Bonjour, je suis élève de 1ère S et j'ai une question de corpus à faire sur l'objet d'étude théâtre et représentations.
Les textes sont la scène 1 acte III de Don Juan de Molière, la scène 1 de l'acte III de Jeu de l'amour et du hasard de Marivaux et finalement l'extrait de Les bonnes de Genet de la page 20 à 22 de "je vous hais" à "je ne peux pas t'achever!".
Les trois scènes présentent une confrontation entre les maîtres et les serviteurs, la première où le valet de Don Juan n'affronte pas directement son maître, la deuxième où Arlequin affronte directement utilisant l'ironie et la dernière où Solange et Claire font une scène de théâtre où elles affrontent leur maîtresse.
La question posée est: Comment les textes proposés expriment-ils les rapports entre maîtres et serviteurs?
J'ai déjà un peu de mal à comprendre la question, la notion de rapport et comment… J'ai proposé ce plan:
I- À travers des dialogues qui dévoilent une différence d’autorité entre le maître et le serviteur
Ici je parlerais du fait que dans les trois extraits les maîtres tutoient leurs serviteurs et les serviteurs les vouvoient
II- À travers différents comportements des serviteurs face à leurs maitres
Je mentionnerais ici les différents niveaux d'autorité de chaque maître sur leurs bonnes, valets en examinant les répliques et gestes des serviteurs. J'ai pu remarqué que Don juan est très autoritaire, Dorante (texte B) l'est moins, on pourrais dire qu'il est égal à son servant et la maîtresse est divisée en deux, l'une imaginaire (l'actrice de la pièce des bonnes) qui n'est pas du tout autoritaire et l'autre réelle qui l'est énormément car les bonnes se pressent l'une contre l'autres par peur de celle-ci.
III- À travers différents comportements des serviteurs face à une confrontation
Ici j'ai remarqué que le valet de Don juan atténue à chaque fois ces critiques en faisant un compliment à son maître, j'ai remarqué qu'Arlequin présente son projet de mariage directement à son maître, l'affrontant directement cherchant à aboutir dans un accord et que les bonnes elles affrontent dans l'imaginaire (violemment même) mais que dans la vraie vie elles ont peur de la confrontation.
Voilà… je ne sais pas si c'est correct.. s'il vous plait aidez moi 😞
PS: je suis désolé de ne pas mettre le corpus, je ne sais pas comment faire
La question posée est: Comment les textes proposés expriment-ils les rapports entre maîtres et serviteurs?
J'ai déjà un peu de mal à comprendre la question, la notion de rapport et comment.
Dom Juan, Le jeu de l'amour et du hasard, et plus près de nous
les bonnes sont sont des pièces caractéristiques présentant maîtres et serviteurs ou valets, comme l'on dit avant le XXe siècle
Les rapports du valet avec le maître, c'est la relation avec le maître, une relation de familiarité surtout du côté du maître qui sait que contre les hardiesses de son valet, il est tout puissant et peut lui donner du bâton si la conversation dérape.
Le valet peut servir de faire-valoir, de confident, de critique….
A partir du XVIIIe siècle, cette relationmet davantage en lumière la différence de classe sociale et la domination inique exercée par les maîtres sur les valets (cf. Figaro chez Beaumarchais)
Les textes que l'on te propose appartiennent à trois siècles différents.
A toi de voir quelles différences existent dans les relations entre les domestiques et leurs maîtres dans ces extraits.
Pour le plan, je n'ai pas les textes sous les yeux, mais j'imagine quelque chose comme :
I. Représentation des valets
II. Représentation des maîtres.
Cela peut paraître simplounet, mais se révéler efficace.
Bonjour ,je vous avais fait un long message qui s'est envolé!
Bon ,d'abord ,pas de panique ,vous avez de bonnes idées
I Le maître est celui qui joue le premier rôle et il a socialement tout pouvoir sur son (ses) serviteurs
-montrer tutoiement:voiement
-language brusque parfois utilisé ,sans détours
-ordres donnés par le maitre
Je mettrais II et III ensemble
Les relations /confrontations valets et maîtres
-comment malgré leur inferiorité sociale apparente ,les serviteurs existent
les flatteries du serviteur de Dom Juan (qui parvient ainsi à amadouer son maître)
le discours direct mais habilement mené (enjôleur) chez Marivaux
la force chez les deux servantes qui à travers "un jeu de rôle " arrivent à faire exister leur maîtresse
Déjà on s'aperçoit que celui qui donne des ordres peut être séduit ,et même exister (par la prouesse des servantes ) sans être là
en III, je montrerais l'étroit lien entre les maîtres et leurs serviteurs :
Les serviteurs ne peuvent exister et vivre sans un maître et sont leurs subordonnés sur un plan social.MAIS les serviteurs connaissent les points forts et faibles de leurs maîtres et sont capables d'en jouer ,de les mimer ,de se substituer à eux . Donc même si dans un premier temps ,les serviteurs sont là pour faire "les seconds rôles" ,ils peuvent de temps en temps les "mener par le bout du nez et être, eux aussi, tout à fait essentiels à l'action . D'ailleurs l'ordre est incarné par les maîtres et le désordre potentiel per les serviteurs (et c'est le désordre qui fait avancer l'intrigue ,on dit qu'il sont un pouvoir de catalyseurs) Ils servent leurs maîtres MAIS ,ils sont lucides sur qui ils servent et en jouent
En conclusion je dirais (on reprend le fil du plan) : oui les maitres sont ceux qui semblent avoir le pouvoir et sont au premier plan. Pourtant on voit que tout n'est pas noir ou blanc et que les serviteurs savent "manœuvrer " avec habilité leurs maître qu'ils connaissent bien (jusqu'à les faire exister alors qu'ils n'apparaissent pas )Si le maîtres ont besoin de leurs serviteurs ,ils en deviennent ainsi dépendants et cette dépendance à son revers: les serviteurs peuvent alors 'tirer les ficelles ' et jouer un rôle au delà d'un rôle de second plan ,parfois même un rôle essentiel qui fait bouger les lignes de l'intrigue.
Les maîtres usent de leur autorité sur leurs serviteurs et ces derniers usent de la connaissance qu'ils ont de leurs maîtres et par cette confrontation de points de vues ,les auteurs font évoluer l'intrigue.
Pour chaque paragraphe ,surtout mettez des exemples: des répliques ,des gestes, des déplacements dans l'espace
Si vous soulignez un trait de caractère de type "énervé" ,il y aura des redites dans le textes ,des formes d'insistance ,peut-être des balbutiements …par exemple
Faites vous relire car vous faites quelques fautes de français (petit conseil)
Quand vous avez ainsi des œuvres d'un corpus vous pouvez:
Chercher les ressemblances (en I) les différences (en II) ou ce à quoi l'on s'attend (comme ici) en I puis l'évolution des relations en II et éventuellement en III
Soignez bien votre introduction en délimitant les sujet et en annonçant (de façon esquissée, le plan) sans mettre I,II,III
Et rappelez vous que la conclusion est ce que lit votre correcteur en dernier ;reprenez tranquillement le fil de votre démonstration en "ouvrant " sur un sujet autre ou une question plus vaste : l'intrigue développée aurait-t-elle la même force sans ses "frictions" et ses complicités ,entre maîtres et serviteurs?
Bonne chance pour rédiger . Restez clair et aérer vos parties 🙂 Précisez à chaque fois de quelle œuvre vous parlez.
Bonjour,
merci beaucoup pour vos réponses!!
Mais j'ai du mal à prendre le plan que vous proposez, c'est-à-dire en séparant le maître en première partie puis le serviteur en deuxième partie. Je pense que puisque c'est sur le rapport, on pourrait les mettre ensemble plutôt que séparés. J'ai changé un peu mon plan ainsi:
I- Vouvoiement et tutoiement
II- À travers différents comportements des serviteurs les maîtres se montrent plus ou moins autoritaires
Là je continue avec le même principe
III- À travers une confrontation les textes nous dévoilent des rapports plus ou moins directs entre les maîtres et serviteurs
Ici, j'ai légèrement changé en disant que plus nous sommes proches de quelqu'un, plus nous parlons directement avec eux, révélons ce qu'on n'aime pas etc. Donc, à travers une confrontation, on peut observer si ces relations entre le maître et le serviteur ont une proximité apparente ou pas. On peut observer cela en observant si le serviteur critiquera directement, indirectement, plus ou moins le maître. Moins il sera direct, plus il sera distant de son supérieur.
C'est dans cette logique que j'observerai que Arlequin à un rapport de proximité, alors que Sganarelle (valet de Don Juan) a un rapport un peu plus éloigné car il critique indirectement et finalement que les bonnes ont un rapport très proche de leur maîtresse dans leur "monde imaginaire" mais quand elles retournent à la réalité elles sont plus éloigné de leur maîtresse que l'est Sganarelle.
Je ne sais toujours pas si c'est intéressant, ou même correct… s'il vous plait dites moi ce que vous en pensez…
Merci
Replacer les trois pièces dans leur époque et montrer l'évolution des relations maître/valet. (XVII/XVIII/XX)
Un couple qui est une convention au théâtre. Tandem qui montre les différences, la hiérarchie sociale et l'évolution des échanges voire des revendications.
De faire-valoir, en passant par l'habile débrouillard qui incarne le peuple, le valet va, au fil des siècles, montrer plus d'audace. Il a son franc parler et le maître le rabroue pour cela. De serviteur, il se fera critique puis ose revendiquer et ira, dans la pièce de Genet, jusqu'à haïr les maîtres.
Je pense que puisque c'est sur le rapport, on pourrait les mettre ensemble plutôt que séparés.
Sans doute.
Ce que je proposais paraissait effectivement un plan simpliste que tu n'es pas tenu d'adopter.
En revanche, tiens compte des remarques que j'ai faites précédemment, et fais en sorte que ta réponse ne soit pas désordonnée.
Je précise qu'une telle question n'est pas une dissertation et qu'elle n'est notée que sur 4 points à l'EAF.