Jacques Réda, L’orage

Entraide scolaire

5 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous et à toutes,
Tout d'abord merci de me lire. J'aurais besoin de votre aide pour m'aider à analyser le texte L'Orage, de Jacques Réda que voici :
"Vert et jaunes, le bel orage entre par la fenêtre,
Tandis que la pluie au-dehors crépite comme un feu
Dans les arbres qui dodelinent de la tête.
Et chaque branche bouge avec un mouvement d'adieu
Ou d'abandon complet à la nuit qui pénètre
Invincible sous le couvert d'une épaisse clarté.
Bientôt plus rien ne lui résiste ; elle passe outre
Aux dernières lueurs qui voudraient l'arrêter,
Et les absorbe dans sa masse où parfois une poutre
Enorme craque avec un pâle éclair déchiqueté.
Mais aussi la fraîcheur avec elle s'avance
Comme un souffle d'aube à la fin de ce jour étouffant
Et, du fond de l'orage au fond du sommeil, en silence,
Passe l'obscurité d'un pas léger d'enfant."
Ce poème est assez explicit en soit ; il décrit un soir comme il y en a beaucoup, orageux, et la nuit qui tombe. La métrique, particulière et réadaptée de ce sonnet est également intéressante. La nuit se présente comme quelque chose de lourd, qui absorbe dans sa masse, et dont rien ne lui résiste. Je voyais également la chose comme un orage lourd et chaud, que la nuit vient rafraîchir. Mais la fin me pose problème ; est-ce le poète qui s'endort et se sent comme enfant devant cet orage puissant ? Est-ce un enfant qui s'endort et passe de la contemplation de l'orage au sommeil profond ?
Merci de vos réponses !
Bonsoir,

C'est une métaphore qui qualifie la fraîcheur.
Après la chaleur du jour qui évoque la dure réalité survient la fraîcheur et l'obscurité, la légèreté du monde onirique dans lequel aime se perdre l'enfant.
Au déchaînement brutal des forces cosmiques succède la paix de la nature.
Bonsoir,
Tout d'abord merci Jean-Luc pour votre réponse. Pouvez-vous m'éclairer : dans lequel aime se perdre l'enfant ? Ce n'est donc pas le poète mais l'enfant depuis le début, et il n'est pas question ici d'assoupissement ? Pourtant, il va ''du fond de l'orage au fond du sommeil"…
Ou peut-être l'obscurité permet au poète de laisser voguer son esprit et s'endormir comme un enfant ?Et ainsi une réelle respiration de cette réalité étouffante, qu'il en redevient enfant, son esprit divague de manière légère, et s'approprie l'obscurité… Je ne suis pas sûre, peut-être pouvez-vous m'orienter ?

Merci d'avance!
En parallèle peut-être
Ayant eu l’intention de traiter des divers types d’intempéries, il m’a semblé que la pluie les résumait suffisamment. Pour le plaisir que j’en escompte, il est préférable en effet de ne pas circuler sous d’abondantes chutes de neige ou par grands froids. Je ne suis pas anachronique au point d’ignorer ce qu’on appelle le ski de fond, par exemple, mais je crois comprendre qu’il s’agit d’une distraction athlétique peu dans mes goûts. Et je ne saurais puiser que dans le trésor de mon expérience. Enhardi par la précocité fallacieuse de certains printemps, il m’est bien arrivé de me lancer à l’étourdie sur des routes ronflantes comme des meules à aiguiser la bise et d’y perdre l’équilibre dans des combes laquées par le verglas. C’est une situation désagréable quand la fierté s’en mêle et qu’on refuse d’abandonner. Mais je ne veux pas aller spontanément au devant d’une défaite rendue fatale par le climat. La seule perturbation atmosphérique qui légitime la fuite (et rien ne prouve, souvent au contraire, qu’elle soit une garantie de salut), c’est l’orage, à propos de quoi il faut se retenir de donner le moindre conseil, il n’en est pas d’indiscutables. Sous une apparence de logique qui le fait monter, éclater, passer, s’éloigner dans le meilleur des cas (parce qu’il n’est pas rare qu’il tourne en rond ou qu’il s’installe), l’orage réalise une somme de caprices trop imprévisibles pour qu’on se flatte de le conjurer. […]

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Merci de votre message, en effet peut-être y a-t-il une progression de l'orage qui s'installe lourdement avec le jour, de déchaîne avec la nuit (l'éclair déchiré ?) et se calme avec l'assoupissement du personnage. Pourriez-vous m'orienter davantage ?
Je vais également relever les éléments qui font appel aux sens. Merci !