Bonsoir !
Pour pouvoir répondre à deux autres questions en suspens, je me permets d'ouvrir un nouveau "topic". Je suis désolé si j'ébranle de nouveau des certitudes. Moi-même, avant d'ouvrir mes livres, je ne savais pas bien ce que j'allais trouver. Mais je savais où le trouver…
COMME PAR EXEMPLE
* Des compositeurs romantiques comme, par exemple, Beethoven et Brahms [le sont].
Il n’est pas, selon moi, pléonastique d’introduire une comparaison (comme) ET DE PRÉCISER QU’ELLE NE SERA QUE PARTIELLE (par exemple).
VOIRE MÊME
A l’origine, « voire » signifiait « vraiment » (du latin verus) ; ceci explique que le cumul ait pu se faire sans télescopage : « vraiment même ».
La locution est parfois considérée comme un pléonasme par les puristes ; elle a cependant en sa faveur son ancienneté (François de Sales, Guez de Balzac, Richelieu, Corneille, Bossuet) et l’approbation de l’Académie depuis 1835, ainsi que celle de Littré. Vaugelas ne la trouvait pas d’un excellent usage, mais ne la condamnait pas.
Pour des âges plus récents, GREVISSE cite Mérimée, Musset, Gauthier, Jouhandeau, Curtis et renvoie à Balzac, Sainte-Beuve, Goncourt, Loti, Barrès, Léautaud, Thérive, Hazard, Faguet et Maurois. Voilà bien des cautions bien solvables !
LE ROBERT DES DIFFICULTÉS :
1 la formule est très critiquée par les puristes, mais elle n’est pas incorrecte, seulement archaïsante, au sens de « et vraiment même » ;
2 il conseille de n’employer que « et même » ou « voire ».
THOMAS (Larousse) : correcte mais archaïque.
HANSE : rappelle le sens premier et l’accord de l’Académie.
* Ce remède est pénible, VOIRE MÊME pernicieux. (Académie)
Pour pouvoir répondre à deux autres questions en suspens, je me permets d'ouvrir un nouveau "topic". Je suis désolé si j'ébranle de nouveau des certitudes. Moi-même, avant d'ouvrir mes livres, je ne savais pas bien ce que j'allais trouver. Mais je savais où le trouver…
COMME PAR EXEMPLE
L’Office québécois écrit :Je prends la liberté de ne pas être d’accord : comme introduit UNE COMPARAISON, non un exemple ; l’argument ne suffit donc pas à condamner la formule.
« En effet, les conjonctions comme et ainsi INTRODUISENT UN EXEMPLE et signifient « par exemple » et la locution conjonctive par exemple s’emploie lorsqu’on veut expliquer, illustrer par un exemple ce qui vient d’être dit. Il y a donc redondance puisque chacune des conjonctions employées sert à introduire un exemple. » https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca//bdl/gabarit_bdl.asp?Al=1&id=2155
* Des compositeurs romantiques comme, par exemple, Beethoven et Brahms [le sont].
Il n’est pas, selon moi, pléonastique d’introduire une comparaison (comme) ET DE PRÉCISER QU’ELLE NE SERA QUE PARTIELLE (par exemple).
VOIRE MÊME
A l’origine, « voire » signifiait « vraiment » (du latin verus) ; ceci explique que le cumul ait pu se faire sans télescopage : « vraiment même ».
La locution est parfois considérée comme un pléonasme par les puristes ; elle a cependant en sa faveur son ancienneté (François de Sales, Guez de Balzac, Richelieu, Corneille, Bossuet) et l’approbation de l’Académie depuis 1835, ainsi que celle de Littré. Vaugelas ne la trouvait pas d’un excellent usage, mais ne la condamnait pas.
Pour des âges plus récents, GREVISSE cite Mérimée, Musset, Gauthier, Jouhandeau, Curtis et renvoie à Balzac, Sainte-Beuve, Goncourt, Loti, Barrès, Léautaud, Thérive, Hazard, Faguet et Maurois. Voilà bien des cautions bien solvables !
LE ROBERT DES DIFFICULTÉS :
1 la formule est très critiquée par les puristes, mais elle n’est pas incorrecte, seulement archaïsante, au sens de « et vraiment même » ;
2 il conseille de n’employer que « et même » ou « voire ».
THOMAS (Larousse) : correcte mais archaïque.
HANSE : rappelle le sens premier et l’accord de l’Académie.
* Ce remède est pénible, VOIRE MÊME pernicieux. (Académie)



