Bonjour,
Il y'a 3 vers (surlignés en gras ci-dessous) qui m'interpellent et résistent à mon interprétation dans le poème liminaire des Poèmes Saturniens :
J'ai peur de passer à côté de quelque chose dans ces vers ou de prendre la mauvaise direction.
Bien à vous.
Il y'a 3 vers (surlignés en gras ci-dessous) qui m'interpellent et résistent à mon interprétation dans le poème liminaire des Poèmes Saturniens :
Les Sages d’autrefois, qui valaient bien ceux-ci,Est-ce que Verlaine pointe ici du doigt le rationalisme scientifique ? Mais comment l'associer au rire moqueur ? N'est-ce pas hors-sujet que de voir ici la figure tutélaire de Démocrite ? (dont le rire ferait écho à un certain scepticisme, puisque ce rire est provoqué, il me semble, par la vanité des actions humaines ?).
Crurent, et c’est un point encor mal éclairci,
Lire au ciel les bonheurs ainsi que les désastres,
Et que chaque âme était liée à l’un des astres.
(On a beaucoup raillé, sans penser que souvent
Le rire est ridicule autant que décevant,
Cette explication du mystère nocturne.)
Or ceux-là qui sont nés sous le signe SATURNE,
Fauve planète, chère aux nécromanciens,
Ont entre tous, d’après les grimoires anciens,
Bonne part de malheur et bonne part de bile.
L’Imagination, inquiète et débile,
Vient rendre nul en eux l’effort de la Raison.
Dans leurs veines, le sang, subtil comme un poison,
Brûlant comme une lave, et rare, coule et roule
En grésillant leur triste Idéal qui s’écroule.
Tels les Saturniens doivent souffrir et tels
Mourir, — en admettant que nous soyons mortels, —
Leur plan de vie étant dessiné ligne à ligne
Par la logique d’une Influence maligne
J'ai peur de passer à côté de quelque chose dans ces vers ou de prendre la mauvaise direction.
Bien à vous.



