseigne, sous contrat et à temps incomplet, une langue étrangère (par dérogation : je n'ai de diplôme que pour la DNL mais on m'a accueillie à bras ouverts : fin septembre, j'étais leur seule candidate après un départ en retraite!). A la fin de l'année 2017-2018, j'aurai assuré environ 540 heures de cours.
Cela pourra-t-il me dispenser de stage ou accélérer la validation de mon agrégation ?
Même question pour l'agrégation de langue étrangère si les conditions sont meilleures.

Merci d'avance pour votre aide !
Dombergziege
Dombergziege,

D'après le site "devenirenseignant", "pour obtenir le statut de professeur agrégé, en plus de la réussite à l'agrégation, il faut nécessairement, en tant que fonctionnaire stagiaire, effectuer un stage rémunéré d'un an à l'issue duquel un jury validera votre titularisation". Voici le lien : https://www.devenirenseignant.gouv.fr/pid33987/enseigner-dans-les-classes-preparatoires-agregation.html

Personnellement, je ne connais personne qui ait été dispensé de stage après avoir réussi le concours de l'agrégation. Je connais des personnes qui ont fait un stage en situation et d'autres qui ont fait un stage dans le supérieur en tant qu'ATER, mais personne qui n'ait pas fait de stage. Je ne crois pas non plus que l'expérience en tant que contractuel puisse raccourcir la durée de votre stage. Cette expérience vous fera simplement gagner de l'ancienneté lorsque vous serez titularisé dans le corps des agrégés.

Lorsque j'étais stagiaire dans le secondaire il y a environ dix ans, l'inspection des agrégés par un IPR était obligatoire pendant l'année de stage.

Je vous souhaite bonne chance pour le concours.
FC.
Merci, j'en aurai besoin !

Alors, autre question : le travail comme contractuel dans tel établissement me permettra-t-il de choisir mon affectation, ou influencera-t-il le choix de celle-ci par le rectorat (lequel, d'ailleurs ? Mon académie d'enseignement n'est pas celle où je réside ni celle où je devrai passer les écrits) ? Pourrai-je continuer d'enseigner une langue vivante avec l'agrégation de grammaire ? Je souhaite faire de la recherche, l'idéal serait donc pour moi un contrat doctoral, mais peut-être après un second master, et d'ici à l'hypothétique contrat doctoral, il faut survivre. Si je quitte mon poste en cours de route, je ne suis pas sûre de le retrouver ensuite…

Qu'en pensez-vous ?

Bien à vous,
Dombergziege
le travail comme contractuel dans tel établissement me permettra-t-il de choisir mon affectation,
En principe, non.
L'agrégation de grammaire conduit à l'enseignement du francais du latin et du grec. Ou en existe-t-il une nouvelle ?
Dombergziege a écrit :le travail comme contractuel dans tel établissement me permettra-t-il de choisir mon affectation
Votre directeur peut essayer de demander à la commission d'affectation que vous soyez en stage dans son établissement. S'il y a un poste berceau à pourvoir c'est faisable mais en aucun cas systématique.
J'ai eu la chance de pouvoir rester en stage dans l'établissement où j'étais maître auxiliaire mais certains de mes collègues n'ont pas eu cette chance.
le "stage" quand on était déjà enseignant n'en est pas vraiment un : on fait sa semaine de cours normale, c'est juste qu'on est inspecté en fin d'année pour valider (pour l'agrégation interne c'était comme ça pour moi).
Merci pour vos réponses !

La difficulté soulevée par Laoshi (je pense qu'il y a erreur de citation) est celle-ci : je pourrai peut⁻être grappiller quelques heures de latin dans mon établissement, mais j'ai été recrutée comme professeur de langue étrangère ; ce qui me fait aimer ce métier, c'est de transmettre le sens de la langue, et j'emploie la littérature à cet effet (c'est le but, non?) ; de même, dans mes études, c'est plutôt le sens des langues (et je pourrais en enseigner beaucoup), donc la linguistique, qui est mon point fort, pas la littérature. Si je veux faire de la recherche dans ce domaine, la voie royale, c'est l'agrégation de grammaire, pas de langue étrangère (où il me faudrait bûcher la littérature…).

Donc, pour faire court : y a-t-il une chance que je garde mon poste d'enseignant en langue étrangère si j'ai l'agrégation de grammaire ? Et comment cela se passera-t-il alors (par qui serai-je inspectée…) ?

Bien à vous,
Dombergziege
Il faudrait savoir de quoi il est question. Pour enseigner les langues étrangères dans un établissement scolaire, il convient de passer une agrégation d'anglais, d'allemand, d'espagnol, de russe, d'italien, etc. Avec une agrégation de grammaire, tu enseigneras le français. Que feraient les professeurs d'anglais ou de n'importe quelle autre langue si on te donne leurs heures ?
En ce qui concerne la recherche, la recherche de quoi d'ailleurs, je ne peux pas te répondre.
Le concours d'agrégation de grammaire est organisé, avec les concours d'agrégation de lettres modernes (externe et interne) et de lettres classiques (externe et interne), pour le recrutement des professeurs agrégés enseignant le français et les langues anciennes.

Ce concours est uniquement externe et présente deux options, grammaire française ou grammaires grecque et latine.

Très proche du concours d'agrégation de lettres classiques, il s'en différencie cependant par la prédominance de la grammaire et de la linguistique françaises et anciennes dans les épreuves, alors que les épreuves des concours d'agrégation de lettres classiques donnent plus d'importance à la littérature.
Dombergziege,

Vous devez aussi savoir qu'à l'écrit et à l'oral de l'agrégation de grammaire, l'épreuve qui a le plus gros coefficient est une épreuve de littérature française. A l'écrit, la composition française est coefficient 9, et à l'oral l'explication de texte français est coefficient 12. Certes, si l'on additionne les coefficients des épreuves de langue, on se rend compte que celles-ci pèsent plus que la littérature française. Il n'en demeure pas moins que la littérature française a une place importante dans l'agrégation de grammaire.

Au fait, vous êtes helléniste et latiniste ?

Je vous souhaite le meilleur pour la suite.
FC.
@petitleceir

Cela va sans dire.
Rassurez-vous, je n'ai pas perdu de vue ces deux épreuves. On n'a rien sans rien…

@Laoshi

Je souhaite enseigner le sorabe moyen à l'INALCO ou la linguistique germanique à l'EPHE, oui. Rassurez-vous, je ne suis pas là pour prendre leur place aux autres enseignants du secondaire. En revanche, j'aimerais bien, et mon bahut aimerait bien aussi, je crois, que je restasse quelques années où je suis avant de trouver un boulot dans le supérieur.

Bien à vous,
Dombergziege
Je souhaite enseigner le sorabe moyen à l'INALCO ou la linguistique germanique à l'EPHE, oui.
Alors, là, je ne vois plus du tout le rapport avec l'agrégation de grammaire, où l'allemand n'a aucune place…

De quoi parle-t-on enfin ?
Le concours d'agrégation de grammaire a été à l'origine créé pour recruter les professeurs des classes de grammaire (6e à 4e), le diplôme requis étant alors le baccalauréat ès lettres (jusqu'en 1861).
Le nombre de postes accessibles par ce concours est en général très faible (5 en 2010) ce qui explique un nombre de candidats réduits par rapport aux deux autres concours externes. Elle était autrefois réputée plus facile que l'agrégation de Lettres, devenue agrégation de lettres classiques.
Le programme des épreuves comporte six auteurs français (un par siècle, du Moyen Âge jusqu’au XXe siècle), quatre auteurs grecs et quatre auteurs latins. Depuis 2007, les auteurs antiques ne sont renouvelés que par moitié, c’est-à-dire que deux auteurs grecs et deux auteurs latins sont au programme pour deux ans.
Épreuves d’admissibilité
1. Thème latin 4 h (5)
2. Thème grec 4 h (5)
3. Épreuve à option de grammaire et linguistique (sur les textes du programme réduit)comportant deux compositions (à chaque option correspondent une composition principale et une composition complémentaire) :
a - Première composition (composition principale) :
Option A. - Français ancien et moderne
Option B. - Grec et latin 4 h 30 (8)
b - Seconde composition (composition complémentaire) :
Option A. - Grec et latin
Option B. - Français ancien et moderne 2 h 30 (4)
4. Composition française sur un sujet se rapportant à un programme d’auteurs indiqué à l’avance 7 h (9-
5. Version latine 4 h (5)


Épreuves d’admission

1. Explication préparée d’un texte de français moderne tiré des auteurs du programme ppéparation 2 h ; exposé : 0 h 30 (12)
2. Explication préparée d'un texte latin ou d’un texte grec tiré des auteurs du programme, selon tirage au sort 2 h ; 0 h 30 (9)
3. Explication improvisée, sans dictionnaire, d’un texte de latin ou de grec, selon tirage au sort, choisi hors du programme 0 h 30 ; 0 h 15 (6)
4. Exposé de grammaire et linguistique
Exposé à propos d’un texte du programme ; le candidat subitobligatoirement l’épreuve orale correspondant à l’option choisie à l’écrit.
Option A - français ancien ou français moderne
Option B - grec ou latin 2 h ; 0 h 30 (9)
Chaque explication et l’exposé sont suivis :
1. d’une interrogation de grammaire consacrée à des questions simples que le jury propose à ce moment au candidat (durée de l’interrogation : dix minutes) ;
2. d’un entretien entre le jury et le candidat consacré à l’ensemble de l'épreuve (durée de l’entretien : cinq minutes).


Avant le commencement des épreuves orales, un tirage au sort précisera si le candidat doit, pour les épreuves 2 et 3, faire une explication improvisée latine et une explication préparée grecque, ou inversement.
Pour l’épreuve 4, à propos d’un texte choisi dans le programme réduit, le candidat expose une ou plusieurs questions de linguistique ou de grammaire ; il a la possibilité de montrer, au-delà des exemples du texte, ses connaissances générales de la langue.
En revanche, j'aimerais bien, et mon bahut aimerait bien aussi, je crois, que je restasse quelques années où je suis avant de trouver un boulot dans le supérieur.
Eh bien je ne sais dans quel bahut tu te trouves, ni ce que tu enseignes, mais je suppose que tu as des compétences, et que l'on t'apprécie. Et surtout que ton chef d'établissement dispose d'assez de pouvoir pour te garder.
Ce que tu enseignes, je l'ignore. Tu as dit que tu pouvais enseigner plusieurs langues. Mais lesquelles enseignes-tu ?
Que fait-on maintenant dans les lycées ? J'avoue que je me pose des questions…
La première question que je me pose est depuis combien de temps tu enseignes ? Un an ou deux semaines ?
Ensuite, de quelle durée est ton contrat ? Public ou privé ? Contractuel ou vacataire ? Qui te dit que le poste vacant ne sera pas pourvu d'ici la rentrée 2018 ?
Et enfin, une agrégation est-elle considérée comme nécessaire pour un doctorat en linguistique ?
Et quelle agrégation pour enseigner le sorabe moyen à l'INALCO ?
A mon avis une agrégation n'est pas nécessaire.
Le sorabe à l'INALCO, c'est très vraisemblablement une plaisanterie.
3 ou 4 heures hebdomadaires sur un semestre ne justifient pas un poste et le titulaire actuel a bien encore une vingtaine d'années à travailler et ne fait pas que cela.
Le sorabe à l'INALCO, c'est très vraisemblablement une plaisanterie.
Le sorabe moyen, Anne, moyen!
On enseigne tout à l'INALCO que j'ai fréquenté il y a un certain nombre d'années.
Mais j'avoue que les plaisanteries de ce style ne déclenchent pas chez moi une hilarité débordante.
Les gens qui ne savent pas ce qu'ils veulent et posent des questions saugrenues en se moquant de moi, je les laisse donc se débrouiller.
On étudie bien le sorabe à l'Inalco : voici un extrait de la présentation des enseignements :

Les cours de sorabe offrent une introduction à deux langues : le haut-sorabe, parlé en Haute-Lusace, c’est-à-dire dans le Land de Saxe, et le bas-sorabe, parlé en Basse-Lusace, c’est-à-dire dans le Land du Brandebourg (RFA). En dehors des Lusaces (et de Leipzig), la France est avec l’Inalco le seul endroit d’Europe occidentale offrant un enseignement de sorabe.

Il n'est pas question du moyen sorabe, mais on peut aisément comprendre que c'est une moyenne des deux (dans une phrase, un mot en haut sorabe doit obligatoirement être suivi d'un mot en bas sorabe, et ainsi de suite…)
C'est évidemment le fait de n'avoir pour but que d'enseigner le sorabe, qui plus est "moyen", qui m'incite à soupçonner une plaisanterie.
Je crois que tu soupçonnes bien. Mais une passion est une passion.😀
L'agrégation de Sorabe moyen ? 😜
@Titania91

Qu'entendez-vous par poste berceau ?

@Ammy

Je crois qu'il faut huit ans d'ancienneté pour l'agrégation interne, non ?

Je n'ai pas parlé d'agrégation concernant le sorabe 🙂)

Bien vu concernant le sorabe "moyen" 🙂 : il y a plusieurs sorabes centraux (les dialectes de Muskau, Rogow et Schleife entre autres) et aucun n'est enseigné nulle part, si ce n'est localement, par les grands-parents à ceux de leurs petits-enfants qui veulent bien les écouter, ce qui ne fait pas grand-monde. Cela dit, vantons-nous puisqu'on en est déjà "soupçonné" : je crois pouvoir ne pas me débrouiller trop mal dans ces dialectes.

Anne345, une erreur de logique et une erreur de pragmatique sur un forum de lettres, ça mérite une rectification détaillée.

Pragmatique :

Etant donné un interlocuteur − Laoshi − qui restreint son champ de vision à un domaine − la carrière d'un agrégé de langue dans l'enseignement secondaire − qui n'est pas celui sur lequel porte la question − la carrière d'un agrégé de grammaire dans l'enseignement supérieur via le secondaire − de son interlocuteur, celui-ci, s'il est poli, invite celui-là à élargir son champ de vision au domaine qui l'intéresse, lui ; visant le tout qu'il ne peut décrire, il en décrit des parties choisies pour leur différence nette par rapport au domaine où son interlocuteur s'est fourvoyé, pour leur originalité propre à attirer l'attention, et pour des considérations qui lui appartiennent, comme par exemple : ne pas vouloir exciter la jalousie d'un professeur adulé et influent en nommant des postes déjà occupés.

Logique :

Si je devais choisir entre un "ou" inclusif et un "ou" exclusif, je prendrais, au vu de ma conclusion pragmatique, l'inclusif. Cela dit, je n'ai logiquement pas moyen de décider.

Maintenant, si vous n'avez jamais vu de linguiste, allez au zoo : il n'est pas certain, après tout, que vous en trouviez dans nos grandes-écoles-dont-on-se-demande-pourquoi-on-les-paye-pour-celles-qu'on-paye-parce-que-les-autres-on-a-tendance-à-les-oublier.

Mais repassons aux choses sérieuses :

Oui, cela fait peu de temps que j'enseigne, comme contractuelle de droit public, et en ce sens il est un peu tôt pour me poser ces questions. Mais le fait que l'académie où j'enseigne n'a pas assez de professeurs de cette langue, qu'après un départ en retraite, mon établissement n'avait toujours pas de professeur à la rentrée, que la direction et les parents d'élèves n'auront probablement pas envie de changer dès l'an prochain à moins que je sois très mauvaise, que le rectorat, à qui la décision appartient, est au fait de telles considérations, et que la tendance de l'EN semble être à la stabilisation des contractuels (au détriment des jeunes titulaires), je pense pouvoir me projeter jusque dans deux ans sans trop de risques.

Et oui, il semble nécessaire, en France, d'avoir une agrégation de grammaire pour commencer une carrière universitaire de linguiste, à moins de n'avoir jamais fait de lettres classiques, ce qui n'est (malheureusement?!) pas mon cas.

Pour les langues que je pourrais enseigner, vu ce que ça a donné avec le sorabe, je préfère me taire.

Bien à vous,
Dombergziege