Inventez un texte en prose qui constituera un éloge poétique et lyrique du monde moderne

Entraide scolaire

3 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonjour,

J'ai un devoir d'invention de français à rendre et le sujet est :
Inventez un texte en prose qui constituera un éloge poétique et lyrique du monde moderne (taille minimum 2 pages)
Le corpus est : "Les Pâques à New York", "La prose du transsibérien et de la petite Jeanne de France", "Le Panama ou les aventures de mes sept oncles" (B.Cendrars) et "Zone" de G.Apollinaire

Je pensez faire un paragraphe où je parle du passé (du monde moderne de nos grand-parents par exemple) et du futur où je me vois à 80 ans. Ou encore faire des paragraphes sur des objets précis du monde moderne actuel (ordinateur, automobile…). Mais c'est vague et j'ai du mal à construire mes paragraphes et à les faire s'enchainer.
Faire un éloge du monde moderne ça va mais le rendre poétique, c'est plus compliqué.
Pouvez vous m'aider ?

Merci d'avance de vos réponses
Ce travail arrive après l'étude de quels textes ?

L'éloge du Street art ?

Des idées dans ce petit livret :
https://www.lelivrescolaire.fr/files/pdf/FR3%20chap6.pdf

Connais-tu celui-ci de Sartre ?


J'aime New York. J'ai appris à l'aimer. Je me suis habitué à ses ensembles massifs, à ses grandes perspectives. Mes regards ne s'attardent plus sur les façades, en quête d'une maison qui, par impossible, ne serait pas identique aux autres maisons. Ils filent tout de suite à l'horizon chercher les buildings perdus dans la brume, qui ne sont plus rien que des volumes, plus rien que l'encadrement austère du ciel. Quand on sait regarder les deux rangées d'immeubles qui, comme des falaises, bordent une grande artère, on est récompensé : leur mission s'achève là-bas, au bout de l'avenue, en de simples lignes harmonieuses, un lambeau de ciel flotte entre elles.

New York ne se révèle qu'à une certaine hauteur, à une certaine distance, à une certaine vitesse : ce ne sont ni la hauteur, ni la distance, ni la vitesse du piéton. Cette ville ressemble étonnamment aux grandes plaines andalouses : monotone quand on la parcourt à pied, superbe et changeante quand on la traverse en voiture.

J'ai appris à aimer son ciel. Dans les villes d'Europe, où les toits sont bas, le ciel rampe au ras du sol et semble apprivoisé. Le ciel de New York est beau parce que les gratte- ciel le repoussent très loin au-dessus de nos têtes. Solitaire et pur comme une bête sauvage, il monte la garde et veille sur la cité. Et ce n'est pas seulement une protection locale : on sent qu'il s'étale au loin sur toute l'Amérique ; c'est le ciel du monde entier.

J'ai appris à aimer les avenues de Manhattan. Ce ne sont pas de graves petites promenades encloses entre des maisons : ce sont des routes nationales. Dès que vous mettez le pied sur l'une d'elles, vous comprenez qu'il faut qu'elle file jusqu'à Boston ou Chicago. Elle s'évanouit hors de la ville et l'œil peut presque la suivre dans la campagne. Un ciel sauvage au- dessus de grands rails parallèles : voilà ce qu'est New York, avant tout. Au cœur de la cité, vous êtes au cœur de la nature.

Il m'a fallu que je m'y habitue, mais, à présent que c'est chose faite, nulle part je ne me sens plus libre qu'au sein des foules new-yorkaises. Cette ville légère, éphémère, qui semble chaque matin, chaque soir, sous les rayons lumineux du soleil, la simple juxtaposition de parallélépipèdes rectangles, jamais n'opprime ni ne déprime. Ici, l'on peut connaître l'angoisse de la solitude, non celle de l'écrasement.

Jean-Paul SARTRE, Situation III,
Et celui-ci de Gustave Kahn ?
« La rue est ornée par sa parure immobile, façades, statues et par sa parure mobile, affiches, lumières, enseignes et styles particuliers des devantures de magasins. La parure mobile de la rue a reçu des artistes contemporains des soins et s’est renouvelée grâce à l’affiche et à la lumière. La parure immobile consistant en façades a été moins heureusement partagée et l’on peut conclure que les remaniements heureux de la plupart des façades nouvelles, ne touchent point tant au fond, soit à la disposition et aux grandes lignes décoratives, qu’aux détails, recherche d’harmonies dans les peintures des boiseries, harmonie dans les couleurs de matières de construction par l’emploi, sur la même façade, de la pierre, de la brique, du fer et l’harmonie des détails décoratifs, de l’encadrement des fenêtres ou des linteaux de la porte par la céramique »
Je ne connaissais pas ces textes mais merci, ça me donne l'idée de faire un paragraphe sur une ville moderne comme New York.
Nous n'avons pas parlé du Street art, nous avons seulement étudié quelques oeuvres de Blaise Cendrars comme "Les Pâques à New York".